théier (n. m.)

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Scientifique

  • Camellia sinensis
  • Camellia thea
  • Thea sinensis Sims

Autres noms

  • arbre à thé
  • ming (Chine)
  • thé (n. m.)

Anglais

  • common camellia
  • tea
  • tea plant

Définition

Fam. des théacées. 10 m (1 m en cultures). Arbrisseau à feuilles persistantes originaire de la Chine et de l'Inde. Les feuilles séchées servent à faire une infusion, le thé vert.

Détails

Plante médicinale (théobromine, théophylline, caféine) : diurétique, excitant et tonique.

Les flavonoïdes du thé vert inhibent la glycation.
Exemples de préparations :
- thé vert : séchage, usage classique et médical, en infusion,
- thé bleu-vert : fermentation partielle, relaxant,
- thé blanc : séchage et petite fermentation, hypothermique,
- thé jaune : séchage à la vapeur, rare, goût de riz grillé,
- thé noir : fermentation particulière, digestif,
- thé rouge : fermentation complète.

'' Le ''théier''… est une plante stimulante dont on utilise les feuilles pour préparer des infusions. L’action stimulante est due à un alcaloïde, la caféine, chimiquement identique à celle du café. '' (Cirad/Gret/MAE, ''Mémento de l'Agronome'', 1 692 p., page 1085, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Etrangères (+ 2 cdroms)).

" THÉ, s. m. (Bot. exot.) C’est une petite feuille desséchée, roulée, d’un goût un peu amer légèrement astringent, agréable, d’une douce odeur, qui approche de celle du foin nouveau & de la violette.
L’arbrisseau qui porte le thé, s’appelle chaa par C. B. P. 147. thea frutex, bont. eronymo affinis, arbor orientalis, nucifera, flore roseo, Pluk. Phyt. mais cet arbrisseau est encore mieux défini par Kæmpfer : thea frutex, folio cerasi, flore rosæ sylvestris, fructu unicocco, bicocco, & ut plurimùm tricocco ; c’est-à-dire, qu’il a la feuille de cerisier, la fleur semblable à la rose des champs, & que son fruit n’a qu’une, ou deux, ou tout au plus trois coques : les Chinois le nomment theh, les Japonois tsjaa, ou tsjanoki.
Ce qu’il y a de plus commode dans une plante si débitée, c’est qu’elle n’occupe point de terrain qui puisse servir à d’autres ; ordinairement on en fait les bordures des champs de blé, ou de riz, & les endroits les plus stériles sont ceux où elle vient le mieux ; elle croît lentement, & s’élève à la hauteur d’une brasse, & quelque chose de plus ; sa racine est noire, ligneuse, & jette irrégulièrement ses branches ; la tige en fait de même de ses rameaux, & de ses rejetons ; il arrive assez souvent qu’on voit sortir ensemble du même tronc, plusieurs tiges si serrées l’une contre l’autre, & qui forment une espèce de buisson si épais, que ceux qui n’y regardent pas d’assez près, croient que c’est un même arbrisseau ; au-lieu que cela vient de ce que l’on a mis plusieurs graines dans la même fosse.
L’écorce de cet arbrisseau est couverte d’une peau fort mince, qui se détache lorsque l’écorce devient sèche ; sa couleur est de châtaigne, grisâtre à la tige, & tirant sur le verdâtre ; son odeur approche fort de celle des feuilles du noisetier, excepté qu’elle est plus désagréable ; son goût est amer, dégoûtant, & astringent, le bois est dur, composé de fibres fortes & épaisses, d’une couleur verdâtre tirant sur le blanc, & d’une senteur fort rebutante quand il est vert ; la moelle est fort adhérente au bois.
Les feuilles tiennent à une queue ou pédicule, court, gros, & vert, assez rond, & uni en-dessous, mais creux & un peu comprimé au côté opposé ; elles ne tombent jamais d’elles-mêmes, parce que l’arbrisseau est toujours vert, & il faut les arracher de force ; elles sont d’une substance moyenne, entre la membraneuse & la charnue, mais de différente grandeur ; les plus grandes sont de deux pouces de long, & ont un peu moins de deux pouces dans leur plus grande largeur : en un mot, lorsqu’elles ont toute leur crue, elles ont parfaitement la substance, la figure, la couleur, & la grandeur du griottier des vergers, que les botanistes nomment cerasus hortensis, fructu acido ; mais lorsqu’elles sont tendres, qui est le temps qu’on les cueille, elles approchent davantage des feuilles de ce qu’on appelle eronymus vulgaris fructu acido, excepté pour la couleur...
Elles sont dentelées ; la denture est un peu recourbée, dure, obtuse, & fort pressée, mais les pointes sont de différentes grandeurs ; elles sont traversées au milieu par un nerf fort remarquable, auquel répond du côté opposé un profond sillon, il se partage de chaque côté en six ou sept côtes de différentes longueurs, courbées sur le derrière ; près du bord des feuilles, de petites veines s’étendent entre les côtes traversières.
Les feuilles, lorsqu’elles sont fraîches, n’ont aucune senteur, & ne sont pas absolument aussi désagréables au goût que l’écorce, quoiqu’elles soient astringentes, & tirant sur l’amer ; elles diffèrent beaucoup les unes des autres en substance, en grandeur, & en figure ; ce qui se doit attribuer à leur âge, à leur situation, & à la nature du terroir où l’arbrisseau est planté : de-là vient qu’on ne peut juger de leur grandeur, ni de leur figure, lorsqu’elles sont séchées & portées en Europe. Elles affecteraient la tête si on les prenait fraîches, parce qu’elles ont quelque chose de narcotique qui attaque les nerfs, & leur cause un tremblement convulsif ; cette mauvaise qualité se perd quand elles sont séchées... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • alimentation
  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [20/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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