férule commune (n. f.)

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Scientifique

  • Ferula communis

Autre nom

  • grande férule (n. f.)

Anglais

  • giant fennel
  • leaved giant

Définition

Fam. des apiacées (Apiaceae, ombellifères). H. max. 3 m. Grande plante vivace. La tige épaisse, est creuse. Les grandes feuilles de la base sont  finement découpées, à odeur de céleri. Les fleurs en ombelles sont serrées et jaunes (03-07). Les fruits sont ovales, aplatis et ailés. Plante méditerranéenne.

Détails

Plante toxique pour des ruminants. Elle peut entraîner (ovins, bovins, porcins) un syndrome hémorragique (férulénol).
"Les bovins et les porcins sont touchés en Corse par exemple, essentiellement sur les jeunes pousses de férule en sortie d'hiver - début du printemps. La concentration en coumariniques est très variable selon les stations de croissance." (Gault Gilbert, communication personnelle, 21 janv. 2012).

" FÉRULE, ferula, s. f. (Hist. nat. bot.) genre de plante à fleurs en rose, disposées en ombelle & composées de plusieurs pétales, rangées en rond & soutenues par un calice, qui devient dans la suite un fruit, dans lequel il y a deux semences fort grandes de forme ovoïde, aplaties & minces, qui quittent souvent leur enveloppe. Ajoutez aux caractères de ce genre, que les feuilles de la férule sont à-peu-près semblables à celles du fenouil & du persil. Tournefort, Inst. rei herb.

Férule, (Jard.) La férule vient dans les pays chauds, en Languedoc, en Provence, en Italie, en Sicile, en Espagne, en Grèce, en Afrique, à Tanger, &c. On la cultive dans les jardins de quelques curieux. On en compte quatorze à quinze espèces, parmi lesquelles il faut distinguer les férules de France ou d’Italie, de celles de la Grèce ; & la férule de Grèce, de celle d’Afrique.

La férule ordinaire se nomme ferula ; offic. ferula major, seu fæmina Plini, Boerh. alt. 64. C. B. P. 148. Tourn. Inst. 321. Ses racines sont longues, un peu branchues, vivaces ; elle pousse des tiges moelleuses, légères, hautes de sept à huit pieds, garnies de leur bas de feuilles fort grandes, branchues, découpées en une infinité de lanières. Ses feuilles embrassent la tige par leur queue, qui est creusée en forme de gouttière : elles sont d’un vert foncé & plombé. L’extrémité de la tige est garnie de branches, qui sont soutenues par de petites feuilles coupées en quelques lanières. Ses branches portent des ombelles de fleurs, composées chacune de cinq petits pétales jaunâtres, soutenus par un fruit qui contient deux semences aplaties, longues d’un demi-pouce sur quatre lignes de largeur.
C’est des tiges de cette espèce de férule qui vient en Italie, en France, en Espagne, sur les côtes de la Méditerranée, dont Martial parlait quand il a dit qu’elle était le sceptre des pédagogues, à cause qu’ils s’en servaient à châtier les écoliers, ferulæque tristes sceptra padagogorum cessent, lib. X. epigram. & c’est de-là que le mot de férule est demeuré à l’instrument, soit de bois, soit de cuir, dont on use encore aujourd’hui dans les collèges. C’est encore de-là, suivant les apparences, que férule, en termes de Liturgie, signifiait dans l’église orientale un lieu séparé de l’église, dans lequel s’assemblaient les pénitents du second ordre, & où ils se tenaient en pénitence : Ibi stabant sub ferula ecclesiæ.
Comme le bois de la férule est très léger, & néanmoins assez ferme, les auteurs racontent que les vieillards s’en servaient ordinairement en guise de canne. On l’attribuait à Pluton, apparemment, dit Tristan (comment. hist. tom. I. pp. 46 & 47. où l’on trouvera plusieurs remarques sur la férule, en partie bonnes, en partie mauvaises), pour conduire les morts ; ou parce que Pluton était représenté sous la figure d’un vieillard ; ou plutôt, selon mon idée, parce qu’il était le roi des enfers, car la férule était, comme nous le dirons tout-à-l’heure, la marque du commandement...
On cultive cette espèce de férule assez communément dans les jardins ; elle y vient fort bien : plantée dans un bon terroir, elle s’élève à plus de douze pieds de haut, & se partage en plusieurs branches qui s’étendent beaucoup ; de sorte que si on la met trop près d’autres plantes, elle les suffoque & les détruit. Elle meurt l’automne dans le bas, & pousse cependant au printemps suivant. Elle fleurit en Juin, & ses graines sont mûres en Septembre... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • botanique
  • plante méditerranéenne
  • plante toxique

Classification française

  • apiacées (ombellifères)

Voir aussi

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [08/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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