épreintes (n. f.)

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Anglais

  • straining to defecate

Définition

- 1. Fientes de la loutre.
- 2. épreintes au pluriel (straining to defecate) : Efforts de défécation lors du ténesme.

Détails

" ÉPREINTES, (Médec.) douleurs vives au rectum, à la vessie ou à la matrice, & qui font faire des efforts comme pour pousser au-dehors la cause irritante, quelle qu’elle soit. On restreint vulgairement le terme d’épreintes à une maladie du fondement, qui cause de fréquentes & inutiles envies d’aller à la selle. Voyez Ténesme.
La dysenterie & les hémorroïdes causent des épreintes, dont la continuation produit assez ordinairement le renversement de la membrane interne du rectum... Ceux qui ont la pierre dans la vessie, sont sujets aux épreintes du rectum, par la communication qu’il y a entre ces parties, par le moyen des nerfs & des vaisseaux.
La vessie a aussi des épreintes dans la plupart de ses maladies, & dans celles des parties qui l’avoisinent. L’envie fréquente d’uriner, dans laquelle les malades rendent l’urine en petite quantité & avec grande douleur, a été appelée ténesme de la vessie, & plus communément strangurie. Voyez ce mot. Cette maladie peut avoir pour cause occasionnelle les embarras du canal de l’urèthre. Voy. Carnosité. Une vessie racornie, des parois de laquelle il exsude une humeur muqueuse susceptible de devenir âcre, est sujette aux épreintes. Lorsque la capacité de la vessie est diminuée, les envies d’uriner doivent être fréquentes, parce qu’une petite quantité d’urine fait une impression sensible sur les parois de cet organe. Une boisson adoucissante & fort abondante, relâche & distend la vessie ; mais il faut avoir soin que la sécrétion de l’urine, qui est augmentée, trouve une issue libre ; & l’usage de la sonde placée dans la vessie, est un moyen sans lequel les malades ne se détermineraient pas à boire plus copieusement, parce qu’ils ont la fâcheuse expérience qu’ils souffrent d’autant plus, qu’ils urinent plus fréquemment : aussi la plupart craignent-ils de boire. Les injections qu’on fait dans la vessie, délayent & entraînent les matières qui y croupissaient, & concourent efficacement avec la boisson, à modifier la cavité de ce viscère dans les cas susdits, & dans celui d’ulcération.
Les vaisseaux variqueux à l’orifice de la vessie, sont susceptibles de gonflement, de phlogose & d’inflammation ; de-là des épreintes, ou ce sentiment douloureux qui excite continuellement à faire des efforts pour uriner, la vessie même étant vide. Quoiqu’on reçoive dans ce cas du soulagement de la sonde laissée dans la vessie, il n’est pas nécessaire d’y avoir recours, l’usage des bougies est suffisant, il faut les augmenter de volume par degré ; & comme elles ne doivent agir qu’en comprimant les vaisseaux, elles doivent être très adoucissantes...
Quand la chute de la matrice est compliquée d’inflammation, il survient difficulté & fréquence d’uriner : ce sont des épreintes symptomatiques, la réduction de la matrice les fait cesser... (Y)
Epreintes : c’est ainsi qu’on nomme les fientes des loutres. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • pathologie
  • zoologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32131 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15546 photos ou dessins.