acclimatation (n. f.)

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Autre nom

  • habituation (n. f.)

Anglais

  • acclimation
  • acclimatization

Etymologie

de climat, du lat.

Définition

Adaptation voulue par l'homme d'une espèce ou d'une race animale à un environnement nouveau (climat, végétation, maladies, etc.).

Détails

Si l'espèce ou la race vit, produit et se reproduit normalement, cette adaptation est complète. Elle est recherchée pour les animaux des jardins zoologiques. Dans le cas d'une race de bétail européenne introduite dans un pays tropical, il est préférable d'utiliser l'insémination artificielle pour produire des animaux croisés sur place plutôt que d'introduire des animaux de race pure, très sensibles au climat et aux maladies.

"Acclimatation et naturalisation. — Acclimater un animal (ou un végétal), c'est, à proprement parler, l'accommoder à un nouveau climat. Or, « l'expression de climat, dit Humboldt, prise dans son acception la plus générale, sert à désigner l'ensemble des variations atmosphériques qui affectent nos organes d'une manière sensible : la température, l'humidité, les changements de la pression barométrique, le calme de l'atmosphère, les vents, la tension plus ou moins forte de l'électricité atmosphérique, la pureté de l'air ou la présence de miasmes plus ou moins délétères, enfin, le degré ordinaire de transparence et de sérénité du ciel ». On peut donc, d'après cela, définir l'acclimatation, l'accommodation aux influences très multiples et très complexes d'un nouveau climat ; l'acclimatement n'est que le résultat de cette accommodation, c'est l'état de l'être qui s'y est trouvé soumis.
Beaucoup d'auteurs confondent la naturalisation avec l'acclimatation : I. Geoffroy Saint-Hilaire attache pourtant beaucoup d'importance à la distinction de ces deux termes. Naturaliser, dit-il, n'est et ne peut être que rendre naturel. Par conséquent, naturaliser une race, une espèce, n'est pas seulement « l'amener et la faire vivre dans un nouveau pays, mais l'y faire vivre dans les mêmes conditions que les espèces naturelles à ce pays ».
L'acclimatation de certains individus est un fait constant : les Faisans qui sont depuis longtemps nourris dans nos parcs s'y trouvent soumis à des conditions d'existence différentes de celles qu'ils trouvaient dans leur patrie ; ils peuvent même se reproduire sous nos yeux, mais cette reproduction, ainsi que l'éducation des jeunes, exige des soins tout spéciaux, et l'espèce, abandonnée à elle-même au milieu des rigueurs de notre climat, ne tarderait pas à disparaître. Ces animaux sont donc acclimatés, c'est-à-dire amenés à vivre dans un nouveau climat, mais dans des conditions plus ou moins éloignées de l'état de nature.
Au contraire, le Lapin de garenne (Lepus cuniculus), qui paraît originaire de l'Europe méridionale et peut-être de l'Afrique, vit et se multiplie dans nos forêts à l'état sauvage ; il s'est donc, non seulement acclimaté, mais aussi naturalisé. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 86)

Sections

  • agropastoralisme
  • génétique
  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [19/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32141 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15733 photos ou dessins.