batraciens (n. m.)

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Scientifique

  • Batrachia

Etymologie

gr. batrachos grenouille

Définition

Classe de vertébrés, taxon d'amphibiens (Amphibia) opposé aux gymnophiones. Dans la classification phylogénique, taxon de tétrapodes lissamphibiens opposé aux gymnophiones. Ils ont 2 paires de membres aptes à la marche. Les embryons sont sans membranes annexes (anamniotes). Beaucoup vivent tantôt sur terre, tantôt dans l'eau d'où leur nom. Leurs larves (têtards), pourvues de branchies, respirent l'oxygène dissous dans l'eau et sont exclusivement aquatiques. Plusieurs changements ou métamorphoses. La peau n'est pas cornée, avec des glandes cutanées la maintenant humide, permettant la respiration. Le stapes (columelle) et l'operculum sont inclus dans l'oreille interne. Le conduit nasolacrymal aboutit au sac nasal ouvert par une narine externe et dans la cavité buccale par une narine interne ou choane. Les bâtonnets de la rétine ont un pigment vert.

Détails

On distingue 2 ordres :
- urodèles (Caudata : tritons, salamandres),
- anoures (Anura : sonneurs, pelobate, crapauds, grenouilles, rainette). Les gymnophiones (Gymnophiona = batraciens apodes) sont maintenant un taxon à part.

" Classe BATRACIENS. Vertébrés digités à sang froid ; peau nue ou rarement écailleuse ; deux condyles occipitaux ; circulation double incomplète ; respiration branchiale transitoire ou persistante, et respiration pulmonaire à l'état adulte. Ovipares ou ovovivipares ; embryons dépourvus d'amnios et d'allantoide. Métamorphoses.
Les Batraciens (batrachos, grenouille) ou Amphibiens, autrefois réunis aux Reptiles sous le nom de Reptiles nus, en furent séparés par de Blainville. Leur conformation générale est très variable : la plupart ont le corps trapu et sans queue ; quelques-uns ont une forme allongée et un long appendice caudal. Les membres, souvent bien développés, peuvent se montrer rudimentaires ou même disparaître, soit en totalité, soit en partie.
La peau est le plus souvent nue, lisse ou visqueuse ; quelquefois cependant elle est revêtue d'écailles rudimentaires analogues à celles des Poissons (Cœcilia), ou elle présente quelques plaques osseuses dermiques (Ceratophrys). Les couches superficielles du derme contiennent de nombreux chromoblastes, dont le jeu peut produire de curieux changements de coloration (Hyla).
Elle renferme de nombreuses glandes formées aux dépens de
l'épiderme, et logées dans l'épaisseur du derme, qu'elles ont refoulé. Les glandes ont en général la forme d'un utricule plus ou moins volumineux, tapissé de cellules glandulaires dont la base repose sur une couche musculaire, et s'ouvrant à l'extérieur par un canal très étroit. D'après P. Schultze et Phisalix. il en existe deux formes que Calmels regardait comme des stades différents de l'évolution d'un seul et même type. Les unes, très nombreuses, sont répandues sur toute la surface de la peau et possèdent un revêtement épithélial uniforme, aplati ou cubique : ce sont des glandes muqueuses. Les autres, à répartition fixe, dont le fond montre de gigantesques cellules granuleuses, sont des glandes spécifiques ; on les rencontre spécialement à la face dorsale du corps et des membres : elles forment notamment deux groupes importants, désignés sous le nom impropre de parotides, sur la nuque de quelques Urodèles et d'un grand nombre d'Anoures.
Le produit de sécrétion de ces dernières glandes est un liquide laiteux et visqueux, constituant un véritable venin qui vient exsuder à la surface de la peau par suite de la contraction volontaire ou réflexe des muscles cutanés. Cf venin. ...
Quoique beaucoup de Batraciens s'accouplent, la fécondation est le plus souvent extérieure. Les œufs sont nombreux et en général agglutinés par une matière albumineuse : c'est ce qu'on appelle le frai. Quelques espèces seulement s'occupent de leur progéniture (Crapaud accoucheur, Pipa, etc.).
Le développement embryonnaire débute par une segmentation totale et inégale. L'embryon est toujours dépourvu d'amnios et d'allantoïde. Au moment de l'éclosion, le jeune animal diffère beaucoup de ses parents; il doit presque toujours subir une métamorphose complexe pour arriver à l'état adulte. — La larve (têtard), qui vit toujours dans l'eau, possède comme les Poissons une queue comprimée latéralement; elle est dépourvue de membres et respire par des branchies. Elle se transforme peu à peu : chez les Anoures, par exemple, les membres se développent successivement et la queue se réduit jusqu'à disparaître, tandis que la respiration pulmonaire remplace la respiration branchiale. Dans les autres groupes, la queue est conservée; mais les branchies ne persistent à l'état adulte que chez les Pérennibranches.
Les Batraciens le plus complètement adaptés à la vie terrestre vivent cependant au voisinage de l'eau, dans les endroits ombragés et humides. Ils se nourrissent surtout d'Insectes et de Vers, sauf à l'état larvaire, où ils recherchent de préférence les substances végétales. — Quelques-uns sont remarquables par leur faculté de rédintégration.
Ces animaux se montrent à l'état fossile à partir surtout de l'époque tertiaire ; les gigantesques Labyrinthodontes ou Stégocéphales seuls remontent aux formations triasique, permienne et carbonifère. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 976-981)

Section

  • zoologie

Classification française

  • vertébrés
  • téléostomiens
  • sarcoptérygiens
  • tétrapodes

Classification scientifique

  • Tetrapoda
  • Amphibia

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [03/12/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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