trou (n. m.)

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Scientifique

  • foramen

Autre nom

  • vide (n. m.)

Anglais

  • foramen
  • gap

Définition

Espace libre, creux, cavité ou perforation.

Détails

Exemples :
- le trou de Botal, canal de Botal, conduit de Botal, cf trou de Botal,
- le trou déchiré : Trou du crâne entre les os occipital, sphénoïde et temporal,
- le trou obturé (obturator foramen) du coxal, cf nerf obturateur,

- le trou stylomastoïdien (stylomastoïd foramen) : Trou du crâne par lequel passe le nerf facial,
- un trou dans le sol, vertical et régulier, peut avoir été creusé par un insecte (cigale au sud de la France en été, grillon, criquet, courtilière, hanneton, carabidé, guêpe fouisseuse, etc.) ou par un très petit rongeur (musaraigne, campagnol, mulot, etc.).

"TROU, s. m. (Gram.) c’est en général toute ouverture pratiquée naturellement ou par art à quelque chose que ce soit...

Trou, en Anatomie, est un nom qui se donne à des cavités qui percent d’outre en outre ; on s’en sert aussi quelquefois pour exprimer l’orifice d’un canal. Voyez Canal.

Le trou de la membrane du tympan. C’est une fente qui se trouve à la membrane du tympan ou du tambour de l’oreille, qui permet à l’air, à la fumée, &c. de passer de dedans la bouche dans le tambour par la trompe d’Eustache. Voyez Oreille.
Cette fente est très-petite ; elle part obliquement de la partie supérieure de la membrane du tympan, proche l’apophyse du marteau. On prouve mieux l’existence de ce trou quand il y a quelque ulcère au palais & que le malade se bouche le nez & la bouche, & qu’il oblige ainsi l’air de se porter dans les oreilles & de sortir par la fente du tympan, que par aucun examen anatomique. Voyez Tympan...

Trous du crane, (Anatomie.) comme dans une grande ville il y a différentes portes, au moyen desquelles les habitants de la campagne communiquent avec ceux de la ville pour les besoins réciproques ; de même dans le crâne il se rencontre différents trous, au moyen desquels il entre, par divers canaux, la nourriture pour le cerveau, & il en sort par d’autres les esprits préparés dans cet organe, & qui sont nécessaires pour exécuter les mouvements du corps ; Keill a fait l’énumération de tous ces trous, mais il importe encore plus de savoir qu’ils offrent, comme les autres parties du corps, des jeux & des variétés de la nature ; j’en citerai seulement deux ou trois exemples.
On rencontre quelquefois, contre l’ordinaire, un trou ou canal à la partie inférieure & antérieure des os pariétaux, par lequel passe une branche de la carotide externe, qui va distribuer ses rameaux à la dure-mère.
Les temporaux ont communément cinq trous extérieurs ; l’un d’eux est situé de chaque côté derriere l’apophyse mastoïde ; ce trou, quoique considérable, ne se rencontre dans quelque sujet que d’un côté, & d’autres fois point-du-tout.
L’occipital a d’ordinaire sept trous, au nombre desquels il y en a deux considérables qui répondent aux fosses jugulaires, & cependant ils ne se trouvent quelquefois que d’un côté ; M. Hunaud, Mém. de l’acad. 1730, a remarqué au sujet de ces deux trous, que celui du côté droit est ordinairement bien plus grand que celui du côté gauche ; & comme le diamètre du sinus latéral droit est aussi d’ordinaire à proportion plus grand que celui du gauche, cet académicien en conclut que la saignée de la jugulaire du côté droit est différente par son effet de celle du côté gauche ; mais il fallait conclure seulement, qu’en ce cas le sang s’évacuait plus promptement du côté droit dans le même temps donné. (D. J.)... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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