oviducte (n. m.)

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Autres noms

  • salpinx
  • trompe de Fallope
  • trompe ovarienne
  • trompe utérine
  • tube utérin

Anglais

  • Fallopian tube
  • oviduct
  • uterine tube

Etymologie

lat. ovum, œuf et ductus, conduit;
de Fallope de Modène, qui mourut en 1562

Définition

Partie antérieure des voies génitales femelles et en particulier de l'utérus. Conduit permettant à l'oeuf (ou l'ovocyte) de passer de la cavité abdominale où se trouve l'ovaire à l'utérus. La fécondation s'y produit et l'oeuf commence à s'y multiplier.

Détails

La fécondation y a lieu chez de nombreux mammifères dont l'homme. Leur paroi est musculeuse et leur muqueuse a un épithélium à cils vibratiles permettant de propulser l'oeuf fécondé vers les cornes de l'utérus. Il s'y rattache progressivement par la jonction utéro-tubaire.

" Oiseaux ... — L'oviducte n'est pas seulement un conduit vecteur : il fournit encore à l'œuf divers produits complémentaires.  Il se divise en trois régions principales : la trompe, le tube albuminipare et la chambre coquillière (utérus). La trompe n'est pas en continuité directe avec l'ovaire, mais elle se dilate à son extrémité libre en un pavillon non frangé, qui recueille l'ovule au moment de la déhiscence du calice.
Le tube albuminipare, comme son nom l'indique, sécrète l'albumine (blanc de l'œuf ou albumen) qui se dépose par couches successives autour du vitellus. On en distingue trois couches principales, de densité différente : la première, ou couche profonde, est très compacte et, par suite du mouvement de rotation que subit l'œuf dans son trajet, elle forme à chacun des deux pôles une sorte de ligament spirale désigné sous le nom de chalaze ; les deux autres couches sont de plus en plus fluides.
Enfin, dans la portion terminale de l'oviducte, l'albumen s'enveloppe d'une membrane dite coquillière ou testacée, qui se compose de deux lames et s'entoure elle-même d'un produit de sécrétion calcaire, formant la coquille. Celle-ci est perméable à l'air, aussi bien que la membrane, dont les deux lames s'écartent, au pôle obtus de l'œuf, pour constituer une chambre à air.  " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1027)

" Trompes de Fallope, en Anatomie, sont deux canaux qui partent du fond de la matrice, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, & qui aboutissent aux ovaires : elles ont beaucoup de part dans les opérations de la conception. Voyez Conception.
On les appelle tubæ, c’est-à-dire, trompes à cause de leur forme ; parce qu’à leur commencement ou à leur extrémité qui est dans la matrice, elles sont si étroites, qu’on aurait peine à y introduire une aiguille à tricoter ; mais à mesure qu’elles s’avancent vers les ovaires, elles deviennent plus grosses, & sont enfin assez larges pour y mettre le doigt ; d’où elles se contractent encore, & aux extrémités qui sont proches des ovaires, elles s’étendent comme un feuillage qui est garni tout autour d’une frange faite d’un nombre infini de petites fibres qui ressemblent assez au pavillon d’une trompette.
Les trompes de Fallope ont quatre ou cinq pouces de long : elles sont composées d’une double membrane qui vient des membranes internes & externes de l’utérus. Leur extrémité vers l’ovaire, dans le temps de la conception, temps auquel toute la trompe se dilate, s’attache à l’ovaire & l’embrasse, quoique dans un autre temps elle paroisse en être un peu distante & ne toucher que superficiellement avec sa frange le côté inférieur de l’ovaire.
L’usage de ces trompes est de transporter la semence, ou plutôt les œufs de la femme & des autres animaux, des testicules ou ovaires dans l’utérus ou la matrice. Voyez Ovaire & Matrice.
Elles sont composées pour la plus grande partie de fibres charnues dont les unes sont longitudinales & les autres circulaires, & d’un tissu de veines & d’artères qui forment une espèce de corps réticulaire ou creux, qui est semblable au clitoris. Cette structure les rend capables de dilatation & de contraction, suivant la quantité & l’obstacle que le sang y apporte ; & par conséquent, suivant la manière dont elles se redressent & embrassent l’ovaire pendant le coït ; ce qu’elles ne peuvent pas faire dans leur état naturel.
Elles tirent leur dénomination de Fallope de Modène, qui mourut en 1562, & qu’on regarde comme celui qui les a découverts le premier : cependant nous trouvons que Rufus d’Ephèse en a fait une description exacte, longtemps avant Fallope.
Les œufs ou embryons sont quelquefois arrêtés dans les trompes de Fallope, sans pouvoir descendre dans la matrice... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • anatomie
  • reproduction

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [02/06/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32063 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15237 photos ou dessins.