spasme (n. m.)

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Anglais

  • spasm

Etymologie

lat. spasmus du gr. span, tirer

Définition

Contraction des muscles (striés ou lisses) violente et involontaire.

Détails

Exemples :
- le spasme du cardia, cardiospasme (cardiospasm) cf cardiospasme ;
- le spasme du col concerne le col de l'utérus ;
- le spasme du diaphragme, hoquet, cf hoquet,
- le spasme de I'intestin se manifeste par des coliques ;
- le spasme du larynx est dû à une irritation chez le cheval ou le porc. C'est une contraction spasmodique des muscles laryngiens. Symptômes : crise d'apnée brusque, discordance, asphyxie. Le traitement fait appel à la trachéotomie d'urgence.

" SPASME, s. m. (Médec. Patholog.) ce mot est pris assez ordinairement, sur-tout par les auteurs grecs & latins, comme synonyme à convulsion, & dans ce sens il est employé pour désigner la contraction non-naturelle de quelque partie. Quelques médecins français ont évité de confondre ces deux mots, appelant spasme la disposition des parties à la convulsion, & convulsion le complément de cette disposition, ou ce qui revient au même, un spasme plus fort & plus sensible : il me semble qu’on pourrait en distinguant ces deux états, établir la distinction sur des fondements moins équivoques, & pour cela je remarque que deux sortes de parties peuvent être le sujet ou le siège du spasme, ou de la convulsion : les unes ont un mouvement considérable, mais soumis à l’empire de la volonté ; tels sont les muscles destinés à exécuter les mouvements animaux : les autres ont une action plus cachée, un mouvement moins remarquable, mais indépendant de l’arbitre de la volonté ; de ce nombre sont tous les organes qui servent aux fonctions vitales & naturelles.
Le spasme ou la convulsion ne sauraient s’évaluer de la même façon dans l’un & l’autre cas : on juge que les muscles soumis à la volonté sont dans une contraction contre nature, lorsque cette contraction n’est point volontaire, c’est ce que j’appelle proprement convulsion. Cette mesure serait fautive à l’égard des parties qui se contractent naturellement sans la participation de la volonté ; on ne doit donc décider leur contraction non-naturelle que lorsqu’elle sera portée à un trop haut point, que le mouvement tonique sera augmenté de façon à entraîner une lésion sensible dans l’exercice des fonctions. Cette seconde espèce me paraît devoir retenir le nom plus approprié de spasme ; la différence que je viens d’établir dans la nomenclature se trouve encore fondée sur la façon ordinaire de s’exprimer ; ainsi on dit : Un homme est tombé dans les convulsions, il avait le bras en convulsion, &c. lorsqu’il s’agit de ces contractions contre nature extérieures involontaires, & l’on dit au contraire : Le spasme des intestins, de la vessie, des extrémités artérielles des différents organes, &c. lorsqu’on veut exprimer l’augmentation de ton de ces parties intérieures.
En partant de ces principes, je crois qu’on peut dire qu’une convulsion suppose un spasme violent ; & dans ce cas, il sera vrai que le spasme est une disposition prochaine à la convulsion. Cette assertion est fondée sur ce que tous les symptomes apparents ont pour cause un dérangement intérieur que nous croyons analogue...  " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • cheval
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [02/06/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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