pucerons (n. m.)

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Scientifique

  • Homoptères

Anglais

  • aphid

Définition

Ancien sous-ordre d'insectes hémiptères. Ils ont 2 paires d'ailes membraneuses, en forme de toit au repos.

Détails

Ils présentent un grand polymorphisme. Ils se reproduisent très rapidement par parthénogenèse. Les larves de coccinelles les mangent. Ils sucent la sève des arbres en grande quantité pour assimiler les protéines, mais ils laissent les glucides. Les fourmis récupèrent leur miellat éliminé par 2 tubes fins. Pour cela, elles tâtent la fin de l'abdomen des pucerons avec leurs antennes.
Le purin d'ortie les éloigne.

Exemples :
- pucerons à carapace, cf cochenilles,
- la fam. des aphididés, cf aphididés,
- Aphis, cf aphididés,
- Brevicoryne, cf aphididés,
- Eriosoma lanigerum, puceron lanigère du pommier, cf puceron lanigère du pommier,
- Metcalfa, cicadelle,
- Myzus, cf aphididés,
- Phyllaphis fagi,
puceron laineux du hêtre, cf puceron laineux du hêtre,
- Phylloxera quercus,
puceron du chêne,

- Lachnus exsiccator, puceron du hêtre,
- Therioaphis maculata, puceron de la luzerne (spotted alfalfa aphid).


" Les APHIDÉS ou Pucerons sont de tout petits Insectes pourvus d'antennes à 3-7 articles et d'un rostre triarticulé souvent très long ; la plupart des individus sexués ont quatre ailes transparentes fort minces. Pattes longues, tarses presque toujours biarticulés, armés de deux grilles.Cf aphididés.
Les Pucerons proprement dits ou Aphis (Aphis L.) ont de très longues antennes à sept articles ; le sixième segment de l'abdomen porte, sur sa face dorsale, deux appendices ou cornicules cylindriques, qui émettent une liqueur spéciale. Cette sécrétion ne doit pas être confondue avec l'éjaculation par l'anus d'un miellat sucré et incolore, dont les Fourmis sont très friandes. Ce qu'il y a de plus remarquable dans l'histoire de ces Insectes, c'est leur polymorphisme et leur reproduction parthénogenésique. Durant tout l'été et l'automne, on observe une succession de générations composées exclusivement de femelles qui se reproduisent sans le secours de mâles ; puis, à l'approche de la mauvaise saison, ces femelles parthénogenésiques et vivipares donnent naissance à des mâles et à des femelles qui s'accouplent ; ces dernières, une fois fécondées, pondent des œufs, qui se conservent tout l'hiver et reproduisent l'espèce au printemps suivant.
Beaucoup de Pucerons nuisent aux végétaux dont ils sucent les bourgeons ou les feuilles. Citons, par exemple : Aphis mali, sur le poirier, le pommier, l'épine noire ; A. sorbi, Puceron rouge du pommier et du sorbier; A. persicae, sur le pêcher ; A. fabae, sur la fève ; A. granaria, sur le blé ; A. brassicae, sur le chou ; etc.
Les piqûres des Pucerons provoquent parfois sur les végétaux la formation de galles. Ainsi, la galle de Chine, qu'on emploie dans l'extrême Orient comme astringent et comme substance tinctoriale, est produite par la piqûre de l'Aphis chinensis sur les feuilles de divers arbres. La galle du pistachier ou caroube de Judée est déterminée par la piqûre de l'Aphis pistaciae sur plusieurs espèces de pistachiers.
Parmi les genres voisins, nous nous bornerons à signaler : le Puceron lanigère (Schizoneura lanigera Harlig), qu'on regarde comme l'ennemi le plus dangereux des pommiers, et qui passe pour avoir été importé d'Amérique au commencement de ce siècle ; le Puceron des galles du peuplier (Pemphigus bursarius) ; etc. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 811-2)

" PUCERON, s. m. (Hist. nat.) aphis, très-petit insecte dont il y a un très-grand nombre d’espèces, qui se trouvent sur les feuilles, sur les rejetons, sur les tiges & même sur la racine des plantes. M. Linnæus, faunna suec. n’en donne que seize espèces ; selon M. de Réaumur, il y en a un bien plus grand nombre ; car chaque espèce de plante a une espèce particulière de pucerons. Ils diffèrent principalement par la couleur ; la plupart sont verts, & les différentes teintes de vert sont des caractères distinctifs des diverses espèces ; il y en a aussi de blancs, de bruns, de couleur de bronze, de rouges, de noirs, &c. Ils sont tous vivipares ; les uns ont des ailes, & d’autres n’en ont point : ils ne marchent que très rarement, & ne se meuvent guère qu’on ne les agite. Ils ont six pattes assez grandes & très-minces ; il y a sur la tête deux antennes plus ou moins longues ; dans quelques espèces, elles excèdent la longueur du corps ; alors le puceron les porte couchées sur le dos, & non pas dirigées en avant.
La plupart de ces insectes ont sur la face supérieure du corps près de son extrémité, deux cornes beaucoup plus grosses & plus courtes que les antennes. M. de Réaumur a reconnu que ces deux cornes sont deux tuyaux creux & ouverts, d’où il sort une liqueur, qu’il soupçonne être les excréments de l’insecte. La partie antérieure de la tête est terminée par une trompe qui a ordinairement à-peu-près le tiers de la longueur du corps.
Les pucerons vivent en société ; ils s’attachent aux différentes parties des plantes, comme il a déjà été dit ; & ils sont quelquefois en si grand nombre, qu’ils couvrent des branches entières sur toute leur circonférence. Ils percent de leur trompe la première membrane de la partie de la plante à laquelle ils sont attachés, & se nourrissent du suc qu’ils en tirent. Ils changent de peau plusieurs fois ; & lorsqu’ils ont subi la dernière métamorphose, les uns paraissent avec des ailes, & les autres sans aile. On a cru d’abord que les pucerons ailés étaient les mâles, mais on a reconnu depuis que les uns & les autres ont la faculté de se reproduire même sans s’accoupler : il y a cependant des individus qui s’accouplent & qui sont féconds ; les individus de la même espèce qui ne s’accouplent pas sont également féconds. En pressant le ventre des pucerons qui ont pris leur dernier degré d’accroissement, on fait sortir de leur corps des embryons plus ou moins gros, & plus ou moins formés, soit qu’ils aient des ailes, soit qu’ils n’en aient point. Ces insectes causent beaucoup de dommage à de certaines plantes ; ceux qui s’attachent aux feuilles des pêchers, des pruniers, des chèvrefeuilles, &c. & ceux qui vivent sur les jeunes pousses du tilleul, du groseillier, du saule, &c. sont très-nuisibles : au contraire, les feuilles de l’abricotier, du sycomore, ne sont nullement altérées des piqures que font les pucerons qui se multiplient sur ces feuilles. Il y a plusieurs différentes sortes de vers, de scarabées qui se nourrissent de pucerons, & qui en détruisent une très-grande quantité. Mémoires pour servir à l’histoire des insectes, par M. de Réaumur, tome III. mém. ix. Voyez Insecte. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • parasitologie
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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