datte (n. f.)

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Autre nom

  • dactyle (anc.)

Anglais

  • date

Définition

Fruit charnu comestible du palmier dattier, fréquent dans les oasis. Il est consommé par l'homme (frais ou sec) et par les animaux.

Détails

La datte comprend un péricarpe fin, un mésocarpe charnu et sucré, un endocarpe membraneux et un noyau allongé et sillonné, qui est la graine lignifiée.
La datte est très nutritive, très énergétique (env. 2 280 kcal/kg MS pour les rebuts de dattes).
Les pédicelles, les noyaux de dattes, les  palmes sèches, les déchets de la pâte de dattes, les rebuts de dattes et les dattes incomestibles sont valorisés dans l’alimentation de bétail.
Exemple : deglet nour ("doigt de lumière", car la chair mure est translucide).

'' Les dattes représentent la principale production du dattier et elles sont, sans nul doute, ce qui justifie l’intérêt porté à cette espèce par les populations. La datte est un aliment de grande valeur énergétique…  ''  (Cirad/Gret/MAE, 2002. Mémento de l'Agronome. Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Etrangères (+ 2 cdroms), 1 692 p., page 986).

" Dactyle est aussi le fruit du palmier ; on l’appelle plus communément datte (G)...
DATTE, s. f. (Botan.) Fruit du palmier-dattier... Les dattes qu’on devrait écrire dactes, & qu’on appelle en latin dactyli, sont des fruits cylindriques, communément de la grosseur du pouce, de la longueur du doigt, de la figure d’un gland, revêtus d’une pellicule mince de différente couleur, d’ordinaire roussâtre, dont la pulpe ou la chair, bonne à manger, est grasse, ferme, d’un goût vineux, doux ; elle environne un gros noyau cylindrique, dur, & creusé d’un sillon dans sa longueur.
Lorsque les dattes sont mûres, on en distingue trois classes, selon leurs trois degrés de maturité. La première est de celles qui sont prêtes à mûrir, ou qui sont mûres à leur extrémité ; la seconde contient celles qui sont à moitié mûres ; la troisième renferme celles qui sont entièrement mûres.
On cueille ces trois classes en même temps, de peur qu’elles ne se meurtrissent en tombant d’elles-mêmes : on ne peut pas différer de cueillir celles qui sont entièrement mûres ; à l’égard de celles qui approchent de leur maturité, elles tomberaient en peu de jours, si on n’avait soin d’en faire la récolte en même temps. Les paysans montent donc au haut des palmiers, cueillent avec la main les dattes qui sont parvenues à l’un de ces trois degrés de maturité, & ils laissent seulement sur l’arbre celles qui sont encore vertes, pour les cueillir une autre fois. Quelques-uns secouent les grappes, & font tomber les dattes dans un filet qui est au-dessous ; cette manière s’observe pour les palmiers qui sont les moins hauts. On fait la récolte des dattes à automne en deux ou trois reprises, jusqu’à ce qu’on les ait toutes cueillies, ce qui prend deux à trois mois.
On fait trois classes de ces fruits selon le degré de leur maturité, & on les expose au soleil sur des nattes de feuilles de palmier, pour achever de les sécher. De cette manière elles deviennent d’abord molles, & se changent en pulpe : bientôt après elles s’épaississent de plus en plus, jusqu’à ce qu’elles ne soient plus sujettes à se pourrir. Leur humidité abondante se dissipe, sans quoi on ne pourrait les conserver facilement, au contraire elles se moisiraient & deviendraient aigres.
Dès que les dattes sont sèches, on les met au pressoir pour en tirer le suc mielleux, & on les renferme dans des outres de peaux de chèvre, de veau, de mouton, ou dans de longs paniers faits de feuilles de palmiers sauvages en forme de sacs. Ces sortes de dattes servent de nourriture au peuple, ou bien après en avoir tiré le suc, on les arrose encore avec ce même suc avant que de les renfermer ; ou enfin on ne les presse point, & on les renferme dans des cruches avec une grande quantité de sirop ; ce sont celles-là qui tiennent lieu de nourriture commune aux riches.
Tous ces différents fruits s’appellent par les Arabes tamar, par les Médecins latins caryotæ, & par les Grecs δάκτυλοι, φονικο-βάλανοι, mots qui signifient simplement dattes. On les distingue par ces expressions, des dattes qui sont sèches & ridées, que l’on apporte de Syrie & d’Egypte en Europe. Celles-ci ont été séchées sur l’arbre même, ou cueillies lorsqu’elles étaient prêtes à mûrir, & ensuite percées, enfilées & suspendues pour les faire sécher.
Après avoir fait la récolte de ces dattes, & les avoir séchées de la manière que nous venons de le dire, on en tire par l’expression un sirop gras & doux, qui tient lieu de beurre, & qui sert de sauce & d’assaisonnement dans les nourritures...
Les dattes fournissent aux habitants des pays chauds, soit sans apprêt, soit par les différentes manières de les confire, une nourriture salutaire & très variée. Les anciens, selon le témoignage de Strabon, jetaient de l’eau sur les dattes pour en tirer du vin, ce que l’on pratique encore dans la Natolie [l'Anatolie], rarement à la vérité & en cachette, parce que cela est sévèrement défendu par la religion de Mahomet... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • alimentation
  • botanique

Voir aussi

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [18/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32140 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15729 photos ou dessins.