oiseaux-mouches (n. m.)

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Scientifique

  • Amazilia
  • Archilochus
  • Calliphlox
  • Colibri
  • Glaucis
  • Mellisuga
  • Selasphorus

Autres noms

  • colibris (n. m.)
  • oiseaux-abeilles (n. m.)

Anglais

  • hummingbirds

Définition

Fam. des trochilidés (Trochilidae). Très petits oiseaux très colorés au long bec d'Amérique (toute). Ce sont les oiseaux les plus petits. Le plus petit pèse seulement 2 g. Les plumes sont très brillantes. Ils peuvent voler sur place en vol stationnaire en faisant des mouvements d'aile en 8 extrêmement rapides (jusqu'à 70 mouvements par sec.) pour manger du nectar. Ils peuvent même reculer en vol ou voler sur le côté. La langue, longue et extensible est bifide. Ils mangent aussi des insectes. Plus de 300 espèces.

Détails

Exemples :
- Amazilia rutila, ariane cannelle,
- Amazilia tobaci (copper-rumped hummingbird),
- Anthracothorax, mangos,
- Archilochus colubris, colibri à gorge rubis, L. 9 cm, migre entre le Canada et l'Amérique centrale,
- Calliphlox amethystina, colibri améthyste,
- Calypte anna, colibri d'Anna (Anna's hummingbird), migrateur,
- Campylopterus hemileucurus, colibri de Delattre, campyloptère violet (violet sabrewing),
- Chrysolampis mosquitus, colibri moustique, rubis-topaze, L. 9 cm,
- Chrysuronia oenone,
saphir oenone (golden-tailed sapphire),
- Colibri coruscans (sparkling violet-ear),
- Colibri thalassimus, colibri talassin, migrateur,
- Discosura, coquettes,
- Elvira cupreiceps, colibri à tête cuivrée (coppery-headed emerald),
- Ensifera,

- Glaucis aenea (bronzy hermit),
- Glaucis dorhrnii, colibri de Dohrn,
- Lophornis, coquettes,
- Mellisuga helenae, colibri d'Hélène, L. 5-6 cm, poids 1,5-2 g, à Cuba, le plus petit oiseau actuel,
- Orthorhyncus cristatus, colibri huppé (crested hummingbird), des Antilles (dont Martinique et Guadeloupe),
- Patagona gigas, colibri géant, L. 21,5 cm, poids 20 g,
- Polytmus theresiae, colibri tout-vert, d'Amérique du Sud,
- Selasphorus ardens, colibri ardent,
- Selasphorus platycercus, colibri à queue large (broad-tailed hummingbird), du Texas à l'Amérique centrale,
- Selasphorus rufus, colibri roux (rufous hummingbird), (de humming, bourdonnement).

" COLIBRI, sub. m. Oiseau commun dans plusieurs contrées de l’Amérique. Il y en a des espèces fort différentes pour la grosseur, pour les couleurs, &c. Il y en a de si petits, qu’on leur donne le nom d’oiseaux mouches : ils sont très-beaux par la diversité de l’éclat de leurs couleurs, ce qui les a fait appeler rayons du soleil ; leurs plumes sont en effet si belles, qu’on les emploie à faire des tapisseries & même des tableaux ; & l’oiseau entier, après avoir été desséché est encore si beau, qu’on le suspend aux oreilles pour servir d’ornement. La longueur du bec varie dans les différentes espèces de colibri ; il est droit dans les uns, & courbe dans les autres. Leurs yeux sont petits & noirs ; leur vol est si rapide, qu’on les aperçoit à peine ; ils se soutiennent pendant longtemps en l’air, & semblent y rester immobiles.
On les voit dans les forêts, surtout le matin, recueillir la rosée ou le miel sur les fleurs, particulièrement sur celles du gui. Ils font leur nid avec du coton sur des branches d’arbre, & y déposent des œufs blancs qui ne sont pas plus gros que des pois. Il y a en Amérique des araignées, qui sont beaucoup plus grosses que les colibris, & qui mangent leurs œufs.
Lorsque les colibris ne trouvent plus de fleurs, ils se suspendent par le bec à l’écorce d’un arbre, & y restent jusqu’à ce qu’il y ait de nouvelles fleurs. (Hist. des Incas, Paris 1744, tom. II. pag. 277.)
On donne aux colibris le nom de suce-fleurs ou d’oiseau abeille (Seba Th. rer. nat. tom. I. pag. 61.) ; parce qu’ils sont très petits, & qu’ils voltigent sur les fleurs comme les abeilles. Seba rapporte qu’on lui a envoyé des colibris des Indes orientales, qu’ils sont ordinairement plus grands que les autres, & que le plumage en est gris & mêlé d’un vert éclatant.
Edwards fait mention, dans son histoire naturelle des oiseaux, de plusieurs espèces de colibris, & il donne les figures & les descriptions du colibri rouge à longue queue, du petit colibri brun de Surinam, du colibri vert à longue queue, du colibri à tête noire & à longue queue, du colibri dont le ventre est blanc, du colibri bleu & vert, du colibri vert dont le ventre est noir, du colibri huppé, & du colibri à gorge rouge. Il suffira de rapporter ici d’après ce même auteur la description du colibri rouge à longue queue, qui est un des plus grands & des plus beaux oiseaux de son genre ; & celle du colibri huppé, qui est un des plus petits.
« Le colibri rouge à longue queue est un des plus gros oiseaux & des plus beaux que j’aie jamais vu de ce genre. Son bec est long, mince, & courbé en-bas vers la pointe, & de couleur noire : la tête & le haut du cou sont noirs & luisants ; la gorge est d’un vert brillant, & même de couleur d’or : au-dessous de ce vert, il y a une ligne noire en forme de croissant, qui le sépare de la poitrine qui est de couleur de rose. Le dos & les petites plumes des ailes sont d’une couleur rouge orangée. Les grandes plumes des ailes & le premier rang des petites sont d’un violet. La queue a dans le milieu deux longues plumes de la même couleur violette que les ailes. Les plumes des côtés & de la queue sont d’une couleur orangée rougeâtre, comme celles du dos. Les plumes du bas du dos, celles du croupion, & les plumes qui recouvrent la queue, sont d’un beau vert. Les jambes sont très courtes & de couleur noire, de même que les pieds qui ont quatre doigts, dont trois sont en avant & l’autre derrière, comme dans tous les autres oiseaux de ce genre.
Le colibri huppé a le bec mince, aigu par la pointe, mais pas si long que dans la plupart des oiseaux de son genre, de couleur noire & très peu courbé en-bas. Le haut de la tête depuis le bec jusqu’au derrière de la tête qui se termine en une huppe, est d’abord verte, & sur le derrière bleu foncé : ces deux couleurs brillent avec un lustre qui surpasse de beaucoup les métaux les plus polis & les plus éclatants ; surtout la partie verte qui est la plus claire en certains jours, se change de vert en couleur d’or d’une si grande beauté, qu’on ne saurait l’exprimer par des couleurs, ni même la concevoir dans l’absence de l’objet. Les plumes de la partie supérieure du corps & des ailes, sont d’un vert foncé entremêlé de couleur d’or. Précisément au-dessous du bec, il y a une tache d’un blanc terni. La poitrine & le ventre sont d’une couleur grisâtre, ou mêlée de gris sombre & terni. Les grandes plumes sont de couleur de pourpre. La queue est d’un noir bleuâtre, un peu lustré par-dessus ; mais le dessous est encore plus brillant que le dessus, ce qui n’est pas ordinaire. Les jambes & les pieds sont très petits & noirs. Le nid est composé d’une substance de coton ou de soie très belle & très douce, je ne saurais dire précisément ce que c’est ; c’est un composé de deux matières, l’une rouge, & l’autre d’un blanc jaunâtre. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • zoologie

Classification scientifique

  • Trochilidae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2022, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [23/01/2022]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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