mercure (n. m.)

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Autres noms

  • Hg
  • vif argent (anc.) (n. m.)

Anglais

  • mercury

Définition

Elément chimique de numéro atomique Z = 80 et de masse atomique A = 200,59. Métal blanc, très brillant, liquide à la température ordinaire. Elément chimique de numéro atomique 80. Il a servi a fabriquer des thermomètres. Les sels de mercure sont antiseptiques et bactériostatiques, ils servent de fixateurs en microscopie.
Le mercure est très toxique. Cf mercurialisme

Détails

Exemples de dérivés du mercure :
- amalgame : alliage de mercure,
- le chlorure mercureux,
- l'iodure mercurique,
- le biiodure de mercure (onguent rouge), vésicant,
- l'oxyde mercurique, dont l'oxyde rouge de mercure et l'oxyde jaune de mercure ou oxyde mercurique jaune, MgO, antiseptique externe utilisé en pommade, légèrement caustique sur plaies et muqueuses,
- l'oxycyanure mercurique, antiseptique,
- le mercurothiolate sodique,
- la merbromine sodique,
- le mercurobutol,
- le borate de phénylmercure,
- le nitrate de phénylmercure.

" Le mercure. Ce métal, toujours liquide et toujours coulant sous la température de nos climats, devient dur et solide dans les contrées excessivement froides qui avoisinent le pôle. Le mercure coulant n'est donc autre chose qu'un métal fondu à une très basse température. Il pèse 950 livres le pied cube. (475 kilos)
Le mercure ou vif-argent dissout l'or et l'argent; il se volatilise quand on le chaude fortement, et c'est sur ces deux propriétés que sont fondés ses deux principaux usages. En effet, le mercure sert principalement à retirer l'or et l'argent qui sont disséminés dans les sables et les minerais qui contiennent ces deux métaux précieux, ainsi qu'à l'art de dorer les autres métaux, tels que le vermeil ou argent doré, la damasquinitre, etc. Le mercure sert encore à une foule d'usages plus ou moins importants, par exemple, dans la construction des thermomètres et des baromètres, dans l'étamage des glaces, etc.
Les ouvriers qui travaillent avec le mercure sont sujets à des tremblements incurables. Le vermillon qui colore la cire à cacheter, le sublimé corrosif et plusieurs médicaments, ont le mercure pour base.
On trouve un peu de mercure coulant dans les mines; mais le seul minerai qui soit exploité pour en extraire ce métal, est une combinaison de soufre et de mercure (mercure sulfuré) qui se fait distinguer des autres minerais par sa belle couleur rouge et sa propriété de disparaître totalement au feu. Les principales mines de mercure sont celles du Pérou, d'Idria en Carniole, d'Almaden en Espagne, et du duché des Deux-Ponts. " (Brard C.P., 1826. Minéralogie populaire ou avis aux cultivateurs et aux artisans... Paris,  Libraire Louis Colas, 32 rue Daupine ed., 1 vol., 102 p., p. 54-55)

" MERCURE, s. m. ☿, en Astronomie, est la plus petite des planètes inférieures, & la plus proche du Soleil...

Mercure ou Vif-argent, (Hist. nat. Minéralogie, Chimie, Métallurgie & Pharmacie.) en latin, mercurius, argentum vivum, hydrargyrum. Le mercure est une substance métallique fluide, d’un blanc brillant, semblable à de l’étain fondu ; le mercure est, après l’or & la platine, le corps le plus pesant de la nature, cela n’empêche pas qu’il ne se dissipe entièrement au feu. Quelques auteurs placent le mercure au rang des métaux, d’autres le regardent comme un demi-métal ; mais la fluidité qui le caractérise fait qu’il paraît n’appartenir ni aux métaux, ni aux demi-métaux, quoiqu’il ait des propriétés communes avec les uns & avec les autres. Il paraît donc plus naturel de le regarder comme une substance d’une nature particulière.
Le mercure se trouve en deux états différents dans le sein de la terre ; ou il est tout pur & sous la forme fluide qui lui est propre, & alors on le nomme mercure vierge, parce qu’il n’a point éprouvé l’action du feu pour être tiré de sa mine ; ou bien il se trouve combiné avec le soufre, & alors il forme une substance d’un rouge plus ou moins vif que l’on nomme cinnabre. Voyez cet article, où l’on a décrit les différentes espèces de cinnabre, & la manière dont on en tire le mercure ; il nous reste donc simplement à parler ici du mercure vierge, & de la manière dont il se trouve... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • chimie
  • pathologie
  • pharmacie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32045 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 14959 photos ou dessins.