singes (n. m.)

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Scientifique

  • Anthropoïdea
  • Simiiformes

Autre nom

  • simiens (n. m.)

Anglais

  • monkey

Etymologie

lat. simius

Définition

Ensemble de primates, ancien sous-ordre. Dans la classification phylogénique, c'est un taxon de primates haplorrhiniens opposé aux tarsiiformes (tarsiers). La face est glabre ou peu velue. Les ongles sont plats ou carénés. La cavité crânienne est ample, le cerveau très développé, avec un cortex cérébral très plissé. La rétine a une fovea centralis. L'utérus est simple, le placenta décidué, discoïde et hémochorial. La femelle a deux mamelles pectorales développées. L'orbite est fermée en arrière par une paroi osseuse. Les 2 os dentaires fusionnent, faisant disparaître la symphyse mandibulaire. Les os frontaux droit et gauche fusionnent en un seul frontal. Les singes ont souvent une fourrure épaisse et une longue queue. Ils saisissent les branches aves leurs mains et leurs pieds pour avancer dans les arbres. Le singe crie ou hurle. Cf primates

Détails

On distingue :
- Platyrrhini, les platyrhiniens, singes américains,
- Catarrhini, les catarhiniens.
Exemples :
- singes de nuit, cf singes de nuit,
- singe-écureuil, cf saïmiri,
- singes hurleurs, cf singes hurleurs,
- singe laineux, cf singe laineux commun,
- singe vert, cf singe vert.

" Sous-ordre Simiens. Le corps svelte et élancé, la tête arrondie, la face aplatie, le cou bien détaché, les membres entièrement dégagés du tronc, tous ces caractères donnent aux Singes une physionomie qui rappelle de très près celle de l'Homme : et cette ressemblance est rendue plus frappante encore par les allures de ces singuliers animaux.
La peau est revêtue de poils souvent longs et touffus, mais toujours plus abondants sur le dos que sur la poitrine ; ces poils manquent toutefois au niveau de la face et de la région palmaire des mains et des pieds ; en outre, chez la plupart des Singes de l'ancien continent, il existe sur les fesses des places dénudées auxquelles on donne le nom de callosités.
Le squelette céphalique diffère tout d'abord de celui de l'Homme par la prépondérance des mâchoires, qui s'accuse à mesure que les animaux se rapprochent de l'âge adulte. L'angle facial de Gloquet, qui varie chez l'Homme de 56 à 72°, d'après les mensurations de Topinard, mesure en moyenne, chez les Singes, 30 à 33°. Le même auteur a obtenu 30°,5 chez un Orang jeune, et 28°,5 seulement chez un mâle adulte de la même espèce. C'est le Saïmiri (Chrysothrix sciurea) qui offre l'angle facial le plus ouvert. Mais, dans tous les cas, la boîte crânienne des Singes a une capacité bien inférieure à celle de l'Homme, ce qui tient au moindre développement du cerveau. Celui-ci est d'ailleurs construit sur le même plan que le cerveau humain, et on constate que les hémisphères recouvrent entièrement le cervelet. Le trou occipital est toujours placé en arrière ; mais, chez les Singes les plus élevés, il tend cependant à se rapprocher de la face inférieure. — Les yeux, placés en avant, sont séparés seule-ment par un pont nasal étroit et entourés par des orbites osseuses tout à fait isolées de la fosse temporale. Le nez est aplati. Le pavillon de l'oreille ressemble souvent à celui de l'Homme. Le menton n'est jamais saillant.
Les membres antérieurs sont toujours plus longs que les postérieurs. La présence d'une clavicule est constante, et les os des membres ont entre eux les  mêmes relations que chez l'Homme. Les membres postérieurs sont faiblement musclés : les fesses sont anguleuses, les cuisses aplaties et les mollets absents. — On a l'habitude de dire que les Singes ont quatre mains, et Blumenbach et Cuvier réunissaient même ces animaux avec les Lémuriens sous le nom de Quadrumanes. Il est certain, en effet, que leurs membres postérieurs jouent le rôle d'organes de préhension, et d'une façon beaucoup plus nette même que les membres antérieurs : le gros orteil est toujours opposable, tandis que dans certains cas le pouce ne l'est pas (Ouistitis) ou même fait défaut (Colobes, Atèles). Mais ce n'est pas à dire pour cela que les extrémités postérieures constituent des mains véritables : au point de vue anatomique, comme l'a montré Huxley, ces extrémités sont des pieds préhensiles, d'une structure en tout comparable à celle du pied humain. Ajoutons que, dans la marche, ces pieds ne portent sur le sol que par leur bord externe.
La dentition est appropriée surtout à un régime frugivore, et, quant au plan général, se rapproche tout à fait de celle de l'Homme. II y a toujours, de chaque côté, deux incisives un peu obliques taillées en biseau, une canine conique, très forte, et cinq ou six molaires à tubercules un peu moins mousses que dans les races humaines. La saillie considérable des canines entraîne la présence d'un diastème assez étendu à la mâchoire supérieure, entre la canine et l'incisive externe, et à la mâchoire inférieure, entre la canine et la première prémolaire. Les Semnopithèques et les Colobes ont l'estomac divisé en trois compartiments.
Les mamelles sont pectorales et au nombre de deux seulement. L'utérus est simple, et le clitoris n'est jamais traversé par l'urètre. La période du rut s'annonce par un flux menstruel qui s'accuse d'une façon très sensible chez les Singes de l'ancien continent. La femelle met au monde un seul petit, rarement deux ou trois, qu'elle soigne avec beaucoup de tendresse. Le placenta est discoïde.
Les Singes sont des animaux grimpeurs, qui vivent sur les arbres ou dans les rochers. Beaucoup d'entre eux se servent de leur queue comme d'un organe préhensile, pour se suspendre aux branches des arbres ; chez d'autres, la queue n'est pas prenante ; et même, dans certains cas, elle est rudimentaire ou absente. Ces animaux vivent pour la plupart en troupes sous la conduite d'un vieux mâle. Leur nourriture se compose surtout de fruits et de graines, et ils causent quelquefois de sérieux dégâts dans les plantations ; plus rarement ils s'attaquent à des Insectes ou à de petits Vertébrés. Leurs facultés intellectuelles sont assez élevées, surtout pendant le jeune âge ; ils possèdent à un haut degré la faculté d'imitation. En captivité, ils se montrent presque toujours gloutons, libidineux, indociles, criards et malpropres. — Ce sont des animaux des pays chauds.
3 sections : Arctopitheci, Platyrhini et Catarhini. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1219-21)

Section

  • zoologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [09/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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