diaphragme (n. m.)

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Anglais

  • diaphragm

Etymologie

gr. phragma, clôture, cloison

Définition

- 1. Muscle large et mince séparant le thorax de l'abdomen. Il joue un grand rôle dans la respiration. Il est fixé par des piliers charnus sous les vertèbres lombaires et il s'attache en dedans de toutes des côtes postérieures. Sa contraction augmente le volume de la cage thoracique à l'inspiration et l'air pénètre dans les poumons.
- 2. Membrane de caoutchouc placée sur le col de l'utérus pour empêcher le passage des spermatozoïdes dans la contraception mécanique.

Détails

" DIAPHRAGME, s. m. (Anat.) il a la figure d’un cœur irrégulier ; il est aponévrotique dans son milieu ; du contour de ce cœur tendineux partent des fibres musculeuses qui vont se terminer aux côtes, avec les particularités suivantes :
le paquet qui part de la pointe va s’attacher au cartilage xiphoïde ; les paquets qui sont à côté de celui-là, ne se touchent pas ; ils laissent entre eux & ce paquet un intervalle vide de fibres musculeuses ; les fibres suivantes, c’est-à-dire tous les rayons musculeux, vont s’attacher aux côtes ; pour l’échancrure qui est à la base du cœur, plusieurs des bandes rayonnées qui en partent, se réunissent de chaque côté en une, & se terminent par une queue tendineuse ; on nomme ces deux bandes les piliers du diaphragme ; mais étant arrivés à trois doigts de leur origine, le pilier droit envoie un faisceau de fibres qui vont se réunir au pilier gauche, & de même le pilier gauche donne des fibres au pilier droit : ces deux piliers se croisent ainsi alternativement plusieurs fois, & après ces divers croisements, ils continuent leur route sur les vertèbres en forme de cône, & vont se réunir à des tendons qui sont d’une longueur inégale, & qui s’implantent sur les vertèbres.
Le diaphragme ressemble à une voûte coupée obliquement ; les parties latérales de cette voûte sont concaves ; elles se collent toujours aux ailes des poumons qu’elles suivent dans tous leurs mouvements ; leur concavité n’est point formée par les viscères de l’abdomen : comme il n’y a point d’air entre le poumon & le diaphragme, ils sont unis étroitement, & l’un est obligé de suivre l’autre dans tous ses mouvements. Si on en doute, on n’a qu’à percer le diaphragme, l’air qui entrera par cette ouverture affaissera d’abord cette cloison voûtée.
Les piliers ne paraissent pas aussi concaves que les poches latérales ; ils s’attachent en-haut au médiastin, de même qu’une portion assez large du centre nerveux : il n’est donc pas possible que la partie moyenne du diaphragme descende dans l’inspiration.
La partie supérieure des piliers se voûte, & ils reçoivent l’œsophage dans l’espace qu’ils laissent entreeux depuis leur origine jusqu’au croisement des fibres. Si de chaque côté les fibres des piliers descendaient en ligne droite, leur action n’eût rien produit sur l’œsophage, elles n’auraient pu le presser en se raccourcissant : deux lignes droites tirées par les extrémités ne pressent point ce qui est à leurs côtés : de plus, le haut des piliers est immobile ; il ne peut donc être tiré en-bas : par conséquent, si les fibres des piliers descendaient en ligne droite, ils n’auraient point d’action sur l’œsophage ; mais les fibres des piliers se croisent à leur naissance, ensuite elles se croisent par une direction contraire au-dessous de l’œsophage : ce tuyau est donc entre les fibres qui l’étranglent, pour ainsi dire : le croisement des fibres donne donc à l’œsophage une espèce de sphincter.
Il fallait que la partie moyenne du diaphragme fût fixe ; la position du cœur demandait un soutien qui ne fût pas exposé à des secousses continuelles ; aussi ces attaches au médiastin affermissent-elles le centre nerveux : il n’y a donc que les parties latérales postérieures qui soient en mouvement ; ce sont les voûtes formées par les parties latérales, qui s’aplatissent & se courbent alternativement : le fond de ces deux voûtes descend, quand les fibres musculeuses sont en contraction ; il monte quand les ailes du poumon l’entraînent : l’air ne pouvant s’insinuer entre le poumon & le diaphragme, les colle toujours de telle manière qu’il n’y a point d’espace entre ce muscle & la base du poumon.
Les poches ou les voûtes latérales du diaphragme sont deux des principaux instruments de la respiration ; mais voyons si le diaphragme est d’une nécessité absolue dans l’inspiration... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • anatomie
  • reproduction

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [24/10/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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