mort (n. f.)

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Autre nom

  • décès (n. m.)

Anglais

  • death

Définition

Cessation de la vie. Arrêt des fonctions caractéristiques de la vie suivi de la destruction des tissus. Une maladie grave peut aboutir à la mort.

Détails

Chez l'homme la mort (ou décès) est définie par l'occurrence de 2 électroencéphalogrammes plats. Chez un mort, parfois, le cœur bat ou la respiration fonctionne. Les animaux morts de cause inconnue devront, surtout s'ils proviennent d'un troupeau, entraîner certaines précautions : recherche éventuelle des causes de la mort, par exemple pour enrayer une épizootie, enfouissement et destruction des cadavres, mesures de désinfection. On a souvent intérêt à pratiquer l'autopsie des animaux morts de cause inconnue.
La mort cellulaire peut se produire de deux façons, par nécrose, suite à une agression violente, ou par aptoptose, une autodestruction programmée.

" DECÉS, MORT, TREPAS, (Gramm. Synon..) M. l’abbé Girard remarque, avec raison, que décès est du style du palais, trépas du style poétique, & mort du style ordinaire : nous ajouterons 1°. que mort s’emploie au style simple & au style figuré, & que décès & trépas ne s’emploient qu’au style simple ; 2°. que trépas qui est noble dans le style poétique a fait trépassé, qui ne s’emploie point dans le style noble. Ce n’est pas la seule bizarrerie de notre langue. (O)
Décés, s. m. (Jurisprud.) se prouve par les registres mortuaires des paroisses, monastères, hôpitaux, & autres lieux où celui dont il s’agit est décédé ; ou en cas de perte des registres mortuaires, par des actes équipollents. Ordonn. de 1667, tit. xx. art. 7. & suiv... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

" MORT, s. f. (Hist. nat. de l’homme.) destruction des organes vitaux, en sorte qu’ils ne puissent plus se rétablir. La naissance n’est qu’un pas à cette destruction... Les morts douloureuses sont donc très-rares, & presque toutes les autres sont insensibles... L’épuisement des forces anéantit le sentiment, & n’excite en nous qu’une sensation vague, que l’on éprouve en se laissant aller à une rêverie indéterminée. Cet état nous effraye de loin parce que nous y pensons avec vivacité ; mais quand il se prépare, nous sommes affaiblis par les gradations qui nous y conduisent, & le moment décisif arrive sans qu’on s’en doute & sans qu’on y réfléchisse. Voilà comme meurent la plupart des humains... Rien de violent ne l’accompagne dans la vieillesse ; les sens sont hébétés, & les vaisseaux se sont effacés, collés, ossifiés les uns après les autres ; alors la vie cesse peu-à-peu ; on se sent mourir comme on se sent dormir : on tombe en faiblesse...
Mort, s. m. (Médecine.) la mort uniquement considérée sous le point de vue qui nous concerne, ne doit être regardée que comme une cessation entière des fonctions vitales, & par conséquent comme l’état le plus grave, le plus contre-nature, dans lequel le corps puisse se trouver, comme le dernier période des maladies ; & enfin comme le plus haut degré de syncope...
Symptômes. On ne connaît la mort que par opposition à la vie, de même que le repos se manifeste par son contraste direct avec le mouvement ; les principaux symptomes se tirent de l’inexercice de la circulation & de la respiration ; ainsi dès qu’un homme est mort, on cherche en vain le pouls dans les différentes parties où les artères sont superficielles ; elles sont dans une immobilité parfaite. Le mouvement de la poitrine inséparable de celui des poumons, est totalement anéanti ; toutes les excrétions sont suspendues ; la chaleur est perdue ; les membres sont froids, roides, inflexibles ; les sens sont dans l’inaction ; il ne reste aucun vestige de sentiment ; une pâleur livide occupe le visage ; les yeux sont sans force, sans éclat, recouverts d’écailles, &c. Jusque-là le cadavre ne diffère de l’homme vivant, que par le défaut de mouvement : les différents organes encore dans leur entier peuvent être ranimés ; ils conservent pendant quelque temps une aptitude à renouveler les mouvements auxquels ils étaient destinés. Ils restent dans cet état jusqu’à ce que la putréfaction plus ou moins prompte, détruise leur tissu, rompe l’union des molécules organiques qui les composent, & mette par-là un obstacle invincible au retour de la vie... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Section

  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [19/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32141 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15733 photos ou dessins.