oursins (n. m.)

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Scientifique

  • Echinidae
  • Arbaciidae
  • Diadematidae

Autres noms

  • châtaignes de mer
  • échinidés
  • hérissons de mer
  • oursins vrais

Anglais

  • sea urchin

Etymologie

d'ours

Définition

Familles d'échinodermes... Echinoidea Euechinoidea Echinacea Echinoida. Les piquants serrés font penser à la fourrure de l'ours. Le squelette est appelé test. Au centre de la face ventrale s'ouvre la bouche entourée de 5 dents animées par la lanterne d'Aristote (symétrie pentaradiée). On consomme crus les cordons ovariens orangés de la femelle. Ceux du mâle sont jaune ± vif.

Détails

Exemples (oursins réguliers) :
- Arbacia lixula, oursin noir (Arbaciidae), aux longs piquants fins et cassants, toujours noirs, comestible, mais parfois au goût amer. Il adhère fortement aux rochers ; présent en fonds rocheux en Méditerranée ;
- Arbaciella elegans, arbaciella (Arbaciidae), présent en fonds rocheux en Méditerranée ;
- Centrostephanus longispinus, oursin diadème (Diadematidae), présent en fonds rocheux en Méditerranée ;
- Echinocardium cordatum, oursin de sable, œuf de grisard, échinocarde, spatangue, oursin des sables ; L. 5 cm ; des piquants gris le couvrent densément, dirigés en arrière ; l'anus est sur le côté de la face inférieure ; il habite le sable ou la vase enfoui jusqu'à 20 cm de profondeur ;
- Echinocardium mediterraneum, oursin coeur, gris-blanchâtre, présent en fonds meubles en Méditerranée,
- Echinus acutus, oursin jaune (Echinidae), présent en fonds rocheux en Méditerranée,
- Echinus esculentus, oursin comestible de l'Atlantique (esculentus, comestible)  : piquants courts et  serrés. Peu recherché ;
- Echinus melo, oursin melon, oursin comestible de Méditerranée(Echinidae), à piquants couts et serrés, avec des faisceaux jaunâtres sur le test, présent en fonds rocheux en Méditerranée,
- Heterocentrotus mammillatus, oursin à crayons d'ardoise (pencil slate sea urchin) ;
- Paracentrotus lividus, Strongylocentrotus lividus, oursin livide, oursin commun (Echinidae), présent en fonds rocheux en Méditerranée, cf oursin livide,
- Psammechinus microtuberculatus, oursin grimpeur (Echinidae), diam. max. 4 cm, présent en fonds rocheux et fonds meubles en Méditerranée,     
- Psammechinus miliaris, oursin vert (sand urchin) de l'Atlantique ; test 5 cm ;  consomable, habitant le sable, aux piquants massifs à extrêmité violette ; vert-olive à brunâtre ; il mange des algues ;

- Sphaerechinus granularis, oursin granuleux, oursin bleu (Toxopneustidae), comestible, en Atlantique et Méditerranée, violet, l'extrémité des piquants étant blanche ; diamètre 12 cm ; présent en fonds rocheux en Méditerranée ;
- Strongylocentrotus droebachiensis, oursin vert, oursin commun (fam. des Strongylocentrotidae), dans l'hémisphère nord.
(Réf. (en Méditerranée) : http://www.cotebleue.org/).
Cf aussi "oursins irréguliers".

" Sous le nom vulgaire de Châtaignes de mer, les Oursins entrent pour une certaine part dans l'alimentation des habitants du littoral. On en expédie même aujourd'hui sur nos marchés. Les espèces les plus recherchées sont : l'Oursin commun (Strongylocentrotus lividus), répandu sur presque toutes les côtes européennes ; l'Oursin comestible (Echinus esculentus), de l'Atlantique et de la Méditerranée ; l'Oursin melon (Echinus melo), de la Méditerranée, etc. On rejette le canal digestif, qui est toujours rempli d'Algues et de sable, et on ne mange que les glandes génitales de l'animal vivant. Dans certaines localités du Midi de la France, on boit en outre le liquide de la cavité générale, comme excitant des fonctions digestives...
... le liquide de l'Oursin commun, ... quelque peu différent de l'eau de mer. Ce liquide renferme, en particulier, de l'urée et une leucomaïne particulière. C'est probablement à cette dernière qu'il faut attribuer les phénomènes d'intoxication souvent observés dans les pays chauds après ingestion d'Oursins. Ces accidents sont surtout communs au moment du frai, et il est indiqué, par suite, de ne faire usage de cet aliment qu'en dehors de la période de reproduction, c'est-à-dire de septembre à avril. Dans les mois d'été, l'activité des glandes génitales entraîne sans doute la production d'une plus grande quantité de leucomaïne. " (Raillet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 204)

" Oursin, Hérisson de mer, Châtaigne de mer, echinus marinus ; animal marin qui tire son nom du grand nombre de pointes dont tout son corps est entouré, ce qui lui donne quelque ressemblance avec le hérisson. Il y a beaucoup de différentes espèces d’oursins. Les anciens naturalistes croyaient avec raison que les pointes des oursins leur tenaient lieu de jambes, & qu’ils s’en servaient pour marcher ; mais M. Gandolphe, mémoires de l’acad. royale des Sciences, ann. 1709, a cru voir que les oursins avoient de vraies jambes disposées autour de leur bouche. Il prétendait que les pointes de ces animaux ne contribuaient en rien à leur mouvement progressif. M. de Reaumur a reconnu depuis le contraire ; il a vu très-distinctement que les oursins ne se servent que de leurs pointes pour aller en-avant ; il a observé aussi les parties que M. Gandolphe avait pris pour des jambes, ce sont des espèces de cornes semblables à celles des limaçons, dont l’usage est très-différent de celui que M. Gandolphe leur a attribué, puisqu’elles servent à fixer & à arrêter l’animal, qui s’attache avec ces parties sur quelque corps solide, au point que si on veut le séparer de ce corps par force, on casse ordinairement une partie de ces cornes. M. de Reaumur donne le nom de corne à ces parties, parce que l’oursin s’en sert pour tâter les corps qu’il rencontre dans sa marche, comme font les limaçons avec leurs cornes ; celles de l’oursin ne sont bien apparentes que lorsqu’il est dans l’eau, & l’animal ne fait paraître au-dehors que celles qui sont posées sur la partie du corps qui est en-avant quand il marche. Si au contraire il est arrêté, il n’y a d’apparentes que celles dont il s’est servi pour se fixer à quelque corps solide. L’enveloppe dure de l’oursin est couverte en entier de ces sortes de cornes. M. de Reaumur est parvenu à savoir le nombre de ces cornes, en comptant les petits trous qui pénètrent l’enveloppe, qui sont beaucoup plus apparents sur la surface intérieure que sur l’extérieure ; il fait monter le nombre de ces cornes jusqu’à environ 1 300, qui est le nombre aussi des trous d’où elles sortent, car il n’y en a qu’une seule dans chaque trou. Le même oursin avait environ 2100 pointes. Ces pointes servent de jambes à l’animal, celles dont il fait le plus d’usage sont situées autour de sa bouche ; comme elles se meuvent toutes en différents sens, il peut avancer de tous les côtés avec la même facilité. C’est sur l’oursin commun des côtes du Poitou que M. de Reaumur a fait les observations précédentes... Mémoires de l’acad. royale des Sciences, par M. de Reaumur, ann. 1712. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • animal méditerranéen
  • zoologie

Classification française

  • échinoderme
  • échinide

Classification scientifique

  • Echinoida

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2018, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [11/12/2018]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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