bivalves (n. m.)

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Scientifique

  • Bivalvia

Autres noms

  • Acéphales
  • lamellibranches
  • pélécypodes

Etymologie

lat. lamella, lamelle ; gr. pélécy-, hache : pied fouisseur en forme de hache

Définition

Classe de l'embranchement des mollusques. La coquille comporte 2 parties articulées entre elles comme des valves, généralement symétriques, parfois inégales, unies par une charnière avec des dents qui s'engrènent, l'intérieur souvent recouvert d'une couche de nacre. Des muscles adducteurs sont insérés à l'intérieur. Ils laissent des impressions musculaires sur la coquille. Des ligaments élastiques assurent l'ouverture des valves. Des fibres musculaires insérées sur une ligne parallèle au bord des valves, l'impression palléale, commande les mouvements du manteau. Cette impression palléale est continue (intégripalléaux) ou échancrée par un sinus palléal (sinupalléaux). Ils sont tous aquatiques, pouvant atteindre le poids de 200 kg. Le pied est aplati latéralement, ni tête individualisée, ni radula, ni tentacules. Le mouvement de l'eau, permettant la nutrition et la respiration, est produit par des cils vibratiles qui revêtent les branchies. Exemples : moules, huîtres. On distinguait 3 ordres : monomyaires, hétéromyaires = anisomyaires et homomyaires = isomyaires

Détails

On distingue :
- Anomalodesmata, bivalves édentés,
- Heteroconchia, hétéroconques,
- Palaeoheterodonta, paléohétéroconques,
- Protobranchia, protobranches,
- Pteriomorphia, ptériomorphes.

" Classe LAMELLIBRANCHES. Mollusques sans tête distincte et sans dents ; coquille bivalve, à valves latérales ; branchies lamellaires.
Les Lamellibranches (lamella, lamelle ; branchiae, branchies), encore appelés Acéphales (a privatif ; céphalon, tête) ou Bivalves, ont le corps symétrique, comprimé d'un côté à l'autre. Le manteau, qui naît à la face dorsale, se divise en deux lobes, l'un droit, l'autre gauche. Ces deux lobes palléaux enveloppent le corps tout entier et sécrètent chacun une des valves de la coquille. Celles-ci sont réunies entre elles par une charnière, comprenant des dents qui s'enclavent réciproquement et un ligament élastique dont l'action tend à ouvrir la coquille quand les muscles adducteurs ne se contractent pas : au contraire de ce qui s'observe chez les Brachiopodes, l'ouverture de la coquille est donc passive. Les deux valves peuvent être sensiblement égales entre elles, et la coquille est dite alors équivalve (Moule), ou bien elles diffèrent d'une façon bien accusée, et on la dit inéquivalve (Huître) ; ce dernier cas tient en général à ce que l'animal est fixé : comme il se repose d'ordinaire sur le côté, la valve qui se trouve être inférieure devient plus bombée. La coquille est encore qualifiée d'équilatérale quand les bords antérieur ou buccal et postérieur ou anal sont égaux, et d'inéquilatérale dans le cas contraire. La surface externe de cette coquille peut offrir des reliefs variés ; la surface interne, lisse et nacrée, ne montre que des impressions musculaires peu marquées servant à l'insertion des muscles adducteurs, et une ligne répondant au bord du manteau (impression palléale) ; quand il existe un siphon puissant, cette ligne décrit souvent un angle rentrant (sinus palléal). Les muscles adducteurs sont au nombre de deux ; mais, chez les inéquivalves, l'adducteur antérieur s'atrophie de bonne heure et disparaît, tandis que le postérieur s'avance vers le milieu de la coquille.
La locomotion s'effectue quelquefois (Pecten, Lima) par le simple jeu des valves, qui battent l'eau. Le plus souvent, elle est déterminée par le pied, qui peut être organisé pour ramper (Anodonta) et qui s'atrophie chez les animaux sédentaires (Ostrea). Assez souvent (Pecten, Mytilus), le pied contient une glande spéciale, qui sécrète une matière analogue à la soie, se solidifiant au contact de l'eau : il se forme ainsi un paquet de filaments adhésifs, appelé byssus, au moyen duquel l'animal se fixe et même se déplace. Enfin, le jeu des siphons aide quelquefois à l'action du pied (Solen).
Les trois groupes de ganglions nerveux sont pairs. On peut rencontrer divers organes sensoriels : 1° des vésicules auditives (otocystes) paires, situées au-dessous de l'œsophage ; 2° des yeux distribués sur les bords du manteau et quelquefois à l'extrémité des tubes du siphon ; 3° des organes olfactifs ciliés situés entre l'anus et l'extrémité postérieure du pied ; 4° des organes du tact, représentés par les palpes labiaux, par des papilles ou tubercules situés sur les bords du manteau, etc.
La bouche s'ouvre en arrière du muscle adducteur antérieur ; elle est entourée par deux paires de palpes labiaux, membraneux et couverts de cils vibratiles qui servent a attirer les particules alimentaires. Un court œsophage conduit dans un estomac renflé, souvent pourvu d'un long cœcum contenant une sorte de baguette transparente, le style cristallin. L'intestin décrit de nombreuses circonvolutions entre les lobes de la glande digestive et traverse ordinairement le cœur avant de se terminer à l'anus, qui est situé en arrière du muscle adducteur postérieur et sur le trajet du courant d'eau expiratoire...
Les embryons des Lamellibranches sont remarquables par la présence, à leur extrémité céphalique, d'un voile ou disque circulaire, dont les bords sont garnis de cils vibratiles : c'est un organe de natation, d'où dériveront plus tard les palpes labiaux. Le tégument se soulève sur la face dorsale pour constituer le manteau. Quant au pied, il apparaît sous la forme d'une saillie médiane de la face ventrale, en arrière de la bouche.
Les Mollusques de cette classe vivent pour la plupart dans la mer. Leur chair est souvent tendre et délicate. Ils ont laissé une quantité énorme de coquilles dans les couches géologiques. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 904-6)

Section

  • zoologie

Classification scientifique

  • Mollusca

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [01/10/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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