ovaire (n. m.)

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Anglais

  • ovary

Etymologie

lat. ovum, œuf

Définition

Glande génitale (gonade) femelle présente par paire de chaque côté de l'utérus en région lombaire chez les mammifères domestiques. Il produit des gamètes femelles, les ovules et sécrète des hormones : œstrogènes(par les follicules) et progestérone (par le corps jaune).

Détails

" Mammifères ... Il existe toujours deux ovaires, sauf chez les Monotrèmes, dont celui du côté droit est atrophié. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1085)

" OVAIRE, s. m. (Botan.) parmi les Botanistes le mot ovaire désigne l’endroit où les semences des plantes sont attachées, & où elles reçoivent leur nourriture. Il y a des plantes dont l’ovaire est découvert, comme celui des renoncules, du clématitis, &c. Il y en a d’autres dont l’ovaire est fait en cornet, en gaine, en boëte, &c. & par conséquent dont les semences sont couvertes, comme on le voit dans l’aconit, dans la linaire, dans l’apocin, &c. Ainsi le mot d’ovaire est plus étendu que celui de capsule, car toutes les capsules sont des espèces d’ovaire, & tous les ovaires ne sont pas des capsules. (D. J.)

Ovaire, s. m. (Anatom.) les deux corps blanchâtres, ovales, aplatis, qu’on nomme ovaires, attachés aux côtés du fond de l’utérus, si petits avant l’âge de puberté, relevés & polis dans cet âge, ridés dans les vieilles, & remplis de cicatrices dans celles qui ont eu plusieurs enfants, sont d’une substance encore inconnue ; voici ce qu’en disent les Anatomistes.
Ces organes sont situés dans le bassin de l’hypogastre, sur la face interne de l’os des îles, aux côtés du fond de la matrice, dont ils ne sont éloignés que de deux bons travers de doigt. Ils sont attachés à ce viscère par un ligament fort,... ; & les trompes de Fallope leur tiennent encore lieu d’une seconde attache à la matrice, aussi bien que ses ligaments larges, sur lesquels ils sont placés : par-en-haut, ils sont attachés aux vaisseaux spermatiques, par le moyen du péritoine, de sorte qu’ils y sont comme suspendus. Lorsque les femmes ne sont pas grosses, leur situation est parallèle au fond de la matrice ; mais au temps de la grossesse, ils approchent plus de ses côtés & de son cou, dont son fond se trouve alors fort éloigné.
La figure des ovaires n’est pas exactement ronde, mais large & aplatie, tant à leur partie antérieure, qu’à leur partie postérieure ; & leur surface est inégale dans les vieilles femmes, mais égale & polie dans les jeunes. Leur grandeur est différente selon les âges : les jeunes filles les ont d’un plus gros volume que les femmes d’un âge avancé ; leur grosseur n’excède pas néanmoins pour l’ordinaire celle d’un œuf de pigeon...
Il y a des choses bien singulières à remarquer dans les ovaires : il ne s’y rencontre que trop communément de petites vésicules, qui sont remplies d’une eau claire & limpide, lesquelles étant cuites comme les œufs des volatiles, deviennent dures, & ont la même couleur & le même goût que le blanc de ces œufs ; ce qui est cause qu’on les prend pour la matière de la génération ; qu’on les fait servir aux mêmes usages que les œufs des oiseaux ; qu’on leur en donne le nom, & celui d’ovaires aux deux organes qui les contiennent. Ces œufs ont chacun deux membranes propres, qui sont parsemées d’un grand nombre de petites branches de veines, d’artères & de nerfs...
Les œufs diffèrent beaucoup les uns des autres dans un même ovaire. Dans les femmes les plus gros œufs ne passent pas la grosseur d’un pois : on les trouve dans tous les animaux. L’âge & la grossesse y apportent un grand changement ; car dans les jeunes animaux ils sont fort petits, & plus gros dans ceux qui sont âgés. On en trouve quelquefois jusqu’à 20 dans un ovaire, enfermés chacun dans une petite cellule, à laquelle se terminent beaucoup de veines & d’artères, tant pour porter la nourriture à l’œuf, que pour remporter le superflu... (D. J.)

Ovaire, pierre, (Hist. nat.) lapis ovarius ; pierre formée par un assemblage de petits globules semblables à des œufs de poisson. Voyez Oolite. (—) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • anatomie
  • botanique
  • reproduction
  • zoologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [04/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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