cotonnier (n. m.)

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Scientifique

  • Gossypium hirsutum

Anglais

  • cotton-plant

Définition

Fam. des malvacées. H. max. 2 m. Arbuste aux feuilles palmées. Les fleurs sont blanches, parfois jaunes, roses ou rouges, puis les blanches virent au rose. Des capsules contiennent des graines entourées de fibre de coton.

Détails

Le coton graine est la graine munie de ses soies. Des égreneuses séparent la graine de coton de la fibre utilisée dans l'industrie textile (fils puis étoffes de coton).
Les graines de coton sont oléoprotéagineuses. On en tire une huile et un tourteau.
L'huile de coton, jaune paille après raffinage, ne contient presque pas de cholestérol.
Les graines et le tourteau de coton sont utilisés comme aliment du bétail et peuvent contenir du gossypol. Le coton glandless, obtenu par sélection, a peu de gossypol.

'' Le ''cotonnier'' produit une fibre, le coton (ou ''lint''), qui est une cellule très allongée du tégument de sa graine, recouverte de cellulose. Cette fibre est utilisable en filature puis en tissage dans l’industrie textile. En pharmacie, elle sert à la confection de l’ouate hydrophile. Le tégument de la graine peut porter également des poils très courts (dénommés duvet ou ''linter'') qui ne sont pas séparés de la graine au moment de l’opération de transformation du coton-graine (égrenage). Ces fibres courtes, qui doivent être récupérées par un procédé supplémentaire (délintage mécanique), servent de matière première à l’industrie chimique de la cellulose (vernis, celluloïd, nitro-cellulose, etc.). L’amande de la graine est riche en huile et en protéines : après élimination du gossypol, composé toxique, les graines fournissent une huile alimentaire de très bonne qualité. Les tourteaux sont généralement utilisés dans l’alimentation des ruminants. ''  (Cirad/Gret/MAE, ''Mémento de l'Agronome'', 1 692 p., page 1160, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Etrangères (+ 2 cdroms)).

" COTONNIER, s. m. xilon, (Hist. nat. bot.) Voy. à l’article Coton, la description de ce genre de plante, & différentes observations, tant sur les arbres de ce nom, que sur la laine qu’ils donnent.
On dit que la tige de celui qu’on cultive à Malte & plusieurs endroits du Levant, & qui est désigné dans les auteurs de Botanique par xilon herbaceum, J. B. ou cotonnier commun, s’élève environ à trois ou quatre pieds ; qu’elle est droite, velue, ligneuse, & presque toujours branchue ; ses feuilles alternes & semblables, au haut de la plante, à celles du petit érable, moins fermes, plus velues & plus blanchâtres ; au bas, arrondies & échancrées en quelques endroits ; ses fleurs, placées aux extrémités des branches, de la grandeur & de la figure de celles de la mauve ordinaire, jaunes sur les bords & purpurines au fond, & que son pistil devient, quand la fleur est passée, un fruit gros comme une petite noix, & divisé en plusieurs cellules pleines d’une filasse blanche qu’on appelle coton, attachée à plusieurs graines. Ce cotonnier est annuel.
Le xilon arboreum ou cotonnier arbre, est commun aux Indes & n’est point annuel ; il a la tige haute de plusieurs pieds ; les branches longues, ligneuses, couvertes de feuilles alternes, & peu différentes de celles du ricin, excepté par la couleur & la consistance ; la fleur jaune & de l’étendue de celle de la mauve appelée rose d’outre-mer ; le fruit plus gros que celui du cotonnier précédent, & le coton & la graine tout-à-fait pareils à son coton & à sa graine.
On peut diviser ce dernier en trois espèces, qu’on distingue par la finesse de la laine & la disposition des graines dans la gousse...
On cultive aux Antilles une quatrième espèce de cotonnier, plus petite que les précédentes, quoique leur ressemblant à-peu-près par sa tige & ses feuilles ; le coton en est très-fin & d’une belle couleur de chamois ; on l’appelle coton de Siam...
Le coton de Fromager se tire d’une gousse de la grosseur d’un bon œuf, & cette gousse est produite sur un des plus gros & des plus grands arbres que la Nature ait fait croître aux Antilles. Ce coton est d’une extrême finesse ; il est doux comme la soie ; la couleur en est brune, tirant sur celle de l’olive ; il se pelote facilement : les parties qui le composent sont si courtes, qu’il ne peut être filé ; il est presqu’aussi combustible que l’amadou. Les nègres & les chasseurs l’emploient au même usage que l’amadou ; pour cet effet ils le portent dans de petites calebasses. On prétend qu’on en pourrait fabriquer de beaux chapeaux. Les habitants ne le mettent qu’en oreillers & en coussins.
Coton de Mahot ; il est beaucoup plus fin que les précédents ; sa couleur est tannée ; la soie est moins luisante ; rien n’est plus doux au toucher ; mais étant aussi court que celui de Fromager, il est impossible de le filer. L’arbre qui le produit croît le long des rivières ; la fleur en est grosse, jaune, en cloche, & découpée ; la gousse qui lui succède est longue d’un pied, ronde, de 15 à 14 lignes de diamètre, cannelée, un peu veloutée, & s’ouvrant d’elle-même quand elle est mûre, en sorte que le coton qui s’échappe d’entre les cannelures recouvre la gousse en entier... Article de M. le Romain " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • agropastoralisme
  • alimentation
  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale
  • plante textile
  • plante toxique

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32080 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15378 photos ou dessins.