lierre (n. m.)

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Scientifique

  • Hedera helix L.

Autres noms

  • hierre (n. m.)
  • leuna
  • lierre grimpant (n. m.)
  • lierret (n. m.)
  • rampe de bois (n. f.)
  • lierre commun
  • lierre des poètes
  • bourreau des arbres
  • herbe à cautère
  • herbe de St-Jean
  • joli bois

Anglais

  • bentwood
  • English ivy
  • ivy
  • woodbind

Etymologie

lat. hedera, lierre

Définition

Plante décorative toxique de la fam. des araliacées (Araliaceae). Arbrisseaux. Certains rampent au sol, d'autres grimpent aux murs ou autour des arbres avec leurs racines crampons jusqu'à 20 mètres ou plus. Sa tige, mince, n'est pas rigide et il recherche la lumière.
Il garde ses feuilles même l'hiver. Les feuilles sont de 2 types : simples (feuilles de lumière) ou découpées (3-5 lobes plus ou moins marqués, feuilles d'ombre, de jeunesse), avec des formes intermédiaires.
La floraison est tardive, en automne (septembre-octobre). Fleurs 5S 5P 5E en ombelle, recherchées par l'abeille, la collète du lierre, l'éristale, la milésie, etc.  Les fruits à 5 carpelles sont des baies noires très toxiques pour l'homme. Le fruit, globuleux et noir, murit en hiver ; il est riche en saponosides. Il est recherché par les oiseaux, tel le pigeon ramier. Pl. présente dans la garrigue.
C'est l'hôte de chenilles de papillons : l'argus à bande noire (lycénidés), l'azuré des nerpruns (lycénidés), le géomètre du sureau (géométridés), etc.

Détails

Plante toxique (feuilles, fruits). Fruit chez l'homme : diarrhée, pâleur, ivresse, voire coma et mort.
Plante médicinale : analgésique, antispasmodique, emménagogue, purgatif, vomitif.

" LIERRE, hedera, s. m. (Hist. nat. Bot.) genre de plante à fleur en rose composée de plusieurs pétales disposés en rond ; il sort du milieu de la fleur un pistil qui devient dans la suite une baie presque ronde & remplie de semences arrondies sur le dos, & plates sur les autres côtés. Tournefort, inst. rei herb.
Lierre, hedera, arbrisseau grimpant, toujours vert, qui est très connu, & que l’on trouve partout, dans les pays tempérés, & même assez avant sous la zone glaciale ; il se plaît surtout dans les forêts, & dans les lieux négligés ou abandonnés. Tantôt on le voit ramper & se confondre avec les herbes les plus communes & les plus inutiles ; tantôt on l’aperçoit au-dessus des plus hautes murailles, & jusqu’à la cime des plus grands arbres. Un seul plan de lierre, à force de temps, s’empare d’un vieux château ; il en couvre les murs, domine sur les toits ; l’espace ne lui suffit pas ; il surabonde, & présente l’aspect d’une forêt qui va s’élever. Partout où se trouve cet arbrisseau, il annonce l’insuffisance du propriétaire, ou son manquement de soin. On peut donc regarder le lierre comme le symbole d’une négligence invétérée. C’est un objet importun, nuisible, & si tenace, qu’il est souvent très difficile de s’en débarrasser. Cependant il peut avoir malgré cela de l’utilité, de l’agrément & de la singularité.
Le tronc du lierre grossit avec l’âge, & il s’en trouve quelquefois qui ont un pied & demi de tour : cet arbrisseau s’attache fortement à tous les objets qu’il peut atteindre, & qui peuvent le soutenir & l’élever au moyen de quantité de fibres ou griffes dont ses branches sont garnies ; elles s’appliquent sur le mortier des murailles, & sur l’écorce des arbres, avec une ténacité à l’épreuve de la force des vents & des autres injures du temps. Ces griffes ont tant d’activité, qu’elles corrompent & brisent le mortier des murailles, & quelquefois les font écrouler, surtout lorsque l’arbrisseau vient à périr. On observe que ces griffes qui semblent être des racines, n’en font pas les fonctions ; car quand on coupe un lierre au-dessus des racines qui sont en terre, le tronc & toutes les branches se dessèchent & périssent ; & si quelque partie continue de végéter, ce sera parce que quelques branches se seront insinuées dans le mur, & y auront pris racine ; c’est dans ce cas qu’il est très-difficile de les faire périr...
 On peut remarquer sur le lierre des feuilles de trois différentes formes, selon la différence de son âge. Pendant qu’il rampe à terre dans sa première jeunesse, elles sont de la figure d’un fer de lance allongé sans échancrure ; quand il s’est attaché aux murs ou aux arbres, ses feuilles sont échancrées en trois parties ; elles sont d’un vert plus brun que les premières, & elles sont mouchetées de taches blanchâtres ; mais lorsque l’arbrisseau domine sur les objets auxquels il s’est attaché, ses feuilles sont presque ovales, & d’un vert jaunâtre. Au surplus, sa feuille à tout âge, est toujours ferme, épaisse, luisante en-dessus, & à l’épreuve de toutes les intempéries.
Le lierre ne donne ses fleurs qu’au mois de Septembre ; elles viennent en bouquet, sont petites, de couleur d’herbe, sans nul agrément, ni d’autre utilité que de servir à la récolte des abeilles. Les fruits qui succèdent, sont des baies rondes, de la grosseur d’un pois ; elles deviennent noires dans leur maturité qui est à sa perfection au mois de Janvier : mais elles restent longtemps sur les branches... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale
  • plante méditerranéenne
  • plante toxique

Classification française

  • araliacées

Classification scientifique

  • Araliaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [06/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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