dérivation (n. f.)

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Définition

-1. Utilisation de médicament qui provoque une lésion superficielle facile à guérir qui prend le pas sur celle que l'on veut combattre. La révulsion, l'abcès de fixation, la cautérisation, le séton étaient employés autrefois.
- 2. La dérivation de la douleur consiste à soumette un animal au tord-nez ou aux morailles ; il sent la douleur due à cet instrument et ne sent pas celle que lui cause l'intervention pratiquée

Détails

" Dérivation, terme de Médecine, par lequel on exprime le cours des humeurs qui sont détournées d’une partie vers une autre, où elles se portent en plus grande abondance, respectivement à l’état naturel ; en sorte que celle-ci en soit plus chargée, à proportion de ce que celle-là n’en reçoit point : ainsi la dérivation est opposée à la révulsion. Voyez Révulsion.
L’un & l’autre terme sont employés particulièrement pour donner l’idée des effets de la saignée, au moyen de laquelle le sang se portant par les lois d’Hydraulique observées dans la machine humaine, vers l’endroit où il y a moins de résistance, est dérivé des autres parties voisines, & des rameaux mêmes, vers le tronc du vaisseau ouvert. Il s’est fait une grande révolution dans la doctrine de la dérivation & de la révulsion, à l’égard des saignées, surtout depuis qu’a paru le célèbre traité du cœur de M. Senac. Voyez Saignée.
On appelle aussi dérivation, le mouvement des humeurs qui se portent vers une partie relâchée par le bain, les fomentations, dans celles qui sont moins pressées que les voisines ; par l’effet des ventouses, par la succion, qui diminuent le poids de l’atmosphère, &c.
On emploie encore ce terme de dérivation, pour désigner l’effet de certaines évacuations, comme celles qui se font par la voie des selles, des sueurs, des urines, qui, à proportion qu’elles sont plus augmentées, diminuent davantage toutes les autres, parce que la matière de celles-ci se porte vers les couloirs de celles-là ; ainsi les purgatifs servent souvent à détourner l’humeur qui se porte trop abondamment vers les reins, comme dans l’inflammation de ce viscère, dans le diabète. Les humeurs étant attirées vers les intestins, y sont dérivées des voies des urines, &c.
Les cautères, les sétons, servent aussi à faciliter la dérivation des humeurs vers une partie moins essentielle, en les attirant par la résistance diminuée, & en détournant ainsi les fluxions de certaines parties qu’il est plus important de conserver saines. Voyez Cautère, Diabète, Fluxion, &c. (d) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [15/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32135 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15586 photos ou dessins.