tubercule (n. m.)

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Autre nom

  • tuber

Anglais

  • tuber
  • tubercle

Etymologie

lat. petite tumeur

Définition

- 1. (tubercle, tuber) Saillie osseuse volumineuse, épaisse et massive.
Exemples :
- tubercule intermédiaire de l'humérus,
- tubercule majeur de l'humérus, trochiter,
- tubercule mineur de l'humérus, trochin, petite tubérosité.
- 2. (tuber) Renflement de la tige ou de racine servant de réserve, riche en amidon.
- tubercule de manioc,
- tubercule de pomme de terre.
- 3. Ensemble de follicules dans la tuberculose.

Détails

" Tubercule, (Médecine.) ce terme employé quelquefois pour exprimer des petites tumeurs qui paraissent sur la surface du corps, a été plus particulierement consacré dans le langage de la Médecine interne, pour désigner des concrétions lymphatiques qu’on a souvent observées dans les poumons des personnes mortes de phtisie ; voyez ce mot. Morton, auteur d’une excellente phtisiologie, fondé sur un grand nombre d’observations cadavériques, & appuyé de raisons assez plausibles, pense que ces concrétions ou tubercules sont la cause la plus ordinaire de la phtisie, surtout de celle qu’on apporte en naissant, héritage funeste transmis par des parents malsains, & qui se perpétue de génération en génération jusqu’à la postérité la plus reculée.
Les tubercules ne se manifestent par aucun signe exactement caractéristique, & qui ne puisse convenir à d’autres affections. Les moins équivoques & qui servent communément à juger de leur présence, sont 1°. une toux sèche qui persiste pendant très longtemps, & qu’accompagnent souvent le dégoût, perte d’appétit, & vomissement après le repas. 2°. La difficulté de respirer, qui augmente par le mouvement, la course, au point que ces malades sont prêts à suffoquer après qu’ils ont marché un peu vite, ou monté des endroits fort élevés. 3°. Le changement de la voix qui devient plus grêle, plus aiguë, rauque & clangens, c’est-à-dire semblable à celle des grues. 4°. La gêne, l’oppression, le sentiment d’ardeur que ces malades sentent dans la poitrine, ou entre les deux épaules, souvent un poids plus sensible d’un côté que de l’autre. 5°. Enfin un commencement de fièvre lente. On pourrait aussi tirer des lumières pour confirmer le diagnostic des tubercules de l’état du malade & de ses parents ; cette disposition phtisique est marquée par un col grêle, allongé, par des rougeurs au visage, par une poitrine étroite & resserrée, par une maigreur constante, & par des constipations opiniâtres ; si le malade est né de parents phtisiques, s’il a eu des frères ou des sœurs, dans lesquels on ait reconnu sûrement une phtisie tuberculeuse, tous ces signes ramassés décideront assez sûrement le genre de sa maladie, ou la présence des tubercules ; mais il est rare que l’on puisse rassembler tous ces signes, il est aussi très difficile de bien connaître cette maladie, & il est très ordinaire de la voir confondre par des médecins qui jugent avec trop de précipitation, avec le catarrhe ou les dérangements du foie ; aussi a-t-on souvent déclaré phtisiques, pulmoniques des gens qui avoient le poumon très sain, & chez qui le foie seul était altéré : cette erreur est d’une très grande conséquence dans la pratique, car les remèdes indiqués dans ces deux cas sont tout-à-fait différents ; elle est cependant très-commune, j’y ai vu tomber, il n’y a pas longtemps, des praticiens d’une très grande réputation, qui, sur ces signes trompeurs de tubercules, avaient décidé la phtisie & la mort prochaines dans un malade, & par les remèdes peu convenables ordonnés sur cette fautive indication, rendaient tous les jours la maladie plus grave & plus opiniâtre, & l’auraient enfin, justifiant leur pronostic, rendu mortelle, si un nouveau médecin n’avait mieux connu la source & le siège du mal qui était dans le foie, & administré des remèdes opposés qui eurent le succès le plus prompt & le plus heureux...

Tubercule, s. m. (Conchyl.) en latin tuberculum ; les tubercules chez les conchyliologistes désignent des boutons, des tubérosités, des éminences régulières & rondes, plus grandes que les verrues, & qui se distinguent sur la robe des coquilles. (D. J.)... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • agropastoralisme
  • alimentation
  • anatomie
  • botanique
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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