zinc (n. m.)

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Autre nom

  • Zn

Anglais

  • zinc

Etymologie

all. zink, zinc

Définition

- 1. Elément métallique de numéro atomique Z = 30 et de masse atomique A = 65,39. Métal blanc bleuâtre, de numéro atomique 30, pouvant être poli. A l'humidité, il se couvre d'une pellicule d'hydrocarbonate. Le blanc de zinc ou oxyde de zinc ZnO est une poudre blanche utilisée en peinture et dans l'industrie du verre.
- 2. Oligo-élément important, constitutif des êtres vivants.
Chez les plantes, il est inclus dans de nombreux enzymes et joue un rôle protecteur pour les enzymes de croissance. Les pâturages sont très pauvres en zinc.
Chez les animaux, il est cofacteur pour plus de 200 métallo-enzymes : phosphatase alcaline (ostéogenèse), ADN et ARN polymérase (biosynthèse des protéines), anhydrase carbonique (acidose du rein), etc. Son métabolisme est lié à celui des vitamines A et B5. Il n'est pas stocké dans l'organisme.

Détails

- 3. carence chez les plantes : Diminution de taille, feuilles en rosette et malformations.
- 4. carence chez les animaux : Il intervient dans des dermatoses : pelade chez l'homme, parakératose chez le porc. Ce serait un facteur prédisposant à la dermatophilose des ruminants. Chez l'agneau, les troubles de parakératose peuvent s'accompagner de troubles de croissance et de mortalité.
- 5. pharmacie :
- l'eau de Dalibour contient du sulfate de zinc et du sulfate de cuivre ;
- le chlorure de zinc, coagulant,
- l'oxyde de zinc, pur ou en pommades, sert à l'extérieur de topique isolant,
- le peroxyde de zinc, antiseptique,
- le sulfate de zinc, antiseptique, astringent.

" Le zinc métallique est nouvellement introduit dans l'industrie, mais depuis longtemps on se servait de l'un de ses minerais pour convertir le cuivre rouge en laiton, et en effet c'est toujours avec de la calamine que l'on a fabriqué le cuivre jaune.
Aujourd'hui non seulement on continue à employer la pierre calaminaire pour ce même usage, mais le zinc proprement dit a pris rang parmi les métaux usuels; on le coule, on le moule, on le tourne , on le lamine à chaud , et l'on parvient même à le tirer à la filière.
Ce métal particulier, d'un gris bleuâtre, ressemble à l'étain terni ; il est plus dur que lui, puisque l'épingle se rebrousse à sa surface sans y entrer. Son poids est de 500 livres environ le pied cube.
Le zinc est plus facile à fondre que le cuivre, et plus difficile que le plomb ; aussitôt qu'il est fondu, il dégage une fumée blanche, et si l'on pousse le feu assez longtemps pour l'enflammer, il brûle avec une lumière éblouissante et en laissant échapper une foule de petits duvets blancs qui sont la fleur ou l'oxyde de zinc. En continuant le feu , il se consume tout entier.
On fabrique le zinc avec la pierre calaminaire et avec la blende, qui sont deux minerais contenant ce métal en plus ou moins fortes doses.
Les principales mines de calamine (oxyde de zinc) sont situées dans les duchés de Juliers et de Limbourg. Quant à la blende (sulfure de zinc), elle se trouve dans la plupart des mines de plomb... " (Brard C.P., 1826. Minéralogie populaire ou avis aux cultivateurs et aux artisans... Paris,  Libraire Louis Colas, 32 rue Daupine ed., 1 vol., 102 p., p. 52-53)

" ZINC, s. m. (Hist. nat. Minéralog. Chimie & Metallurgie.) en latin zincum, speauter, marcasita aurea, spelter, cadmia metallica, &c.
C’est un demi-métal qui, à l’extérieur, est un peu plus blanc que le plomb, quand ce métal a été quelque temps exposé à l’air ; mais à l’intérieur il est rempli de facettes bleuâtres. Il a de la ténacité & souffre les coups de marteau jusqu’à un certain point, ce qui fait qu’on ne peut point le pulvériser. Il entre promptement en fusion & avant que de rougir, après quoi il s’allume, & fait une flamme d’un beau vert clair, ce qui prouve qu’il est très-chargé de parties inflammables ; par la déflagration il se réduit en une substance légère & volatile, que l’on nomme fleurs de zinc. Mais le caractère qui le distingue, c’est surtout la propriété qu’il a de jaunir le cuivre.
Ce n’est que depuis peu d’années que l’on connaît la nature du zinc ; rien de plus inexact que ce que les anciens auteurs en ont écrit. Le célèbre Henckel a lui-même méconnu cette substance, il l’a regardée comme un avorton minéral. D’autres ont regardé le zinc comme une composition, & ont été jusqu’à donner des procédés pour le faire, Becher dit que c’est une substance minérale, qui tient le milieu entre l’antimoine, la marcassite & la cadmie. M. Lemery confond le zinc avec le bismuth ; d’autres ont dit que c’était une espèce d’étain. Actuellement on est convaincu que le zinc est un demi-métal, qui a des propriétés qui lui sont particulières, qui a des mines qui lui sont propres.
Il n’existe point dans la nature de zinc natif, c’est-à-dire, tout pur, & sous la forme métallique qui lui est propre ; c’est toujours par l’art qu’on le tire des mines qui le contiennent, & alors même ce n’est point par la fusion, c’est par la sublimation qu’on l’en retire.
La principale mine du zinc, & qui contient plus abondamment ce demi-métal, est la calamine ; c’est au zinc qu’elle renferme qu’est due la propriété de jaunir le cuivre, & de faire ce qu’on appelle le laiton, ou le cuivre jaune... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • agriculture
  • agropastoralisme
  • alimentation
  • biochimie
  • chimie
  • minéral
  • pathologie
  • pharmacie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [21/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 31951 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 13964 photos ou dessins.