vertèbre (n. f.)

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Anglais

  • vertebra
  • vertebrae au plur.

Etymologie

lat. vertebra, de vertere, tourner

Définition

Un des os de la colonne vertébrale des vertébrés qui permet les mouvements du tronc.

Détails

Chaque vertèbre est constituée par un corps (centrum) et une arche dorsale (neural arch) qui a 2 pédicules et 2 lames (apophyses transverses). Le trou vertébral dont l'ensemble forme le canal vertébral loge la moelle épinière et les méninges.

" Une vertèbre-type comprend  : 1° une pièce centrale, le corps de la vertèbre, encore nommé cycléal on centrum ; 2° un arc dorsal, dont l'existence est constante, et qui reçoit le nom de neural (neuron, nerf) parce qu'il entoure la moelle épinière : 3' un arc ventral, moins constant, destiné à abriter les viscères, et appelé hémal (héma, sang) en raison de la protection qu'il fournit au système vasculaire. — Le centrum est parfois concave à ses deux extrémités : les vertèbres sont alors appelées biconcaves ou amphicœliques (amphi, des deux côtés ; coelos, creux) lorsqu'il existe une cavité en avant et une convexité en arrière, elles sont procœliques (pro, en avant) ; enfin, on les dit opisthocœliques (opisthon, en arrière) dans le cas contraire. Les corps sont souvent unis entre eux par des pièces élastiques appelées fibro-cartilages intervertébraux. — L'arc neural a pour bases deux lames auxquelles, d'après la nomenclature d'Owen, on donne le nom de neurapophyses ; l'espace qu'elles laissent entre elles pour loger la moelle s'appelle le canal neural, et le long conduit formé par ces canaux élémentaires porte le nom de canal rachidien. L'arc neural est d'ailleurs complété en dessus par une pièce impaire dite apophyse épineuse ou neurépine. Souvent même il se complique par le développement d'autres prolongements ou apophyses, telles que les apophyses articulaires ou zygapophyses, qui servent à l'articulation des vertèbres entre elles, et les apophyses transverses antérieures et postérieures (parapophyses et diapophyses). — L'arc hémal, moins constant que le neural, est comme lui constitué par deux lames, les hémapophyses, destinées en général à abriter les viscères et, dans tous les cas, protégeant les parties essentielles du système vasculaire. On distingue trois formes parmi ces hémapophyses : 1° les côtes de la région caudale des Poissons Ganoïdes et Sélaciens, qui se fixent au centrum et se réunissent à leur partie inférieure pour former un canal caudal prolongeant La cavité du corps ; 2° les os en V qui, chez les animaux à queue bien développée, donnent lieu aussi à une sorte de canal caudal ; 3° les côtes de la plupart des Poissons et des autres Vertébrés, qui sont tantôt fixées au corps de la vertèbre, tantôt articulées avec des apophyses transverses. Le nombre et la situation de ces côtes sont très variables. Ajoutons que divers auteurs regardent la partie vertébrale des côtes thoraciques comme une pleurapophyse, l'hémapophyse étant représentée par leur pièce sternale. La pièce impaire qui complète parfois l'arc hémal reçoit le nom d'hémépine ; le sternum, qui se montre déjà chez les Amphibiens, a pour base un ensemble d'hémépines. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 935-936)

" VERTEBRE, s. f. (Anatom.) pièce osseuse dont plusieurs sont articulés de suite le long de l’épine, & forment la composition de la troisième partie du squelette de l’homme. L’épine est ordinairement composée de vingt-quatre vertèbres, pièces mobiles appuyées sur l’os sacrum. Il y a sept vertèbres pour le col, nommées cervicales, douze pour le dos, cinq pour les lombes.
Elles sont de substance spongieuse, recouvertes d’une petite lame compacte, avec un cartilage épais entre le corps de chaque vertèbre ; un grand trou se trouve au milieu de chacune pour le passage de la moelle : elles ont quatre échancrures, en sorte que les vertèbres étant appliquées les unes sur les autres, ces échancrures forment des trous par où s’échappent latéralement vingt-quatre paires de nerfs.
On remarque dans chaque vertèbre son corps & ses apophyses : les apophyses postérieures sont nommées épineuses, & les latérales transverses ; celles qui sont dessus & dessous des latérales, sont appelées obliques ; ces dernières servent à articuler les vertèbres les unes avec les autres. Le corps des vertèbres a une face supérieure & une inférieure ; les faces des apophyses obliques sont couvertes de cartilage.
Les pièces osseuses de l’épine se divisent en vraies & fausses vertèbres. Les vraies vertèbres sont, comme nous l’avons dit, les vingt-quatre os supérieurs de l’épine sur lesquels roulent la plupart des mouvements du tronc de nos corps : les fausses vertèbres composent l’os sacrum.
Le corps des vertèbres est épais, spongieux ; sa partie antérieure est convexe en devant, concave par-derrière, horizontale & plane pour l’ordinaire en dessus & en dessous. Leurs surfaces antérieures & postérieures ont plusieurs trous remarquables à leur partie externe plate & mince, tant pour affermir la connexion des ligaments, que pour donner passage aux vaisseaux dans leur substance cellulaire.
Entre les corps de deux vertèbres contiguës est interposée une certaine substance qui tient une sorte de milieu entre la nature du ligament & celle du cartilage... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [09/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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