noix de coco (n. f.)

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Anglais

  • coconut

Définition

Fruit du cocotier, consommé par l'homme.

Détails

Il comporte :
- une enveloppe externe fibreuse, servant à tisser,
- une amande, consommée fraîche ou non, donnant le coprah après séchage,
- de l'eau de coco,
- une coque.
On en retire le coi (fibre de coco) et le coprah, la pulpe séchée.

" COCO, s. m. (Hist. nat.) le coco est le fruit d’une espèce de palmier qui s’élève à trente ou quarante pieds de hauteur : sa tige est droite ; elle diminue de grosseur à mesure qu’elle s’éloigne de terre. On fait des incisions aux tiges des jeunes arbres pour en tirer un suc vineux qui sert de boisson : ce suc donne par la distillation de fort bonne eau-de-vie : en le cuisant sur le feu on l’adoucit ; & au contraire on en fait du vinaigre lorsqu’on le laisse exposé au soleil.
La tige est terminée à son extrémité par des feuilles fort longues, & larges à proportion : on s’en sert pour couvrir les maisons, pour faire des voiles de navire, des nattes, &c. Les habitants de ces pays écrivent sur ces feuilles comme sur du papier ou du parchemin. Les fruits naissent au sommet de la tige entre les feuilles ; ils sont enveloppés plusieurs ensemble dans une espèce de gaine dont ils sortent en grossissant : chacun de ces fruits est gros comme la tête d’un homme ; il est ovale, quelquefois rond ; trois côtes qui suivent sa longueur lui donnent une figure triangulaire. Ce fruit est composé de deux écorces & d’une substance moelleuse : l’écorce extérieure est verte ; l’intérieure est brune.
Lorsque le fruit n’est pas encore mûr, on en tire une bonne quantité d’eau claire, odorante, & fort agréable au goût. Il y a des cocos qui contiennent jusqu’à trois ou quatre livres de cette eau. Mais lorsque le fruit a pris son accroissement, la moelle que renferment les écorces prend de la consistance, & il n’y a plus qu’une cavité dans son milieu qui soit remplie d’eau ; & alors l’eau, quoique claire, n’est pas si douce qu’auparavant. La moelle est blanchâtre, & bonne à manger ; son goût approche de celui de la noisette ou de l’amande ; on en peut faire un lait comme on en fait avec les amandes : si on veut la conserver longtemps, on la fait sécher au soleil. L’écorce qui enveloppe cette substance est dure & ligneuse ; on la polit & on la travaille pour différents usages : elle sert de mesure des liquides à Siam : on gradue sa capacité avec des cauris, petites écailles [coquillages] qui servent de monnaie : il y a des cocos de mille cauris, de cinq cents, &c. La seconde, qui est l’extérieure, est lisse, de couleur grise, & garnie en dedans d’une sorte de bourre rougeâtre dont on fait des câbles & des cordages : elle vaut mieux que les étoupes pour calfeutrer les vaisseaux, parce qu’elle ne se pourrit pas si vite, & parce qu’elle se renfle en s’imbibant d’eau. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • alimentation
  • botanique

Voir aussi

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [18/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32140 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15729 photos ou dessins.