Mercure

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  • Mercury

Définition

Un des principaux dieux des anciens (Hermès en Grèce, Mercure à Rome, Egypte), remplissant de nombreuses fonctions, dont messager des autres dieux, dieu du commerce, des mathématiques, etc.,  représenté ailé et avec un caducée.
Voir HERMES.

Détails

" Mercure, (Mythol.)... C’est celui de tous les dieux, à qui la Fable donne le plus de fonctions ; il en avait de jour, il en avait de nuit. Ministre & messager de toutes les divinités de l’Olympe, particulièrement de Jupiter son père ; il les servait avec un zèle infatigable, quelquefois même dans leurs intrigues amoureuses ou autres emplois peu honnêtes. Comme leur plénipotentiaire, il se trouvait dans tous les traités de paix & d’alliance. Il était encore chargé du soin de conduire & de ramener les ombres dans les enfers. Ici, c’est lui qui transporte Castor & Pollux à Pallene. Là, il accompagne le char de Pluton qui vient d’enlever Proserpine. C’est encore lui qui assiste au jugement de Paris, au sujet de la dispute sur la beauté, qui éclata entre les trois déesses. Enfin, on sait tout ce que Lucien lui fait dire de plaisanteries sur la multitude de ses fonctions.
Il était le dieu des voyageurs, des marchands, & même des filous, à ce que dit le même Lucien, qui a rassemblé dans un de ses dialogues, plusieurs traits de filouteries de ce dieu...
Mercure, en qualité de négociateur des dieux & des hommes, porte le caducée, symbole de paix. Il a des ailes sur son pétase, & quelquefois à ses pieds, assez souvent sur son caducée, pour marquer la légèreté de sa course. On le représente en jeune homme, beau de visage, d’une taille dégagée, tantôt nu, tantôt avec un manteau sur les épaules, mais qui le couvre peu. Il est rare de le voir assis ; ses différents emplois au ciel, sur la terre, & dans les enfers, le tenaient toujours dans l’action. C’est pour cela que quelques figures le peignent avec la moitié du visage claire, & l’autre moitié noire & sombre.
La vigilance que tant de fonctions demandaient, fait qu’on lui donnait un coq pour symbole, & quelquefois un bélier ; parce qu’il est, selon Pausanias, le dieu des bergers. Comme il était la divinité tutélaire des marchands, on lui met à ce titre une bourse à la main, avec un rameau d’olivier, qui marque, dit-on, la paix, toujours nécessaire au commerce. Aussi les négociants de Rome célébraient une fête en l’honneur de ce dieu le 15 de mai, auquel jour on lui avait dédié un grand temple dans le grand cirque, l’an de Rome 675. Ils sacrifiaient au dieu une truie pleine, & s’arrosaient de l’eau de la fontaine nommée aqua Mercurii, priant Mercure de leur être favorable dans leur trafic, & de leur pardonner, dit Ovide, les petites supercheries qu’ils y feraient. C’est pourquoi son culte était très grand dans les lieux de commerce, comme, par exemple, dans l’île de Crète...
Les Mythologistes font Mercure père de plusieurs enfants ; ils lui donnent Daphnis qu’il enleva dans le ciel, le second Cupidon qu’il eut de Vénus, Æthalide de la nymphe Eupolemie, Linus d’Uranie, & finalement Autolycus de Khioné. Mais le nom de ce dieu est véritablement d’origine égyptienne. Les anciens historiens nous parlent de Mercure II. égyptien, comme d’un des plus grands hommes de l’antiquité. Il fut surnommé trismegiste, c’est-à-dire, trois fois grand. Il était l’âme des conseils d’Osiris & de son gouvernement. Il s’appliqua à faire fleurir les arts & le commerce dans toute l’Égypte. Il acquit de profondes connaissances dans les Mathématiques, & surtout dans la Géométrie ; & apprit aux Égyptiens la manière de mesurer leurs terres dont les limites étaient souvent dérangées par les accroissements du Nil, afin que chacun pût reconnaître la portion qui lui appartenait. Il inventa les premiers caractères des lettres ; & régla, dit Diodore, jusqu’à l’harmonie des mots & des phrases. Il institua plusieurs pratiques touchant les sacrifices & les autres parties du culte des dieux. Des ministres sacrés portaient ses livres dans une procession solennelle, qui se faisait encore du temps de Clément d’Alexandrie. Ils se sont tous perdus ; & nous apprenons de Jamblique qu’il était difficile de démêler les véritables ouvrages de Mercure trismegiste parmi ceux que les savants d’Égypte avaient publiés sous son nom...  " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • mythologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2021, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [21/01/2021]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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