côtes 1 (n. f.)

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Anglais

  • costa
  • rib

Définition

- 1. Os longs et courbes formant la cage thoracique. Le cheval a 18 paires de côtes, 8 côtes sternales (true rib) s'appuient sur le sternum et 10 côtes asternales (false rib) sont progressivement plus courtes et sont à la base de l'hypochondre, en avant du flanc. Les côtes sont articulées avec la colonne vertébrale afin de faire varier la contenance de la cage thoracique.

- 2. Morceau de viande de boucherie situé entre l'aloyau et le paleron. 
- 3. Région de l'extérieur correspondante.

Détails

Exemples :
- côtes asternales, fausses côtes (costae spuriae ; false rib),
- côtes flottantes,
- côtes sternales, vraies côtes (costae verae ; true rib),
- train de côte (best ribs).

Fig. Deux côtes de cheval, la 5e sternale ou vraie côte (vue interne) et la 1re asternale ou fausse côte (vue externe).

" Mammifères ... Les côtes sont en nombre égal à celui des vertèbres dorsales. Toutes s'articulent avec ces os par leur extrémité supérieure; mais les premières seules (vraies côtes) se fixent inférieurement au sternum ; les suivantes (fausses côtes) restent libres ou s'unissent à l'extrémité sternale des vraies côtes.
" (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1073)

" CÔTE, s. f. (Anat.) Long os courbé, placé sur les côtés du thorax dans une direction oblique, tendant obliquement en en-bas par rapport à l’épine.
Ces segments osseux tiennent aux vertèbres du dos, & forment les parties latérales du thorax. Il y en a ordinairement douze de chaque côté, qui sont articulées par derrière avec les corps des douze vertèbres du dos, & qui par-devant se joignent la plupart avec le sternum par des cartilages, tant immédiatement que médiatement. Elles sont toutes convexes en dehors, concaves en-dedans, & lissées de ce côté par l’action des parties internes, qui par cette raison peuvent les heurter sans danger.
Elles sont en partie osseuses & en partie cartilagineuses ; ces cartilages sont presque tous de la même figure que les côtes mêmes, mais ils ne sont pas tous de la même grandeur ; ils deviennent quelquefois si durs, qu’on ne peut plus les séparer avec le scalpel.
Les côtes se divisent en vraies & en fausses ; les vraies sont les sept supérieures ; on leur donne le nom de vraies, parce qu’elles décrivent un demi-cercle plus parfait que les autres, & en se joignant postérieurement au corps des vertèbres, elles s’unissent par-devant, par le moyen de leurs cartilages, immédiatement au sternum, avec lequel elles ont une ferme articulation. Les cinq côtes inférieures s’appellent fausses, parce qu’elles n’atteignent pas le sternum par leurs cartilages ; mais la première s’attache seulement par son cartilage à celui de la septième des vraies, sans laisser aucun espace entre deux, & quelquefois aussi par des espaces. Les côtes qui suivent s’attachent les unes aux autres, à l’exception de la dernière qui est libre.
La figure des côtes est demi-circulaire, & les supérieures sont plus courbées que les inférieures ; aussi ne sont-elles pas de la même longueur ni de la même largeur. La première est plus courte, plus aplatie, & plus large que les autres, & les moyennes ont plus de longueur que les supérieures & les inférieures ; mais la dernière est la plus courte de toutes.
On considère aux côtes deux sortes de parties, leur corps & leurs extrémités. Le corps de la côte est ce qui en fait la portion moyenne & la principale ; elles sont plus grosses à leur partie supérieure qu’à l’inférieure, excepté la première qui est fort plate ; & c’est par-là que l’on peut d’abord connaître, parmi un grand nombre de côtes, quelles sont les droites ou les gauches.
Les côtes sont articulées avec les vertèbres de telle manière, qu’elles vont en descendant obliquement de derrière en-devant, faisant des angles aigus avec les vertèbres ; ensuite elles montent obliquement de bas en haut, & se joignant par le moyen de leurs cartilages au sternum, elles forment des arcs. Mais ici l’articulation des côtes est plus serrée que celle qui se fait avec les vertèbres du dos, à cause que le sternum se meut avec les côtes, au lieu que les vertèbres n’obéissent pas à leurs mouvements.
Les côtes servent 1°. à la fermeté de la poitrine, & à former sa cavité ; en sorte que la dilatation de cette partie contribue à fournir aux parties supérieures du bas-ventre un espace commode pour se placer. 2°. Elles servent d’appui à quelques parties voisines, & aux muscles de la respiration. 3°. Elles servent de défense aux viscères contenus dans la cavité de la poitrine... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • anatomie
  • viande

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [22/10/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32201 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15846 photos ou dessins.