diarthrose (n. f.)

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Autres noms

  • articulation mobile (n. f.)
  • articulation synoviale (n. f.)
  • déarticulation (n. f.)

Anglais

  • diarthrosis

Etymologie

gr. dia, au moyen de et arthron, articulation

Définition

Articulation mobile permettant des mouvements étendus.

Détails

" DIARTHROSE, s. f. terme d’Anatomie, Espèce d’articulation ou d’assemblage des os, un peu relâchée, & dans lesquelles les pièces articulées sont mobiles. Voyez Articulation. Ce mot vient de διὰ, par, & ἄρθρον, jointure, assemblage.
Elle est opposée à la synarthrose, dans laquelle l’articulation est si étroite qu’il n’y a point de mouvement. Voyez Synarthrose.
La diarthrose ou articulation mobile est ou manifeste avec grand mouvement, ou obscure avec petit mouvement : l’une & l’autre est encore de trois sortes : 1°. quand la tête de l’os est grosse & longue, & la cavité qui la reçoit profonde, on l’appelle énarthrose, comme celle de la cuisse avec la hanche : 2°. quand la tête de l’os est plate, & qu’elle est reçue dans une cavité superficielle, on l’appelle arthrodie, comme celle de la mâchoire avec l’os des tempes : 3°. quand deux os se reçoivent réciproquement & sont mobiles l’un dans l’autre, on l’appelle ginglyme, comme l’os du coude qui est reçu par celui du bras, en même temps que ce dernier est reçu dans celui du coude. Voyez Enarthrose, Ginglyme, &c.
Diarthrose synarthrodiale, que l’on appelle aussi amphiarthrose, est une espèce d’articulation neutre ou douteuse ; elle n’est pas tout-à-fait diarthrose, parce qu’elle n’a pas un mouvement manifeste ; ni tout-à-fait synarthrose, parce qu’elle n’est pas tout-à-fait immobile ; telle est l’articulation des côtes, des vertèbres. Voyez Vertèbre. (L) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

" ÉNARTHROSE, s. f. (Anat.) c’est une des trois espèces de diarthrose, c’est-à-dire d’articulation osseuse avec mouvement : les deux autres sont l’arthrodie & le ginglyme. L’énarthrose se fait, dit-on, lorsqu’une grosse tête d’os est reçue dans une cavité profonde, comme la tête du fémur dans la cavité des os innominés ; l’arthrodie a lieu lorsqu’une tête plate est reçue dans une cavité superficielle, comme la tête de l’os du bras dans la cavité glénoïde de l’omoplate ; le ginglyme consiste dans la réception mutuelle de deux os, comme est celle de l’humérus & du cubitus. Voici maintenant l’origine de ces mots grecs, & de tous ceux des articulations.
Les anciens considérant que les os du corps humain sont joints ensemble de diverses manières, les uns avec mouvement & les autres sans mouvement, ont inventé plusieurs termes pour spécifier la différence de ces assemblages ; cependant malgré les soins qu’ils se sont donnés, & l’obligation qu’on leur doit d’avoir ouvert cette carrière épineuse, ils ont fait de vains efforts pour accommoder à leurs termes toutes les articulations qui se présentent dans le corps de l’homme, outre que les termes qu’ils ont employés expriment quelquefois assez mal les choses auxquelles ils ont voulu les consacrer. Les modernes s’en étant aperçus, ont ajouté par supplément de nouvelles subdivisions aux anciennes ; mais loin d’éclaircir cette matière, ils l’ont rendue plus abstraite & plus inintelligible.
Ces réflexions ont engagé M. Lieutaud à abandonner l’ancienne méthode sur les noms des articulations, & à lui substituer une nouvelle théorie, qui nous paraît plus simple, plus naturelle que celle qu’on suit ordinairement, & qui du moins a l’avantage d’être proportionnée aux connaissances de ceux qui commencent. On trouvera dans son Anatomie l’exposition de sa méthode ; car il ne s’agit pas ici d’entrer dans ce détail : il nous suffira de remarquer avec cet auteur, que c’est parler improprement, de donner le nom de connexion à l’énarthrose, à l’arthrodie, & au ginglyme.
En effet, qu’on coupe dans un squelette frais les ligaments de l’articulation du fémur, comme le dit M. Lieutaud, on ne détruit point l’énarthrose ; cependant les os se séparent, & on ne saurait les rassembler, si on ne les attache par des liens artificiels : concluons que ce sont les ligaments dans le squelette frais, & le fil de laiton dans le sec, qui font la connexion du fémur avec les os innominés, & non pas l’énarthrose, qui ne sert tout au plus qu’à marquer le mouvement que doit avoir la partie, de même que l’arthrodie & le ginglyme. Article de M. le Chevalier de Jaucourt. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [15/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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