porcs (n. m.)

Bookmark and Share

Scientifique

  • Sus (Linné 1758)

Autres noms

  • cochons (n. m.)
  • cochons proprement dits (n. m.)
  • pourceaux (vieux) (n. m.)

Anglais

  • hog
  • pig

Etymologie

lat. porcus

Définition

Genre Sus de la fam. des suidés (Suidae), les porcins.
- Espèce Sus scrofa domesticus Linnaeus, 1758, le porc domestique - Mammifère euthérien cétartiodactyle, fam. des suidés. Le porc mâle castré est appelé cochon, le mâle entier, verrat.
Cf http://pigtrop.cirad.fr/

Détails

Description : C'est un quadrupède à pieds fourchus. La tête, est courte et portée bas par un cou bref. Le museau allongé, est terminé par un cartilage plat et rond percé par les narines. La dentition est complète, avec 44 dents. Les canines du mâle (croc ou crochet) sont à croissance continue. Les soies, des poils raides, sont clairsemées. Les mamelles sont nombreuses : pectorales, abdominales et inguinales.
Domestication : Le porc dérive du sanglier Sus scrofa qu'on rencontre en Europe, en Afrique du Nord, et en Asie. Il a été domestiqué anciennement vers - 7000 à - 5000 en Anatolie ou en Chine.
Habitat : Il vit partout dans le monde, là où il n'y a pas d'interdit religieux pour le consommer.
Mœurs : Le porc est un monogastrique omnivore. Il valorise des produits excédentaires (noix de coco), des produits de cueillette (glands, châtaignes) et de nombreux sous-produits (sons, issues, déchets). Le cochon, porc, ou verrat grogne. Il vit 15 à 20 ans.
Utilisations : Il est élevé pour la chair. Sa viande est recherchée, sauf lors d'interdits religieux (islam, Juifs). Le rendement carcasse est très bon : de l'ordre de 70 %. La viande est maigre, car la graisse est localisée. La graisse du corps est appelée axonge et saindoux et la graisse sous-cutanée, lard. Il sert aussi à chercher des truffes. Les systèmes d'élevage sont variés, de l'extensif à l'industriel les plus extrêmes.
Hybrides : Une truie peut être fécondée par un sanglier. Les produits sont peu féconds entre eux. On distingue des races de type ibérique, subconcaves, de type celtique, concaves, et de type asiatique, ultra concaves.
* Exemples :
- Sus erymanthius, fossile du miocène supérieur,
- porc à l'engrais, cf engraissement,
- porc coureur (free range pig),
- porc danois, cf porc Landrace,
- porc nourrain (store pig),
- porc de boucherie (pig for slaughter, fat pig),
- porc domestique, porc mâle castré jeune (clean pig),
- porc castré (hog, barrow,
- verrat castré (stag, brawner),
- porc en finition (finisher, fattening pig),
- porc frais : viande non salée,
- porc lourd (lard type pig),
- porc rabougri, culot (bad doer, runt),
- verrat (boar, bran, hogg),
- viande de porc (pigmeat, pork, porkmeat).

" Les Cochons proprement dits (Sus L.) ont pour formule dentaire 3.1.4.3. / 3.1.4.3. Leurs incisives inférieures sont dirigées très obliquement en avant.
On découvre des restes fossiles du genre Sus dans le diluvium et dans le tertiaire jusqu'au miocène : ces formes éteintes se continuent d'ailleurs avec les genres Hyotherium et Palaeochœrus du miocène, et Chœropotamus de  l'éocène, mais ne paraissent pas dériver des Anoplothéridés, contrairement à ce qu'avait supposé A. Gaudry. Citons, d'après cet auteur, la série qui aboutit à notre Sanglier d'Europe : Sus chœroides et Lockarli du miocène moven, S. antiquus, palseochœurus, erymanthius et major du miocène supérieur, S. provincialis du pliocène inférieur, S. arvernensis du pliocène supérieur ; enfin, cette série se poursuit dans le diluvium par un Sus scrofa fossilis qui ne paraît pas se distinguer du Sanglier actuel. — Ajoutons que les cités lacustres ont montré une forme toute différente, dont il sera question plus loin. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1105-7)

Cochons domestiques (Sus scrofa domesticus Auct.). — La plupart des zoologistes rapportent les Cochons domestiques à une seule et même espèce, dont les divisions naturelles constituent des races. Mais, pour quelques-uns, au contraire, les différences qui existent entre les races dont il s'agit sont, en partie du moins, originelles, c'est-à-dire que les Cochons domestiques se rattachent à un certain nombre de types spécifiques primitifs. Cette question de l'unité ou de la pluralité de souche n'est pas d'ailleurs limitée au groupe des Cochons ; elle se pose également pour la plupart des animaux domestiques. Nous devons donc exprimer ici, une fois pour toutes, notre sentiment à cet égard.
D'après Cuvier, les Cochons domestiques proviendraient du Sanglier d'Europe (Sus scrofa L.). Pritchard et Roulin ont appuyé cette manière de voir en affirmant que, dans certaines régions de l'Amérique où les Cochons sont redevenus sauvages, leur poil et leurs allures sont à peu près semblables à ceux de nos Sangliers. I. Geoffroy Saint-Hilaire pensait, au contraire, que les Cochons d'Europe descendent des Sangliers d'Asie. Les uns et les autres, d'ailleurs, paraissent bien d'accord sur ce point, que tous les Cochons entretenus en domesticité appartiennent à une seule et même espèce.
Pourtant, cette manière de voir est sujette à discussion. D'après les indications données plus haut, les Sangliers répandus dans les diverses régions du globe représentent un très grand nombre de formes, que certains auteurs regardent comme autant d'espèces, et dont les autres font de simples races géographiques pouvant être rapportées à quelques espèces types ou « bonnes espèces ». Or, si l'on examine de même les Cochons domestiques, on est amené à reconnaître qu'ils offrent des modifications correspondantes. Il suffit de comparer, par exemple, les Cochons du Tonkin avec nos Porcs normands ou gascons, pour reconnaître que ces formes diffèrent entre elles au moins autant que les races géographiques ou sous-espèces sauvages. Peut-être même les premiers paraîtront-ils assez différents des seconds pour que les uns et les autres soient considérés comme représentant de « bonnes espèces », d'une valeur égale à Sus vittatus et à Sus scrofa.
Mais les différences observées entre les formes domestiques ne seraient-elles pas précisément le résultat de la domestication, de la culture, de la sélection effectuée par l'Homme ? Il est certain que le problème de la détermination des types spécifiques, déjà fort difficile à résoudre, comme on l'a vu, pour les formes sauvages, offre des difficultés beaucoup plus grandes encore par l'introduction de ces éléments. Ce n'est pas tout : les représentants d'une même forme primitive ne se sont pas exclusivement reproduits entre eux ; bien au contraire, on constate presque partout des traces de mélange, se traduisant par un défaut d'harmonie dans les caractères et par des phénomènes de réversion. Dans ces conditions, il devient évidemment fort difficile de reconnaître, dans les populations porcines actuelles, les types primitifs auxquels ont doit les rapporter.
A. Sanson a pensé cependant que la chose n'était pas impossible, et, se basant sur les caractères ostéologiques, notamment sur ceux tirés du crâne, il a cru pouvoir affirmer que les diverses races de Porcs reconnues par les auteurs se rattachent à trois groupes principaux, qu'il qualifie de races, mais auxquels il donne la valeur d'espèces. Chacune de ces espèces ayant son origine et, partant, sa patrie distinctes, se compose d'un certain nombre de variétés produites sous l'influence du milieu, mais transmettant leurs caractères par hérédité, et correspondant par suite aux races des naturalistes...
Donc, s'il nous est permis de conclure par une note personnelle, nous dirons que pour les Porcs, comme pour la plupart des animaux domestiques, la pluralité de souche nous paraît difficilement contestable. Et nous entendons par là que les principaux types auxquels se rattachent nos races actuelles étaient déjà différenciés au moment où a été effectuée leur domestication, sans nous attarder à la question de savoir s'il convient d'accorder à ces types la valeur de races ou d'espèces. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1108-9)

" COCHON, s. m. (Hist. nat. Œconom. rustiq. Mat. med. Diete, & Myth.) sus ; animal quadrupède qu’on a mis au rang des animaux à pieds fourchus qui ne ruminent pas. Il est assez distingué par ses poils raides qu’on appelle soie, par son museau allongé & terminé par un cartilage plat & rond où sont les narines : il a quatre dents incisives dans la mâchoire supérieure, & huit dans l’inférieure, deux petites dents incisives en-dessus, & deux grandes en-dessous ; celles-ci sont pointues & creuses ; elles servent de défense à l’animal. Il se forme dans le cochon, entre la peau & le pannicule charnu, une sorte de graisse que l’on appelle lard : elle est fort différente de celle des animaux ruminants, & même de celle du reste du corps de cet animal ; on appelle celle-ci axonge. Les femelles ou truies ont jusqu’à six mamelles & plus ; elles portent jusqu’à vingt petits à la fois. Le cochon peut vivre quinze à vingt ans...
Porc, s. m. (Chaircuiterie & Commerce.) les Chaircuitiers font à Paris le commerce de la chair de porc fraîche & cuite, & de toutes les marchandises & issues qu’on peut tirer de cet animal. Il fournit aussi plusieurs choses pour le négoce & les manufactures ; savoir, les jambons qui font partie du commerce des épiciers, le poil ou soie qui se vend par les merciers-quincailliers, le saindoux & la graisse dont on se sert dans les manufactures pour l’ensimage des étoffes de laine. (D. J.) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • porc, porcin
  • zoologie
  • zootechnie

Classification française

  • mammifères
  • suidés

Classification scientifique

  • Suidae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [19/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32141 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15733 photos ou dessins.