entorse (n. f.)

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Anglais

  • sprain

Définition

Lésion douloureuse et subite d'une articulation due à une distension ou une rupture de ligaments articulaires, mais sans déplacement permanent des os.

Détails

Exemples :
- l'entorse coxo-fémorale ou allonge entraîne la "boiterie de la hanche" ;
- l'entorse scapulo-humérale ou écart entraîne la "boiterie de l'épaule" ;
- l'entorse du jarret ;
- l'entorse du boulet ou ménarchure ;
- l'entorse de la couronne.

" ENTORSE, s. f. terme de Chirurgie, mouvement dans lequel une articulation est forcée, sans que les os souffrent de déplacement sensible. Les mouvements des articulations ne peuvent être portés au-delà des bornes naturelles, sans que les ligaments destinés à borner ces mouvements ne soient forcément allongés ou rompus. Ces extensions violentes & les ruptures plus ou moins considérables des tendons & même des muscles occasionnent plus ou moins d’accidents, parmi lesquels la douleur & le gonflement se manifestent d’abord. Les entorses du pied sont les plus communes ; elles sont la suite des faux pas. Les douleurs sont très vives, & l’inflammation proportionnée à la sensibilité des parties affectées & à l’effort qu’elles ont souffert. La rupture des ligaments & des capsules articulaires occasionne assez souvent l’épanchement de la synovie, dont l’altération peut ulcérer les parties, carier les os, & produire des maladies très longues, souvent incurables, & même mortelles.
Pour prévenir ces fâcheux accidents, il faut, s’il est possible, dans l’instant que l’entorse est arrivée, plonger la partie dans un seau d’eau très froide. Ce répercussif empêche l’épanchement de la synovie, prévient l’inflammation, & apaise la douleur...
Entorse, (Manège, Maréchall.) maladie commune à l’homme & au cheval, & qui quelquefois est si rebelle dans l’un & dans l’autre, qu’elle est en quelque façon l’opprobre de ceux à qui le traitement en est confié. On entend par le terme d’entorse tout mouvement dans lequel l’articulation est forcée, sans cependant que les os souffrent de déplacement sensible.
Quoiqu’elle soit infiniment moins dangereuse que la luxation, elle peut être accompagnée d’accidents très graves. Les plus fâcheuses sont celles des parties qui ont un grand nombre de ligaments capables de s’opposer au déplacement, d’autant plus que ces ligaments doivent avoir beaucoup souffert, & qu’il a fallu un grand effort pour vaincre leur résistance. Ajoutons que non seulement elles sont d’autant plus funestes que les articles sont munis de ligaments plus multipliés ; mais que les suites en sont terribles, si ces articulations sont encore recouvertes de plusieurs tendons, qui, de même que leur gaîne, ne peuvent être violemment distendus qu’il ne survienne de vives douleurs & une inflammation proportionnée à la sensibilité des parties affectées. La synovie, cette humeur dont l’usage est de lubréfier & de faciliter le mouvement, s’amassant ensuite dans ces gaînes, augmente beaucoup les douleurs, tant par la distension & l’écartement de ces mêmes gaînes, que par la compression des tendons.
Les symptômes de l’entorse sont la claudication, l’action de traîner la partie souffrante, la chaleur, la dureté & le gonflement causés par l’inflammation de toutes les parties distendues, & surtout conséquemment à l’amas de la synovie qui, rompant aussi quelquefois les gaînes, s’épanche dans tout le voisinage de l’article, & forme même des tumeurs dans lesquelles on trouve une fluctuation sensible... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32134 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15570 photos ou dessins.