sang (n. m.)

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Anglais

  • blood

Définition

Liquide vital de l'organisme. Il est constitué de plasma et de globules. Il est chargé de cinq fonctions majeures : respiration, nutrition, immunité, réparation et communication.
- animal à sang froid, cf poïkilotherme,
- pluies de sang, cf gazé

Détails

Chez les mammifères, le sang, rouge, irrigue tous les organes, toutes les cellules. Il les nourrit, les nettoie et les défend. Il apporte l'oxygène et ramène le gaz carbonique liés à l'hémoglobine des hématies ou globules rouges (respiration). Il distribue les nutriments assimilés par le tube digestif (nutrition). Les leucocytes ou globules blancs participent à la défense immunitaire : macrophages, lymphocytes,... (immunité). Les plaquettes interviennent dans la coagulation du sang permettant l'arrêt du saignement (réparation). Le sang transporte des hormones, messagers chimiques agissant à distance (communication). La biochimie sanguine est complexe. Le sang représente en moyenne un treizième du poids du corps. Le sang laqué (laked blood) est en cours d'hémolyse. Prasinohaema virens, scinque à sang vert, a un sang vert.

" Presque tous les Vertébrés ont le sang rouge, coloration qu'ils doivent à des globules rouges ou hématies, tenus en suspension dans le plasma, en même temps qu'un petit nombre de globules blancs ou leucocytes. Les globules rouges sont elliptiques et nucléés, sauf chez les Mammifères, où ils sont privés de noyau et presque toujours discoïdes. Le plasma est chargé du transport des substances nutritives ; les hématies sont les véhicules de l'oxygène.
" (Raillet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 944)

" SANG, s. m. (Anat. & Physiol.) est le nom que l’on donne à la liqueur renfermée dans les artères qui battent, & dans les veines correspondantes à ces artères.
Le sang paraît à la première inspection, homogène, rouge & susceptible de coagulation dans toutes les parties du corps ; mais différentes expériences nous ont appris qu’il a différents caractères. L’hydrostatique nous fait découvrir qu’il y a dans le sang quelque chose de volatil, qui s’exhale continuellement du sang en forme de vapeur, & dont l’odeur tient le milieu entre la mauvaise odeur de l’urine, & celle de la sueur. Cette vapeur contenue dans ses propres vaisseaux, paraît aqueuse, & comme chargée d’une couleur qui tire sur l’alcali.
Le sang de l’homme le plus sain se coagule en une masse tremblante, facile à rompre : il s’épaissit davantage si on l’expose à une chaleur moindre que celle de l’eau bouillante, & même de 150 degrés. On l’a vu se réunir en forme de gelée dans les veines pendant la vie, & dans ceux qui mouraient de fièvres violentes.
La partie rouge du sang constitue la partie principale de ce coagulement, auquel cette couleur rouge est propre, & qui la communique à toutes les autres parties du sang. Cette même partie du sang, qui peut se réunir en une masse confuse lorsqu’elle est en repos, exposée à un petit froid, à une chaleur de 150 degrés, & mêlée avec l’esprit de vin, avec les acides minéraux, est cependant molle, à-moins qu’elle ne soit endurcie par une trituration pareille à celle qu’elle supporte pendant la vie, ou par quelques secousses semblables. Elle est pesante, & presque plus d’un onzième qu’un pareil volume d’eau ; elle est toute inflammable lorsqu’elle est dépouillée de son phlegme : la partie rouge fait la moitié & plus de la masse du sang dans les tempéraments sanguins, & le séreux un tiers de la masse ; dans la fièvre il se réduit à la quatrième ou la cinquième partie.
Ce qui se présente ensuite, c’est la partie blanchâtre & jaunâtre du sang ; & quoiqu’elle paraisse aussi homogène, elle ne l’est cependant pas. Elle est en général plus pesante d’un trente-huitième qu’un égal volume d’eau ; & plus légère d’un douzième que le coagulum. Elle se coagule si on l’expose à une chaleur de 150 degrés, qu’on la mêle avec les acides & l’esprit de vin, & qu’on l’agite, ses caillots sont plus durs que ceux de la partie rouge du sang. Ils sont si glutineux, qu’on ne peut les résoudre, en membrane, & enfin en un corps aussi solide que de la corne. C’est cette humeur qui produit la couenne que l’on remarque dans le sang des pleurétiques, les polypes & les membranes artificielles. On découvre dans ce séreux, outre la partie albumineuse qui peut se coaguler, une eau simple qui en constitue la plus grande portion, & quelque chose de muqueux qui file, & qui néanmoins ne se coagule pas comme la partie albumineuse, par le feu, ni par les acides...  " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • biologie
  • physiologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [22/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 31951 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 13967 photos ou dessins.