puces (n. f.)

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Scientifique

  • Siphonaptera

Autres noms

  • aphaniptères (n. m.)
  • siphonaptères (n. m.)

Anglais

  • fleas

Etymologie

lat. pulex ; aphaniptères : ailes non visibles ; siphonaptères : gr. siphon, siphon et apteron, sans aile car ils ont un appareil buccal piqueur-suceur

Définition

Insectes endoptérygotes (Endoptérygotes). Ordre d'insectes néoptères aptères au corps comprimé latéralement, ectoparasites, sauteurs.

Détails

Petits (1 à 8 mm), d'un rouge-brun, ils sont holométaboliques. La bouche est disposée pour la succion : pièces buccales piqueuses, permettant de sucer le sang. Le thorax, sans aile, comprend 3 segments. La 3e paire de pattes est très développée. Elle permet le saut. Les adultes sont parasites obligatoires de mammifères et d'oiseaux. La larve est vermiforme, blanche, sans yeux et apode. Avec 13 segments abdominaux, limités par des anneaux de cils, elle est très mobile et vit dans la niche ou le nid de l'animal. Apparentés aux insectes ailés, on pense que les puces sont proches des mécoptères.
Exemples de familles :
Ceratophyllidae, cératophyllidés,
Pulicidae, pulicidés,
Sarcopsyllidae, sarcopsyllidés.
- puces de mer, cf talitres,
- puce de terre, cf altises,
- puces d'eau, cf cladocères, daphnies,
- puce des sables, cf puce chique, talitres,
- puce pénétrante, cf puce chique.

" Sous-ordre APHANIPTÈRES.   La plupart des auteurs modernes s'accordent à rapprocher des Diptères les Puces et genres voisins, dont on avait longtemps fait un ordre à part sous le nom d'Aphaniptères Kirby et Spence, Siphonaptères Latreille ou Suceurs De Geer. Ce sont, comme le dit Kunckel, des Diptères sauteurs et parasites.
Le corps est comprimé latéralement. La tête, petite, arrondie ou anguleuse, est largement unie au thorax ; elle porte deux ocelles, toujours planés en avant des antennes, parfois rudimentaires ou absents. Les antennes, Inarticulées, sont couchées au repos dans une petite fossette qui parfois se montre limitée en dehors par une lamelle chitineuse. Les pièces buccales, chez l'adulte, sont disposées pour la succion ; elles comprennent : 1° une paire de mandibules spadiformes, à bords tranchants et denticulés, à face interne concave; 2" un stylet rigide (langue, épipharynx) compris entre ces mandibules, creusé en gouttière intérieurement et présentant en dessus une arête dentée : c'est le principal agent perforateur; 3° une paire de mâchoires libres, en forme de larges plaques foliacées, portant chacune un palpe maxillaire à quatre articles ; 4° une lèvre inférieure courte, terminée par deux palpes labiaux et formant une gaine qui loge la base des mandibules et du piquant impair. La lèvre supérieure fait défaut. Les trois segments thoraciques sont toujours distincts, contrairement à ce qui s'observe chez les autres Diptères ; ils se composent chacun d'une partie dorsale (notum) et de deux parties latérales (pleurae) : sur le métathorax, celles-ci sont munies d'une grande écaille aliforme; mais les ailes proprement dites n'existent pas, même à l'état de rudiments. Les pattes, disposées pour le saut, augmentent de longueur de la première à la dernière paire ; le tarse, à 5 articles, est terminé par deux griffes. L'abdomen comprend 9 segments, qui se chevauchent, de sorte que chez quelques espèces, au moment de la gestation, il est susceptible de subir une énorme distension. Le 9e ou dernier segment présente en dessus un espace ovalaire, limité par un anneau chitineux et garni de soies et de poils ; ce segment doit porter le nom de pygidium, car il couvre le cloaque. Celui-ci, chez le mâle, est flanqué de deux plaques alirormes, constituant un appareil de fixation. A la partie inférieure de la tète, ainsi qu'au bord postérieur du prothorax, du métathorax et de plusieurs segments abdominaux, on peut rencontrer des épines rapprochées en peignes.
Les métamorphoses sont complètes. De l'œuf sort une larve vermiforme, apode, possédant une tête distincte suivie de 12 anneaux. La tète est dépourvue d'yeux, mais porte deux antennes et une corne frontale caduque, qui a servi à percer la coque de l'œuf : les pièces buccales sont conformées pour la mastication. Les anneaux du corps sont revêtus de poils, principalement vers leur bord postérieur ; le dernier, très grand et double en apparence, est terminé par deux appendices incurvés servant à la marche. Arrivée au terme de sa croissance, cette larve se file généralement un petit cocon soyeux, puis mue et se transforme en une nymphe qui montre déjà ses trois paires de pattes et laisse reconnaître son sexe ; chez le mâle, en effet, le dos est concave et l'abdomen se termine par deux pointes ; chez la femelle, dont la taille est plus grande, le dos est convexe, et l'abdomen n'offre qu'une seule pointe terminale. D'abord blanche, cette nymphe se fonce de plus en plus ; enfin, au bout d'un temps variable, l'Insecte parfait sort du cocon et se met en quête d'un hôte aux dépens duquel il puisse se nourrir.
Les Aphaniptères vivent en parasites temporaires sur les Vertébrés à sang chaud, dont ils sucent le sang; seules, les femelles de quelques espèces sont des parasites stationnaires. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 799-800)

" PUCE, s. f. (Hist. nat.) pulex ; Pl. xxiij. fig. 5. insecte très commun, qui vit sur le corps de plusieurs animaux, & même sur celui de l’homme ; les femmes & les enfants en sont les plus incommodés : il se nourrit de sang comme le pou, & sa piqure est peut-être encore plus sensible. Il est d’une couleur brune ; il a la tête presque ronde & à-peu-près semblable à celle de la sauterelle ; l’extrémité antérieure est pointue & terminée par un aiguillon long, rond, cannelé, & très-piquant. Les antennes sont situées sur le front, & composées de six pièces couvertes de poils ; le ventre est gros, sillonné & un peu velu. Les jambes sont au nombre de six. Cet insecte se sert des deux dernières pour sauter ; elles sont beaucoup plus longues que les autres, & elles ont toutes à l’extrémité deux crochets. Le dos paraît comme écailleux parce qu’il est composé de six anneaux couverts de poils...
Les puces, selon Diacinto Cestone italica, pondent des œufs ou des lentes, qui sont rondes, lisses & unies : il sort de ces lentes de petits vers blancs, luisants & de couleur de perle, qui croissent beaucoup en quinze jours ; ils sont presque continuellement en mouvement, & pour peu qu’on les touche, ils se roulent en boule. Dès qu’ils sont nés, ils rampent avec beaucoup de vitesse, comme les vers à soie ; lorsqu’ils ont pris tout leur accroissement, ils cherchent à se cacher ; ils se filent une petite coque arrondie, blanche en-dedans, & couverte de poussière en-dehors ; ils restent pendant quinze jours enfermés dans leurs coques ; après ce temps ils se métamorphosent en puces, qui s’élancent par sauts avec beaucoup d’agilité, dès qu’elles sont sorties de leurs coques. Transact. philosoph. n°. 249. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • parasitologie
  • pathologie
  • zoologie

Classification française

  • insecte
  • siphonaptère

Classification scientifique

  • Pterygota
  • Neoptera
  • Endopterygota

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [28/05/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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