tamier commun (n. m.)

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Scientifique

  • Dioscorea communis
  • Tamus communis L.

Autres noms

  • couleuvrée noire (n. f.)
  • haut liseron
  • herbe à la femme battue
  • racine de feu (n. f.)
  • raisin du diable
  • sceau de Notre-Dame (n. m.)
  • taminier (n. m.)
  • taminier commun (n. m.)
  • vigne noire

Anglais

  • black bryony

Définition

Plante toxique et médicinale de la fam. des dioscoréacées (Dioscoreaceae), monocotylédones. H. 1-4 m. Liane grimpante vivace des bois et haies. Les feuilles, en forme de coeur, ont un long pétiole et sont luisantes. Pas de vrilles. Les fleurs, petites, ont 6 pétales. Les fruits sont des baies rouges très toxiques.

Détails

Plante médicinale : le tamier est hémolytique, résolutif et révulsif.
Plante toxique : d'où chez l'homme (consommation de baies ou de rhizome cru) vomissements, colique, dyspnée, fièvre. Le contact des rhizomes et des fruits peut donner une dermatite. Le chien peut être paralysé.

" TAMNUS, s. m. (Botan.) Tournefort distingue deux espèces de ce genre de plante, nommée par les anciens Botanistes bryonia nigra, nom que les Anglais lui donnent encore black bryony, & vulgairement appelée en français sceau de Notre-Dame, ou racine vierge.
La première espece est à fleur jaune pâle, tamnus racemosa, flore minore, luteo pallescente, I. R. H. 102. C’est une plante sarmenteuse, aussi-bien que la bryone blanche ; mais elle pousse de menus sarments sans mains, qui s’élèvent en serpentant, & s’entortillant autour des plantes voisines : ses feuilles sont attachées par des queues longues, & rangées alternativement ; elles ont presque la figure de celles du cyclamen, mais deux ou trois fois plus grandes, & souvent plus pointues, d’une belle couleur verte luisante, tendres, d’un goût visqueux. Ses fleurs sortent des aisselles des feuilles ; elles sont disposées en grappes, ayant chacune la forme d’un petit bassin, taillé ordinairement en six parties, de couleur jaune-verdâtre, ou pâle. Quelques-unes de ces fleurs qui ne sont point nouées, tombent sans laisser aucun fruit ; mais celles qui sont nouées, laissent après elle une baie rouge, ou noirâtre, qui renferme une coiffe membraneuse, remplie de quelques semences : sa racine est grande, grosse, tubéreuse, presque ronde, noire en dehors, blanche en dedans, profonde dans la terre, d’un goût âcre.
La seconde espèce est appelée, par le même Tournefort, tamnus baccifera, flore majore albo, I. R. H. 102. Ses feuilles sont assez semblables à celles du liseron. Ses fleurs sont faites comme celles de l’espèce précédente, mais plus grandes, & de couleur blanche. Ses baies naissent une à une, séparées & attachées chacune à un pédicule court, qui sort de l’aisselle des feuilles ; chaque baie n’est guère moins grosse qu’une cerise, & contient quatre ou cinq semences ; sa racine est empreinte d’un suc gluant.
L’une & l’autre espèce de tamnus croissent dans les bois ; leurs racines sont un peu purgatives hydragogues. (D. J.) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale
  • plante toxique

Classification scientifique

  • Dioscoreaceae

Voir aussi

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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