poil (n. m.)

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Anglais

  • hair
  • pilus

Définition

Cette phanère qui pousse sur la peau des mammifères est un tube creux renflé au fond. Il a un rôle de protection et aide à garder la chaleur.

Détails

Il comprend la moelle, la corticale, l'épidermicule et la cuticule. Il comprend la tige et la racine. La racine, enfoncée dans la peau, est entourée d'une gaine, le follicule pileux. Celui-ci finit par un renflement, le bulbe pileux qui commence par une petite dépression, la papille par où pénètrent des vaisseaux sanguins. Le muscle érecteur du poil ou horripilateur, permet de redresser le poil (chair de poule). Il a un canal médullaire fort et n'a pas d'écailles coronaires hérissées comme la laine.
Exemples :
- barbe (beard),
- cheveu (hair),
- poil de garde (cover hair),
- poil dru (close hair),
- perte de poil (hair loss),
- poil clavé (club hair),
- poil dur (wire hair, rough hair),
- poil hérissé (harsh coat),
- poil de garde (cover hair),
- poils absorbants (root hair, primary hair),
- poils longs, cf mouton Arabe du Tchad (Mouton Arabe à poils longs, "Maure" à poils longs), mouton Maure noir (Maure à poils longs).

" Mammifères ... Les poils existent, en effet, chez tous les Mammifères. Ceux mêmes qui paraissent en manquer tout à fait en possèdent des vestiges, soit pendant le jeune âge, soit dans des régions où ils sont cachés par des plis. Un poil n'est autre chose qu'un appendice tégumentaire dérivé de la couche épidermique et implanté dans une étroite cavité qui pénètre jusque dans la profondeur du derme et porte le nom de follicule pileux. Celui-ci offre à son fond une saillie conique, vasculaire et nerveuse, la papille, qui est l'organe producteur et nourricier du poil. Au follicule sont annexés, en outre, des glandes sébacées et un faisceau musculaire lisse qui est situé du côté de l'inclinaison du poil et s'étend de la face superficielle du derme au fond du follicule. Quand ces faisceaux, qu'on a qualifiés ajuste titre de muscles horripilateurs, entrent en contraction sur une surface étendue, on voit les poils se redresser en soulevant la peau : c'est à ce phénomène qu'on donne le nom de « chair de poule ». Dans le poil lui-même, on distingue une partie libre, la lige, et une partie cachée dans le follicule, la racine ; celle-ci offre à sa base un renflement, le bulbe du poil, qui coiffe la papille. Sur une coupe, le poil se montre formé de trois couches superposées : une cuticule, mince lamelle constituée par des cellules cornées, une couche corticale munie de granulations pigmentaires qui font défaut dans les poils blancs, et une substance médullaire, qui peut manquer entièrement (Porc).
Le pelage des Mammifères comprend le plus souvent deux sortes de poils... — Les follicules pileux sont toujours pourvus de nombreuses terminaisons nerveuses, qui transmettent les impressions tactiles ; mais cette disposition est surtout bien accusée dans les vibrisses, véritables organes du tact, qui sont implantés dans la lèvre supérieure de beaucoup de Mammifères.
La disposition et la coloration du système pileux fournissent des éléments importants à la zoologie descriptive, mais il faut tenir compte de certaines variations qui peuvent se produire sous des influences diverses. Ainsi, dans les régions tempérées, la teinte du pelage devient souvent blanche en hiver (Hermine). On sait aussi quelle a été. à cet égard, l'influence de la domestication : nous noterons seulement la prédominance, chez nos animaux domestiques, des trois couleurs blanche, noire et rousse. — D'autre part, il ne faut pas oublier que les poils tombent, chez beaucoup de Mammifères, d'une façon périodique, et qu'ils sont remplacés par d'autres se formant dans les mêmes follicules. À cette mue correspond souvent un changement de couleur. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1067-8)

" POILS, s. m. (Anatomie.) ce qui croît sur la peau de l’animal en forme de filets déliés. Voyez Peau.
Il y a de deux sortes de poils ; les uns dont nous parlerons plus loin, naissent de leur propre bulbe dans la graisse ; les autres sont plus courts, & ne percent pas la peau, ils paraissent venir des papilles ; mais soit qu’ils en viennent ou de plus loin, c’est-à-dire de la membrane cellulaire, ils ont une tige molle qui se distingue sous l’épiderme, s’élève au-dessus de la peau, trouve une propre fossette dans l’épiderme, entre dans un entonnoir quelquefois long de deux lignes, & de la surface de l’épiderme arrive au poil ; & ne faisant qu’un tout avec ce même petit entonnoir, devenu cylindrique, se change ainsi en poil, qui pour cette raison suit l’épiderme lorsqu’on l’arrache... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • anatomie
  • histologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [05/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32076 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15339 photos ou dessins.