mouches tsé-tsé (n. f.)

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Autres noms

  • Glossina
  • glossines (n. f.)
  • tsé-tsé (n. f.)

Anglais

  • glossina
  • tsetse flies

Etymologie

glossine : insecte à "langue" développée ; tsé-tsé : onomatopée du bruit du vol

Définition

Insectes diptères brachycères cyclorraphes muscoïdea, de la fam. des glossinidés (Glossinidae). Petites mouches à teinte sombre, brun noirâtres, vectrices de trypanosomoses animales et humaines (maladie du sommeil : des trypanosomes qui migrent jusqu'au cerveau) en Afrique intertropicale.

Détails

Beaucoup s'attaquent aux crocodiles. Les ailes se superposent exactement l'une sur l'autre. La trompe fait 2 fois la longueur de la tête. Strictement hématophages dans les 2 sexes, elles n'absorbent jamais d'eau en nature. Elles vivent là où la température oscille entre 20 et 30 °C et où la végétation les protège du soleil. La lutte se fait au moyen d'insecticides et de pièges.
Exemples parmi les 31 espèces : Glossina austeni, Glossina brevipalpis, Glossina caliginea, Glossina fusca, Glossina fuscipes, Glossina fuscipleuris, Glossina longipalpis, Glossina longipennis, Glossina medicorum, Glossina morsitans morsitans, Glossina morsitans centralis, Glossina morsitans submorsitans, Glossina nigrofusca, Glossina pallicera, Glossina pallidipes, Glossina palpalis, Glossina schwetzi, Glossina swynnertoni, Glossina tabaniformis, Glossina tachinoides, Glossina vanhoofi.

" Genre Glossine (Glossina
Wiedemann, !830, — Syn. : Nemorhina Robineau-Desvoidy, 1830). — Trompe très longue ; palpes de même longueur, lui servant de gaine ; antennes à troisième article quadruple du deuxième ; style pectiné en dessus.
Les espèces de ce genre habitent l'Afrique tropicale, et peut-être l'Australie (Bigot). Elles sont un objet de terreur pour les habitants de la zone  torride africaine, qui les désignent (ainsi d'ailleurs que d'autres Diptères) sous le nom vulgaire de Tsétsé. La plus célèbre de ces espèces est la suivante :
Glossine mordante (Gl. morsitans Westwood, 1850). — Un peu plus grande que la Mouche domestique (9,5 mm) ; teinte générale jaunâtre. Trompe grêle, plus longue que la tète. Thorax d'un gris roussâtre, avec 4 bandes brun noirâtre longitudinales ; écusson avec deux lâches noirâtres. Ailes légèrement enfumées. Pattes jaunâtres ; cuisses quelque peu teintées de brunâtre en dehors ; derniers articles des tarses bruns. Abdomen jaune châtain clair en dessus, jaune pâle uniforme en dessous ; premier segment avec une macule brune diffuse, assez petite, de chaque côté ; tous les segments suivants montrant à leur bord antérieur deux demi-bandes brun noirâtre, interrompues sur la ligne médiane,élargies en dehors.
La Tsétsé se rencontre à peu près dans toute l'Afrique centrale. Elle paraît se tenir de préférence au bord des marais, sur les buissons et les roseaux. Elle fait entendre un bourdonnement particulier, très élevé. De nombreux voyageurs, entre autres Livingstone et Oswald, nous ont fait connaître cette Mouche comme un des fléaux les plus redoutés de la zone torride africaine. Toutefois, les récits publiés à son endroit ont un caractère qui nous semble tenir beaucoup de la légende. Comme les Stomoxes, la Tsétsé attaque l'Homme et les animaux. Elle s'élance sur ceux-ci, disent les voyageurs, avec la rapidité d'une flèche, et les mord de préférence sur le plat des cuisses et sous le ventre. Les animaux sauvages : Zèbres, Buffles, Antilopes, non plus que la Chèvre domestique ne souffriraient de ces piqûres : l'Homme lui-même en serait rarement affecté d'une façon sérieuse, mais le Cheval, l'Ane, le Bœuf, le Mouton, le Chameau et le Chien, au contraire, seraient condamnés à une mort fatale, parfois soudaine, mais survenant plutôt au bout de quelques semaines ou de quelques mois. Des Européens ont ainsi, en peu de temps, perdu 60, 80 et 100 Bœufs, et l'on conçoit que cet Insecte soit regardé comme un des obstacles les plus sérieux à la civilisation de l'Afrique centrale. En ce qui concerne les lésions trouvées à l'autopsie des animaux piqués, nous aurions à relever les plus grandes contradictions. Nous passons sur ces points, et nous laissons également de côté nombre de particularités bizarres ou invraisemblables signalées par les voyageurs. De plus amples informations sont sans doute nécessaires pour formuler une opinion décisive sur le rôle de la Tsétsé ; toutefois, il paraît certain que cette Mouche, pas plus que les Stomoxes, n'a aucune action venimeuse, et que les effets de sa piqûre, s'ils sont réels, se rapportent à l'inoculation de produits virulents dont peut être souillée sa trompe. La nature de la maladie inoculée reste à déterminer : contrairement à ce qui a été dit, le charbon ne peut pas être incriminé, du moins dans la généralité des cas. Avec Nocard, nous avons inoculé à un Mouton la tête tout entière, avec la trompe, d'une Tsétsé rapportée du Zanguebar ; le résultat a été négatif... " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 787-8)

Sections

  • parasitologie
  • pathologie

Classification française

  • insecte
  • ptérygote
  • diptère
  • brachycère

Classification scientifique

  • Glossinidae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [13/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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