plume (n. f.)

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Anglais

  • feather
  • pen

Etymologie

lat. pluma, duvet

Définition

Phanère très légère d'un oiseau constituée d'un axe, la hampe (calamus), avec tige (main schaft) et rachis lequel supporte des barbes (barbs) accrochées par des barbules (barbules) constituant les vexilles (vane). Selon leur type, les plumes jouent un rôle pour le vol, le revêtement de la peau ou l'isolation thermique. Les plumes du vol augmentent la surface des ailes pour un poids très faible

Détails

" La peau est toujours revêtue de plumes, productions épidermiques qui se développent dans des follicules au fond desquels se trouve le bulbe formateur. Une plume complète se compose d'un axe primaire ou hampe et d'une lame (vexillum) formée par des barbes. La hampe comprend un tube corné basilaire, le tuyau (calamus), continué par une tige pleine ou rachis. Le tube corné renferme les restes desséchés et spongieux de la papille, constituant ce qu'on appelle l'âme de la plume; il offre, à chacune de ses extrémités, un petit orifice appelé ombilic. La tige porte, sur ses parties latérales, des lamelles aplaties nommées barbes, munies de barbules souvent frangées qui s'accrochent mutuellement ; sa face inférieure est parcourue par un sillon dans lequel nait souvent, près de l'ombilic supérieur, un appendice ou hyporachis pourvu lui-même de barbes.
La forme des plumes est assez variable. Lorsque la tige est réduite, les barbes souples et les barbules sans crochets, on leur donne le nom de plumules (duvet). Celles à tige grêle et à barbes atrophiées sont dites plumes filiformes. Enfin, on nomme pennes les grandes plumes qui sont insérées sur le bord de l'aile et à la queue. Les pennes de l'aile sont appelées rémiges (remigare, ramer), celles de la queue, rectrices (regere, diriger). Les rémiges fixées sur la main sont qualifiées de primaires, à l'exception d'un petit faisceau implanté sur le pouce (rémiges bâtardes : celles de lavant-bras sont dites secondaires, et celles de l'humérus, scapulaires. Les rectrices, souvent au nombre de 12, sont susceptibles de se mouvoir ensemble ou isolément. De même que les rémiges, elles sont recouvertes à la base par des plumes plus petites, nommées couvertures ou tectrices.
Le renouvellement des plumes (mue) s'effectue d'une façon assez régulière chez les Oiseaux. Il s'accomplit principalement vers la fin de l'été. La mue dite de printemps est peu importante, mais souvent alors il se produit une modification du coloris, par suite de laquelle le plumage d'hiver se transforme en parure de noces. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1019-20)

"Le corps des oiseaux est garni de plumes qui varient souvent par la finesse, la forme et le coloris. Elles tombent tous les ans, mais elles sont vite remplacées par d'autres qui prennent quelquefois chez le mâle une couleur plus brillante, surtout au printemps. C'est cette chute périodique qui rend l'oiseau malade, et que l'on nomme mue. Chez la plupart, le mâle ne ressemble pas à la femelle, et les jeunes portent la livrée de leur mère dans leur jeune âge. " (Crespon J., 1844. Faune méridionale ou description de tous les animaux vertébrés vivants et fossiles, sauvages ou domestiques... du Midi de la France. Nîmes, Chez l'auteur ed., 2 vol., 1er vol., 320 p., p. 114)

" PLUMES des oiseaux, (Ornithol.) Les plumes des oiseaux ont beaucoup de beautés particulières, & diffèrent les unes des autres non-seulement dans leurs couleurs & formes générales, mais encore dans la construction de chaque partie qui les compose, comme leurs barbes, leurs tuyaux, &c. Il est aisé de s’en convaincre en examinant les plumes d’autruche, du paon, de l’aigle, du cygne, du perroquet, de la chouette, enfin de toutes les espèces d’oiseaux que nous connaissons.
Le tuyau de chaque plume est raide & creux vers le bas, ce qui le rend en même temps fort & léger ; vers le haut il n’est pas seulement moins dur, mais de plus il est rempli d’une espèce de moelle huileuse qui le nourrit, & contribue en même temps à sa force & à sa légèreté. La barbe des plumes est rangée régulièrement des deux côtés, mais avec cette différence qu’elle est large d’un côté & étroite de l’autre, pour mieux aider au mouvement progressif des oiseaux dans l’air.
Les bords des filets extérieurs & étroits de la barbe, se courbent en bas, au lieu que les intérieurs sont plus larges & se courbent en haut ; par ce moyen les filets tiennent fortement ensemble, ils sont clos & serrés lorsque l’aile est étendue : de sorte qu’aucune plume ne perd rien de sa force, ou de l’impression qu’elle fait sur l’air... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [23/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32144 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15746 photos ou dessins.