chapon (n. m.)

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Scientifique

  • capus (lat.)

Autre nom

  • coq vierge

Anglais

  • capon

Etymologie

lat. caponis

Définition

Jeune coq castré et engraissé pour être consommé.

Détails

La crête et les barbillons sont atrophiés. Il se bat rarement, et sans énergie. Les chapons du Mans sont renommés. Dérivé : chaponnage = castration d'un jeune coq (caponization).

" L'engraissement est facilité par la castration, qu'on fait subir aux Coqs vers l'âge de quatre mois : on obtient ainsi des Chapons. Quant aux Poulardes, ce sont de jeunes Poules vierges, n'ayant pas encore pondu, qu'on engraisse sans aucune opération préalable. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1054)

" CHAPON, s. m. (Œconom. rust.) Poulet mâle à qui on a ôté les testicules. Cette méthode d’avoir des volailles grasses et délicates est très ancienne : il est parlé dans le Deuteronome de poulets chaponnés par le frottement, par le feu, ou par l’extraction totale ou partielle des testicules. On pratiqua la même opération à Rome sur les poules ; on les engraissait délicatement, et il y en eut qui pesaient jusqu’à seize livres. Il fut défendu de châtrer les poules ; et ce fut pour éluder cette loi qu’on chaponna de jeunes coqs...
On chaponne les poulets à trois mois, au mois de juin, temps où il ne fait ni trop chaud ni trop froid... Les chapons sont excellents à six et huit mois.
On en tire un service singulier : on les emploie à conduire et élever les poussins, quand on ne veut pas laisser perdre de temps aux poules...
Chapon, (Diete, Mat mad.) La chair de chapon, soit bouillie soit rôtie, est très nourrissante, & de facile digestion ; c’est pourquoi elle est très-convenable aux convalescents auxquels on commence à accorder un peu d’aliments solides. On prépare aussi avec le chapon, pour le même usage, des consommés qui conviennent non seulement dans les cas de convalescence, mais encore dans les maladies chroniques, où l’on est obligé de soutenir le malade par des aliments qui contiennent beaucoup de parties nutritives sous une petite masse, et qui peuvent être digérés sans réveiller que le moins qu’il est possible l’action de l’estomac, comme dans les ulcères internes, surtout ceux du poumon... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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