urètre (n. m.)

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Autres noms

  • conduit urinaire (n. m.)
  • urèthre (n. m.)

Anglais

  • urethra

Etymologie

gr urethra, de ouron urine

Définition

Conduit impair de la section uro-génitale de l'appareil génital. Canal allant de la vessie au méat urinaire et servant au passage de l'urine pendant la miction dans les deux sexes. Chez le mâle, le sperme y passe aussi.

Détails

Des glandes (prostate, glandes de Cowper) et des formations érectiles (corps caverneux, corps spongieux) lui sont annexées.

" Mammifères ... le Canal de l'urètre. Celui-ci conduit le sperme et l'urine a travers l'organe copulateur ou pénis ; il reçoit le produit de diverses glandes (prostate, glandes de Cowper). " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1084)

"URINAIRE, conduit urinaire, (Anatom.) est la même chose que l’uretre, & il est ainsi nommé parce qu’il sert à conduire l’urine. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

" URETRE de l’homme, (Anat.) canal membraneux presque cylindrique, continu au col de la vessie, prolongé jusqu’à l’extrémité du gland ; il faut y remarquer,
1°. La situation dans un sillon formé par l’interstice, que les deux corps caverneux laissent entre eux inférieurement.
2°. Le cours qui ne suit pas une ligne droite, il y a une courbure particulière.
3°. La longueur qui est de douze ou treize pouces.
4°. La grosseur qui approche de celle d’une plume à écrire.
5°. La substance qui est composée de deux membranes fortes, l’une est interne & l’autre externe ; il y a dans l’entre-deux une substance caverneuse, où quelques auteurs ont remarqué qu’il y a de glandes.
6°. Le bulbe ou la protubérance de l’urètre est la partie postérieure, qui est plus épaisse que le reste, située auprès des prostates, large d’un pouce, & semblable en quelque manière à un oignon.
7°. La surface interne, qui est percée de divers trous ; les uns sont ronds, & les autres oblongs, il en sort une liqueur visqueuse.
8°. Les trois glandes décrites par Cowper. Il y en a une à chaque côté de l’urètre, entre les muscles accélérateurs & le bulbe de l’urètre ; elles ont une figure ovoïde, elles sont un peu applaties, leur grandeur est comme celle d’une petite fève ; il y a pour chacune un tuyau particulier de la longueur de deux doigts, qui perce la double tunique de l’urètre ; c’est par ce canal qu’elles envoient dans la cavité de l’urètre une liqueur transparente, visqueuse ou muqueuse. Il y a une troisième glande, qui est dans l’angle formé par la courbure de l’urètre sous les os pubis ; elle est, à ce qu’on prétend, dans le tissu spongieux ou caverneux de l’urètre. Cowper l’a représenté comme ayant la figure d’une lentille.
9°. La petite glande de M. Litre, qui est entre les deux membranes de l’urètre presque au-dessous des prostates ; elle est d’une couleur rouge foncée, large d’un pouce, de l’épaisseur de deux lignes ; elle environne la membrane interne de l’urètre comme une ceinture, & la perce de plusieurs petits trous qui donnent passage à une liqueur mucilagineuse destinée à humecter l’urètre.
Il faut encore remarquer les vaisseaux & les nerfs de l’urètre. Les vaisseaux sanguins viennent des vaisseaux hypogastriques. Les vaisseaux lymphatiques sont parfaitement représentés dans les planches de Cowper & de Dracke. Les nerfs viennent des derniers nerfs de l’os sacrum. Voilà ce qu’on doit remarquer en général dans l’urètre ; voici maintenant l’exposition de la structure détaillée de cette partie, faite pour les gens de l’art.

L’uretre de l’homme est un canal rond, recourbé du côté du ventre depuis le col de la vessie où elle commence, jusqu’à la partie inférieure des os pubis, & pendant depuis les os pubis jusqu’à l’extrémité du gland où il finit. Ce canal est long de douze à treize pouces ; il est placé sous les deux corps caverneux, depuis l’endroit de leur union jusqu’au bout de la verge ; il est couvert de la même peau que les corps caverneux, & forme trois tumeurs, dont l’une est située en son commencement, & se nomme la glande prostate ; la seconde est un pouce en-deçà de la première, & s’appelle le bulbe de l’uretre ; on donne le nom de gland à la troisième, qui termine ce canal.
L’uretre est composé de membranes, de glandes, de substance spongieuse, de muscles & de vaisseaux.
L’uretre a deux membranes, qui sont minces & d’un tissu fort serré. La membrane extérieure couvre le dehors de l’uretre, & le dedans du prépuce ; & l’intérieure tapisse seulement le dedans de ce canal. Ces deux membranes laissent entre elles une espace qui est rempli de glandes, & d’une substance spongieuse... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • anatomie
  • reproduction

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32134 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15570 photos ou dessins.