marronnier (n. m.)

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Scientifique

  • Aesculus hippocastanum

Autres noms

  • marronnier commun
  • marronnier d'Inde (n. m.)
  • marronnier faux-châtaignier
  • châtaignier-de-cheval
  • châtaignier-de-mer

Anglais

  • common horse chestnut
  • horse-chestnut

Définition

Fam. des sapindacées (Sapindaceae). Arbre de H. 20-30 m et plus, originaire d'Asie Mineure et des Balkans. Les feuilles palmées, opposées, ont 5 à 7 folioles. Fleurs en grappe, blanches à taches jaunes et rouges, 5S 4P 7E 3C, très mellifères, au printemps. Le fruit, le marron, protégé par une bogue épineuse, non comestible par l'homme et a servi d'aliment au bétail. L'écorce est utilisée en pharmacie.

Détails

Origine : les Balkans (Albanie) et non pas l'Inde. Dès le XVIe siècle en Europe. Vit en Europe et l'ouest de l'Asie.
Plante médicinale : antihémorragique, anti-inflammatoire, astringent, vasoconstricteur. Il est utilisé contre les affections cardiaques ou circulatoires, les varices (antihémorroïdaire), les inflammations des voies respiratoires supérieures, la malaria, etc.
Plante toxique (graines) : troubles rénaux, mais âcreté -> peu sont consommés.
Maladies du  marronnier :
- le chancre bactérien dû à Pseudomonas syringae,
- la mineuse du marronnier, chenille de Cameria ohridella, un papillon.

" MARRONNIER, s. m. (Bot.) grand arbre du même genre que le châtaignier, dont il ne diffère que par son fruit que l’on nomme marron, qui est plus gros & de meilleur goût que la châtaigne. On multiplie le marronnier par la greffe sur le châtaignier, & il se cultive de même. Voyez Châtaignier.
Marronnier d’inde, hippocastanum, (Bot.) genre de plante à fleur en rose composée de plusieurs pétales disposés en rond ; le pistil s’élève hors du calice, & devient dans la suite un fruit qui s’ouvre en plusieurs parties ; ce fruit contient des semences semblables à des châtaignes. Tournefort, inst. res. herb.
Marronnier d’inde, hippocastanum, grand arbre qui nous est venu de Constantinople il y a environ cent cinquante ans, & que l’on ne cultive que pour l’agrément. Cet arbre prend de lui-même une tige droite & fait une tête assez régulière ; son tronc devient fort gros. Dans la jeunesse de l’arbre son écorce est lisse & cendrée ; lorsqu’il est dans sa force, elle devient brune & un peu gercée. Sa feuille est grande, composée de cinq ou sept folioles rassemblées au bout d’une longue queue en forme d’une main ouverte ; la verdure en est charmante au printemps. L’arbre donne ses fleurs dès la fin d’Avril ; elles sont blanches, chamarrées d’une teinte rougeâtre, & elles sont répandues sur de longues grappes en pyramide : ces grappes viennent au bout des branches, se soutiennent dans une position droite, & leur quantité semble couvrir la tête de l’arbre. Les fruits qui succèdent sont des marrons, renfermés dans un brou épineux comme celui des châtaignes. Ce maronnier est d’un tempérament dur & robuste, d’un accroissement prompt & régulier ; il réussit dans toutes les expositions ; il se soutient dans les lieux serrés & ombragés à force de s’élever : tous les terrains lui conviennent, à l’exception pourtant de ceux qui sont trop secs & trop superficiels : il ne craint pas l’humidité à un point médiocre ; ses racines ont tant de force qu’elles passent sous les pavés & percent les murs : enfin, il n’exige ni soin ni culture. Telles sont les qualités avantageuses qui ont fait rechercher cet arbre pendant plus de cent années. Mais depuis quelques temps son règne s’est affaibli par la propreté & la perfection qui se sont introduites dans les jardins. On convient que le marronnier est d’une grande beauté au printemps, mais l’agrément qu’il étale ne se soutient pas dans le reste de l’année. Même avant la fin de Mai le marronnier est souvent dépouillé de ses feuilles par les hannetons ; d’autres fois les chaleurs du mois de Juin font jaunir les feuilles qui tombent bien-tôt après avec les fruits avortés par la grande sécheresse ; il arrive souvent que les feuilles sont dévorées au mois de Juillet par une chenille à grands poils qui s’engendre particulièrement sur cet arbre : mais on se plaint sur-tout de la malpropreté qu’il cause pendant toute la belle saison ; d’abord au printemps par la chute de ses fleurs, & ensuite des coques hérissées qui enveloppent le fruit ; après cela par les marrons qui se détachent peu-à-peu ; enfin, par ses feuilles qui tombent en automne : tout cela rend les promenades impraticables à-moins d’un soin continuel. Ces inconvénients sont cause qu’on n’admet à-présent cet arbre que dans des places éloignées & peu fréquentées : il a de plus un grand défaut ; il veut croître isolé & il refuse de venir lorsqu’il est serré & mêlé parmi d’autres arbres : mais le peu d’utilité de son bois est encore la circonstance qui le fait le plus négliger... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • pharmacie
  • plante médicinale
  • plante méditerranéenne
  • plante toxique

Classification française

  • sapindacées

Classification scientifique

  • Sapindaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [14/10/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 31960 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 14035 photos ou dessins.