membranes fœtales (n. f.)

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Autre nom

  • annexes embryonnaires

Anglais

  • extraembryonic membranes
  • foetal membranes

Définition

Structures membraneuses qui protègent et nourrissent l'embryon puis le fœtus dans l'utérus. Ce sont l'amnios, le chorion, l'allantoïde, et le sac vitellin.

Détails

Fig. 1. Schéma des membranes fœtales d'un mammifère.
AC. cavité amniotique  E. ectoderme de l'embryon 
M. mésoblaste de l'embryon
H. endoderme de l'embryon  UV. vésicule ombilicale
ALC. cavité allantoïdienne  al. allantoïde  am. amnios 
pc. zone pellucide
sz. reste de la somatopleure extraembryonnaire constituant le chorion

Fig. 2. Schéma du foetus et des membranes fœtales de la jument.
F. foetus  B. cavité de l'amnios C.    ch. chorion P. placenta  
AI. feuillet interne de l' allantoïde  AI'. feuillet externe de l' allantoïde  A. amnios
Vo. vestiges de la vésicule ombilicale v. vaisseaux du cordon ombilical
o. ouraque.

" On observe, dans le cours du développement [des Vertébrés], certains organes transitoires que nous devons signaler en raison de leur importance physiologique : nous voulons parler de la vésicule ombilicale, de l'amnios et de l'allantoïde. La première se montre, d'une façon plus ou moins distincte, chez la généralité des Vertébrés ; mais l'amnios et l'allantoïde sont propres aux Vertébrés supérieurs : les Batraciens et les Poissons en sont dépourvus.
La vésicule ombilicale est formée par l'entoderme. Par suite de la convergence des lames ventrales, ce feuillet subit un étranglement, et la cavité se trouve par suite divisée en deux parties, l'une intra-embryonnaire, l'autre extra-embryonnaire : la première représente la cavité intestinale de l'embryon ; la seconde constitue la vésicule ombilicale ou sac vitellin, dont le contenu fournit à l'embryon les premiers éléments de sa nutrition. Quant à la partie étranglée, elle reçoit le nom de conduit omphalo-mésentérique ou vitello-intestinal. La vésicule dont il s'agit disparaît en général de bonne heure ; cependant, on la voit souvent encore suspendue à la face ventrale des jeunes Poissons.
A mesure que l'embryon s'incurve en nacelle, l'ectoderme se soulève autour de lui, surtout du côté de la tête et de la queue. De là résulte la formation de replis qui se portent sur la partie convexe de l'embryon et marchent à la rencontre l'un de l'autre. Bientôt ces replis se rejoignent et se confondent, la cloison qui les sépare ne tardant pas à disparaître. Leur feuillet externe s'accole dès lors à la membrane vitelline ; quant au feuillet interne, il forme l'amnios. Appliqué d'abord sur le dos de l'embryon, il s'en sépare peu à peu : un liquide spécial (eaux de l'amnios) s'amasse dans cet intervalle, et la cavité de l'amnios se trouve constituée. Cette poche s'étend à mesure que les lames ventrales se rapprochent : en définitive, l'amnios arrive à entourer complètement l'embryon, sauf au niveau de l'ombilic.
L'allantoïde se développe aux dépens de l'entoderme. Elle naît sur la portion de ce feuillet emprisonné par le fœtus, sous l'apparence d'un petit mamelon qui ne tarde pas à se creuser d'une cavité. Cette vésicule se développe rapidement ; mais l'étranglement ombilical la divise bientôt en deux parties : l'une, comprise dans l'abdomen du fœtus, doit former plus tard la vessie urinaire des Mammifères, tandis qu'elle se détruit chez les Oiseaux et les Reptiles ; la seconde, extérieure au fœtus, très riche en vaisseaux, constitue l'allantoïde proprement dite. Celle-ci représente une sorte de séreuse tapissant l'ectoderme qui double la membrane vitelline, et se repliant au niveau de l'ombilic pour s'étendre sur toute la face extérieure de l'amnios.
Les vaisseaux de l'allantoïde, chez les Reptiles et les Oiseaux, demeurent étalés dans cette membrane, où ils forment un réseau capillaire. Il en est de même chez les Monotrèmes et les Marsupiaux ; mais, dans le reste des Mammifères, la membrane vitelline et son revêtement ectodermique concourent à la formation d'un chorion garni de villosités dans lesquelles s'introduisent des houppes vasculaires d'origine allantoïdienne : tel est le point de départ du placenta, qui permet au jeune de puiser dans l'organisme maternel les éléments de sa nutrition. Nous étudierons cet organe d'une façon plus complète en traitant des Mammifères. Quant au placenta des Sélaciens, il est formé par la vésicule ombilicale. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 947-8)

Sections

  • embryologie
  • reproduction

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [09/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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