ablette (n. f.)

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Scientifique

  • Alburnus alburnus L.
  • Cyprinus alburnus

Autres noms

  • ablette commune (n. f.)
  • able argenté (n. m.)
  • aublatte
  • blanchet (n. m.)
  • gardon blanc (n. m.)
  • gobio (n. m.)
  • lorette (n. f.)
  • mirandelle (n. f.)
  • poisson blanc (n. m.)

Anglais

  • bleak
  • common bleak

Etymologie

lat. albulus, blanchâtre.

Définition

Poisson de la fam. des cyprinidés. Petit poisson osseux (15 cm) d'eau douce (rivières à faible courant) de couleur blanche avec des reflets bleus ou verts sur le dos.

Détails

L'ablette commune se nourrit d'insectes et de zooplancton à la surface puis est polyphage. On la rencontre en Europe, des Pyrénées jusqu'au Caucase. Elle est utilisée comme appât par les pêcheurs et autrefois des perles artificielles étaient extraites de ses écailles. En période de frai, la peau des mâles présente des tubercules. Poisson comestible par l'homme, commercialisé.

" Les écailles de ce joli poisson sont employées à fabriquer de fausses perles ; et l'art est parvenu à leur faire imiter les plus belles de l'Orient.
L'Able se plaît autant dans la mer Caspienne que dans les eaux douces de l'Europe. Elle vit dans plusieurs rivières de nos contrées. Elle est surtout fort commune dans le Gardon et dans ses affluents. Nos pêcheurs la connaissent très bien par son nom patois. Sa longueur est de 13 à 18 centimètres. " (Crespon J., 1844. Faune méridionale ou description de tous les animaux vertébrés vivants et fossiles, sauvages ou domestiques... du Midi de la France. Nîmes, Chez l'auteur éd., 2 vol., 2e vol., 360 p., p. 295)

" ABLE, s. m. ou ABLETTE, s. s. poisson de rivière de la longueur du doigt : il a les yeux grands pour sa grosseur, & de couleur rouge, le dos vert, & le ventre blanc ; sa tête est petite ; son corps est large & plat : on y voit deux lignes de chaque côté, dont l’une est au milieu du corps, depuis les ouïes jusques à la queue, & l’autre un peu plus bas ; elle commence à la nageoire qui est au-dessous des ouïes, & elle disparaît avant que d’arriver jusqu’à la queue. Ce poisson n’a point de fiel ; sa chair est fort mollasse : on le prend aisément à l’hameçon, parce qu’il est fort goulu. Rondelet. L’Ablette ressemble à un Éperlan : mais ses écailles sont plus argentées & plus brillantes.
On tire de l’Able la matière avec laquelle on colore les fausses perles.  C’est cette matière préparée que l’on appelle essence d’Orient. Pour la faire, on écaille le poisson à l’ordinaire, on met les écailles dans un bassin plein d’eau claire, & on les frotte comme si on voulait les broyer. Lorsque l’eau a pris une couleur argentée, on la transverse dans un verre, & ensuite on en verse de nouvelle sur les écailles, & on réitère la même opération tant que l’eau se colore : après dix ou douze heures, la matière qui colorait l’eau se dépose au fond du verre, l’eau devient claire ; alors on la verse par inclination jusqu’à ce qu’il ne reste plus dans le verre qu’une liqueur épaisse à peu près comme de l’huile, & d’une couleur approchante de celle des perles : c’est l’essence d’Orient. Les particules de matière qui viennent des écailles sont sensibles dans cette liqueur au moyen du microscope, ou même de la loupe. On y voit des lames, dont la plupart sont de figure rectangulaire, & ont quatre fois plus de longueur que de largeur : il y en a aussi dont les extrémités sont arrondies, & d’autres qui sont terminées en pointe ; mais toutes sont extrêmement minces ; toutes sont plates & brillantes. Cette matière vient de la surface intérieure de l’écaille où elle est rangée régulièrement & recouverte par des membranes ; de sorte que si on veut en enlever avec la pointe d’une épingle, on enlève en même temps tout ce qui vernit l’écaille, ou au moins la plus grande partie, parce qu’on arrache la membrane qui l’enveloppe. Cette matière brillante ne se trouve pas seulement sur les écailles du poisson, il est encore brillant après avoir été écaillé, parce qu’immédiatement au-dessous de la peau que touchent les écailles, il y a aussi une membrane qui recouvre des lames argentées.
La membrane qui enveloppe l’estomac & les intestins en est toute brillante. Cette matière est molle & souple dans les intestins, & elle a toute sa consistance & sa perfection sur les écailles. Ces observations, & plusieurs autres, ont fait conjecturer que la matière argentée se forme dans les intestins, qu’elle passe dans des vaisseaux pour arriver à la peau & aux écailles, & que les écailles sont composées de ces lames qui sont arrangées comme autant de petites briques, soit les unes contre les autres, soit les unes au-dessus des autres, ainsi qu’on peut le reconnaître à l’inspection de l’écaille. Si les écailles de l’Able se forment de cette façon, celles des autres poissons pourraient avoir aussi la même formation. M. de Réaumur, Mém. de l’Acad. Roy. des Sc. année 1716. V. Écaille, Poisson. (I) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • animal méditerranéen
  • zoologie

Classification française

  • poisson
  • ostéichthyen
  • cypriniforme
  • cyprinidé

Classification scientifique

  • Cyprinidae

Voir aussi

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [18/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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