perle (n. f.)

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Autre nom

  • margariton (n. m.)

Anglais

  • pearl

Etymologie

ital. perla, lat. margarita

Définition

Ce bijou est une boule brillante formée de couches concentriques de nacre ayant entouré un corps étranger (tel qu'une larve de Cestode ou de Trématode, un grain de sable) situé entre la coquille et le manteau de certaines espèces de mollusques. C'est donc une maladie du mollusque, naturelle ou artificielle, la margaritose.

Détails

La perle est incomplète, ou perle de nacre ou demi-perle quand elle forme une saillie hémisphérique à la surface de la coquille. La perle complète ou perle fine est une poire ou une boule complète. Le lustre ou éclat de la perle est une sensation de velouté, l'orient est une impression de profondeur dans un milieu à tonalité chaude. L'eau des perles fines résulte de l'ensemble lustre et orient. La perle jaunit en vieillissant. Le poids est calculé en carats (1/20 g) et en grains (1/4 carat). Les fausses perles sont fabriquées avec des boules de verre enduites ou emplies d'essence d'Orient, un extrait d'écailles de poissons ou faites avec une sorte de cristal coloré. De nombreuses espèces de mollusques à nacre épaisse peuvent produire des perles : le jambonneau donnant souvent des perles à coloration originale (rouge, jaune, brune, noire, blanche), les moules d'étang ou anodontes, les moules de rivière ou unios, les dipsas en Chine, le pteria, l'Huître commune, et l'Huître perlière.

" PERLE, s. f. perla ou margarita, (Hist. nat.) corps dur, blanc & luisant, ordinairement arrondi, que l’on trouve dans plusieurs coquillages, mais surtout dans celui qui est appelé la nacre de perle, la mère-perle, l’huitre à écaille nacrée, &c. mater perlanum, concha margaritifera, &c. La coquille de la mère-perle est bivalve, fort pesante, grise & ridée en-dehors, blanche ou de couleur argentée, unie & luisante en-dedans, un peu verdâtre, aplatie & circulaire.
Les plus belles perles se trouvent dans l’animal qui habite cette coquille ; il y en a aussi qui sont adhérentes aux parois internes de la coquille. Chaque coquillage de mère-perle produit ordinairement dix ou douze perles : un auteur qui traite de leurs productions prétend en avoir trouvé cent cinquante dans un seul animal, mais leur formation avait différents degrés ; les plus parfaites ou les plus avancées tombent toujours les premières, tandis que les autres restent au fond de la coquille...
Pour une perle qui se trouve dans le corps de l’animal, il y en a mille qui sont attachées à la coquille comme autant de verrues... On ne donne proprement le nom de perle qu’à ce qui ne tient point à la coquille, la coquille elle-même s’appelant nacre de perle. Les pièces qui ont tenu à la coquille, & qui en ont été détachées par l’adresse de l’ouvrier, se nomment loupes de perles, qui ne sont en effet autre chose que des excroissances arrondies, ou des pièces de sa coquille, quoiqu’on les prenne fort souvent pour la coquille même...

Perle, Cataracte ou Taye, en terme de Médecine, se dit d’une tache sur l’œil ou d’une membrane épaisse qui n’est pas naturelle.

Perle, (Mat. méd.)
les louanges pompeuses données aux perles par les anciens pharmacologistes, exactement appréciées d’après les lumières de la saine chimie & de l’observation, doivent être réduites à l’assertion simple & positive que cette concrétion animale n’est autre chose dans l’ordre des médicaments, qu’un absorbant terreux parfaitement analogue aux yeux d’écrevisse, à l’écaille d’huitres, aux coques d’œufs, &c... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Section

  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [05/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32076 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15339 photos ou dessins.