paupières (n. f.)

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Anglais

  • eyelid
  • palpebra

Définition

Replis de la peau mobiles protégeant et pouvant recouvrir l'oeil.

Détails

On distingue :
- la paupière supérieure (upper eyelid),
- la paupière inférieure (lower eyelid),
- la 3e paupière ou membrane nictitante (third eyelid), plus ou moins développée selon les espèces.

" PAUPIERE, s. f. (Anatomie.) les paupières sont une espèce de voiles ou rideaux placés transversalement au-dessus & au-dessous de la convexité antérieure du globe de l’œil. Il y a deux paupières à chaque œil, une supérieure & une inférieure. La paupière supérieure est la plus grande & la plus mobile dans l’homme. La paupière inférieure est la plus petite, & la moins mobile des deux. Les deux paupières de chaque œil s’unissent sur les deux côtés du globe. On donne aux endroits de leur union le nom d’angles, & on appelle angle interne, ou grand angle, celui qui est du côté du nez ; & angle externe, ou petit angle, celui qui est du côté des tempes.
Les paupières sont composées de parties communes & de parties propres ; les parties communes sont la peau, l’épiderme, la membrane cellulaire ou adipeuse. Les parties propres sont les muscles, les tarses, les cils, les points ou trous ciliaires, les points ou trous lacrymaux, la caroncule lacrymale, la membrane conjonctive, la glande lacrymale, & enfin les ligaments particuliers qui soutiennent les tarses. De toutes ces parties des paupières, les tarses & leurs ligaments en sont comme la base.
Les bords de chaque paupière en leur entier, sont formés par le bord du tarse, & la rencontre de la membrane interne avec la peau de l’épiderme. Ce bord a une petite largeur plate, depuis deux ou trois lignes de distance de l’angle interne des paupières, jusqu’à l’angle externe, vers lequel la largeur va en diminuant. Cette largeur qui n’est que l’épaisseur aplatie des paupières, est taillée obliquement, de sorte que quand les deux paupières se touchent légèrement, elles forment avec la surface du globe de l’œil, un canal triangulaire.
Le bord aplati de chaque paupière est garni d’une rangée de poils qu’on appelle cils ; ceux de la paupière supérieure sont courbés en haut, & plus longs que ceux de la paupière inférieure qui sont courbés en bas. Les rangées sont du côté de la peau ; elles ne sont pas simples, mais plus ou moins inégalement doubles & triples. Les poils sont proportionnément plus longs vers le milieu des paupières, que vers les extrémités, & il ne s’en trouve point ordinairement à la distance marquée de l’angle interne.
Le long du même bord des paupières, vers la membrane interne, ou du côte de l’œil, paraît une rangée de petits trous, qu’on peut appeler trous ou points ciliaires.
On compte ordinairement deux muscles aux paupières ; un propre ou particulier à la paupière supérieure, nommé muscle releveur de cette paupière ; & un commun aux deux paupières, appelé muscle orbiculaire des paupières, lequel on subdivise différemment.
La paupière supérieure dans l’homme a beaucoup plus de mouvement que la paupière inférieure. Les petits clignotements simples qui arrivent de moment en moment, dans les uns plus, dans les autres moins, se sont à la paupière supérieure alternativement par le releveur propre, & par la portion palpébrale supérieure du muscle orbiculaire. Ils se font aussi alternativement & en même temps à la paupière inférieure du muscle orbiculaire, mais très-peu à cause du petit nombre des fibres palpébrales inférieures.
Ces mouvements légers, surtout celui de la paupière supérieure, ne sont pas si faciles à expliquer, conformément à la vraie structure. Les mouvements qui font tout-à-fait froncer les paupières, & qu’on fait ordinairement pour tenir un œil bien fermé, pendant qu’on regarde fixement avec l’autre, peuvent être assez clairement expliqués par la simple contraction de toutes les portions du muscle orbiculaire. Ces derniers mouvements sont aussi abaisser les sourcils, de sorte qu’on peut les mouvoir en trois différentes manières ; savoir en haut par les muscles frontaux, on bas par les muscles orbiculaires, & en devant par les muscles sourcilliers... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [14/10/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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