piqure (n. f.)

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Autres noms

  • piqûre (anc. ortho.) (n. f.)
  • piquure (anc.) (n. f.)

Anglais

  • bite
  • pitting
  • prick
  • sting

Définition

Lésion de la peau et des tissus par un objet pointu.

Détails

Les piqûres d'insectes peuvent être dangereuses. L'effet dépend de l'espèce d'insecte, de l'endroit piqué (visage, veine, etc.) et de la sensibilité de la personne (allergie, diabète, cardiaque, etc.)
Exemples :
- injection, cf injection,
- piqûre d'abeille (bee sting),
- piqûre d'insecte (insect bite), cf vinaigre,
- piqûre de frelon,
- piqûre de guêpe,
- piqûre de puce (flea bite),
- piqûre de scorpion s'il se sent menacé, souvent très douloureuse, pouvant être mortelle (certaines espèces de scorpions d'Afrique et Moyen-Orient),

- piqûre de serpent,
- piqûre de vive, cf vives.

" La piqûre des Scorpions etl très douloureuse. Elle est suivie d'une inflammation locale souvent accompagnée de fièvre et de vomissements. Les grandes espèces seules produisent des accidents plus graves et sont capables de donner la mort à l'Homme. Encore le fait est-il moins commun qu'on ne le pense généralement. Aucune espèce européenne ne parait causer de piqûres mortelles. En Algérie, les cas de mort sont très rares et se rapportent toujours à des enfants. Et même dans les régions tropicales, où la mortalité résultant de ce chef est parfois très élevée chez les enfants, il est tout à fait exceptionnel de voir succomber des adultes sains.
Comme on ne connaît aucun antidote rationnel, on se borne à combattre les accidents locaux à l'aide de lotions d'eau ammoniacale ou phéniquée, de cataplasmes ou d'embrocations huileuses opiacées... [ancien]. Du reste, comme dans la plupart des blessures venimeuses, il est possible d'enrayer l'absorption du venin par la succion du point piqué ou l'application d'une ventouse. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 727)

" PIQUURE, terme de Chirurgie, plaie faite par un instrument piquant. Les panaris ont presque toujours pour cause une piqure d’aiguille ; les piqures sont ordinairement plus dangereuses que les plaies plus étendues faites par instrument tranchant. Le séjour du sang dans le trajet de la division, peut donner lieu à des abcès ; s’il y a quelque partie nerveuse de piquée, il en résulte quelquefois les accidents les plus graves, tels que la douleur, la tension inflammatoire, le spasme de la partie, les convulsions de tout le corps : la fièvre s’allume, & l’étranglement de la partie la fait tomber en gangrène. Ainsi la réunion des parties divisées, qui est le but auquel l’art doit tendre dans toute solution de continuité contre l’ordre naturel, ne peut être obtenue primitivement dans les piqures qui sont accompagnées de quelque accident ; il faut pour y remédier faire cesser le désordre local qui consiste dans la tension & le tiraillement des fibres blessées, une incision suffit dans les cas simples. Les anciens brûlaient toute l’étendue d’une plaie où un nerf avait été piqué, avec de l’huile de térébenthine bouillante ; cette cautérisation faisait cesser les accidents, comme on détruit la douleur de dents, en brulant avec un fer rouge, le nerf qui est à découvert par la carie : lorsque la cautérisation ne réussissait pas, on n’hésitait point à faire des incisions transversales pour couper absolument les parties dont la tension était l’origine de maux formidables.
La piqure ou morsure des animaux venimeux a des suites très-funestes, tant par la qualité délétère du poison, que par la blessure des parties nerveuses. Dans les pays où la morsure des animaux venimeux est la plus dangereuse, comme en Afrique, les habitants ne se guérissent que par des applications extérieures ; les secours de l’art ont toujours été dirigés dans la vue d’empêcher le venin de s’étendre, & de lui ouvrir une issue au-dehors ; c’est ce qui a fait prescrire de fortes ligatures au-dessus de la blessure ; & de laver promptement la plaie avec de l’urine ou de l’eau salée, de l’eau de-vie, du vin chaud, du vinaigre, dans laquelle lotion on faisait dissoudre de la plus vieille thériaque qu’on pouvait trouver ; le malade y tiendra la partie piquée assez de temps, & la liqueur doit être la plus chaude qu’il pourra la supporter : on applique ensuite de la thériaque [sic]... Ce traitement a sans doute eu souvent le succès qu’on en espérait : des personnes très-robustes ont pu résister à l’action des remèdes chauds pris intérieurement, d’autres s’en sont très-mal trouvé...
La morsure des vipères ne donne pas tant de délai ; en peu d’heures les personnes mordues souffrent des anxiétés mortelles, le teint devient jaune, elles vomissent de la bile verte ; le membre piqué devient douloureux, se gonfle prodigieusement & devient noir... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • abeille
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32045 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 14952 photos ou dessins.