mue (n. f.)

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Autres noms

  • ecdysis
  • exuviation (n. f.)

Anglais

  • coop
  • ecdysis
  • exuviation
  • moult
  • moulting
  • slough

Etymologie

de muer, du lat. mutare, changer ;  exuviation, du lat. dépouiller

Définition

-1. exuviation : Changement de peau ou de carapace (tégument, exuvie, exosquelette) d'un animal inférieur lorsqu'elle est trop petite pour permettre de grandir encore. Le ver à soie subit 4 mues. Il s'immobilise et ne mange pas pendant 24 heures. La mue est contrôlée par des hormones. Cf règle de Dyar, règle de Przibram.
- 2. La mue chez les volailles est une chute des plumes lesquelles sont remplacées par d'autres. Le phénomène se reproduit quatre fois avant la première ponte. Une cinquième suit cette période. L'éleveur doit mettre tous ses soins à éviter de déclencher une mue, car la ponte s'arrête, par une alimentation riche en protéines et en légumes frais et une bonne hygiène.
- 3. Perte périodique de poils anciens remplacés par des nouveaux.
- 4. Perte des bois des cervidés.
- 5. (coop) Cage ou cloche à claire-voie et sans fond pour garder en plein air une poule et ses petits poulets

Détails

"Le corps des oiseaux est garni de plumes qui varient souvent par la finesse, la forme et le coloris. Elles tombent tous les ans, mais elles sont vite remplacées par d'autres qui prennent quelquefois chez le mâle une couleur plus brillante, surtout au printemps. C'est cette chute périodique qui rend l'oiseau malade, et que l'on nomme mue. Chez la plupart, le mâle ne ressemble pas à la femelle, et les jeunes portent la livrée de leur mère dans leur jeune âge. " (Crespon J., 1844. Faune méridionale ou description de tous les animaux vertébrés vivants et fossiles, sauvages ou domestiques... du Midi de la France. Nîmes, Chez l'auteur ed., 2 vol., 1er vol., 320 p., p. 114)

" MUE, s. f. (Ornitholog.) état maladif des oiseaux, qui consiste dans leur changement de plumes. Tous les oiseaux muent une fois chaque année, c’est pour eux un temps critique, & qui leur est souvent mortel. Cette mue se fait quand les tuyaux des plumes cessent de prendre de la nourriture & se dessèchent ; alors les sucs nourriciers qu’elles ne s’approprient plus, sont portés au germe de plume qui est sous chacune de celles ci ; il croit, & force l’ancienne plume au bout de laquelle il est, de lui laisser la place, & de tomber. Jamais les oiseaux ne pondent dans cet état maladif.
On a remarqué que dans nos poules les approches, la durée & la suite de la mue, suspend leur ponte. En effet, jusqu’à ce que les plumes perdues aient été remplacées par d’autres qui n’aient plus à croître, la consommation du suc nourricier destiné pour le développement & l’accroissement des nouvelles plumes, doit être considérable ; & il n’est pas étonnant qu’il n’en reste pas alors dans l’intérieur de la poule pour faire croître les œufs. Ce n’est donc pas précisément le froid de l’hiver qui empêche les poules de pondre, parce qu’il y en a qui donnent des œufs dans le mois de Janvier & de Février, beaucoup plus froids que les mois d’Octobre & de Novembre, pendant lesquels elles n’avaient pas pondu. Ainsi les poules qui dans ce cas pondent de bonne-heure, sont celles qui ont mué plutôt, & qui sont plutôt rétablies de la mue.
Les oiseaux, comme on l’a dit, muent tous les ans ; tous les ans ils se défont de leur vieil habit, & en prennent un neuf, ordinairement semblable à celui qu’ils ont quitté, au moins après la seconde mue & les suivantes ; la poule qui était toute noire avant la mue, est encore toute noire après avoir mué ; la poule entièrement blanche, ne reprend pour l’ordinaire que des plumes blanches : cependant le contraire n’est pas sans exemple, comme nous le dirons tout-à-l’heure.
Une des singularités de ces petits & charmants moineaux, qui nous viennent de la côte de Bengale, & qu’on nomme bengalis, c’est qu’après avoir mué, ils sont souvent d’une couleur fort différente de celle dont ils étaient auparavant ; on voit un ventre bleu à celui à qui on en avait vu un rouge ; au contraire, un autre à qui on en avait vu un bleu, en prendre un rouge ; celui de quelques autres devient jaune, & celui de quelques autres gris. Nous ignorons s’il y a un ordre dans lequel les couleurs d’une année succèdent à celles d’une autre année ; mais le fait de changement de couleur annuelle, ou presque annuelle de ces petits oiseaux, passe pour certain.
Il paraît aussi que parmi nos poules la couleur du plumage souffre quelquefois dans la mue, des changements assez pareils à ceux qui sont regardés comme une singularité dans le plumage des bengalis. M. de Reaumur avait une poule dont les couleurs changèrent annuellement, en passant par la couleur noire. Il avait un coq dont la mue produisit un plumage successivement roux, ensuite noir, puis blanc, & finalement le blanc devint d’un brun clair. (D. J.)...
Mue, en terme de Vannier, c’est une grande cage, ronde & haute, sous laquelle on peut enfermer toutes sortes de volailles. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • ver à soie
  • zoologie
  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2022, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [16/05/2022]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32381 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 18454 photos ou dessins.