lice (n. f.)

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Anglais

  • breeding bitch
  • hound bitch

Etymologie

lat. lycisca, chienne

Définition

- 1. Chienne destinée à la reproduction.
- 2. Chien de chasse femelle.
- 3. (du francique) Barrière qui délimite le bord de la piste.

Détails

" LICE, s. f. (Gramm.) champ clos ou carrière où les anciens chevaliers combattaient soit à outrance, soit par galanterie, dans les joutes & les tournois. C’est aussi une simple carrière à courre la bague, & à disputer le prix de la course à pied ou à cheval.
Lice dans les manèges est une barrière de bois qui borde & termine la carrière du manège.
Lices, (Vennerie.) on appelle ainsi les chiennes courantes. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

" Vènerie ... Des lices ouvertes pour en tirer race. Si vous voulez avoir de beaux chiens, dit Fouilloux, ch. vij. ayez une bonne lice qui soit de bonne race, forte & proportionnée de ses membres, ayant les côtés & les flancs grands & larges. Pour la faire venir en chaleur ; prenez deux têtes d’aulx, un demi rognon du dehors d’un castor, avec du jus de cresson alénois, une douzaine de mouches cantharides ; faites bouillir le tout ensemble dans un pot tenant une pinte, avec de la chair de mouton, & faites-en boire deux ou trois fois en potage à la lice, elle deviendra en peu de temps en chaleur, & faites-en autant au chien pour le réchauffer ; il faut tâcher de la faire couvrir s’il est possible, dans le pleins cours de la lune. Le même auteur prétend, que si l’on donne pendant neuf jours à une lice qui n’a point encore porté, neuf grains de poivre dans du fromage, elle ne deviendra point en chaleur. Dans toutes les portées, il y aura des chiens qui ressembleront à celui par lequel la lice aura été couverte la première fois ; si c’est un mâtin, lévrier, basset, &c. toutes les portées en tiendront un peu [sic]. Il faut observer de donner à la lice un jeune chien, plutôt qu’un vieux ; les jeunes chiens en seront bien plus légers & plus vigoureux. Il ne faut pas baigner les lices dans le temps de leur chaleur, cela leur est contraire, leur glace le sang, leur donne des rhumatismes, des tranchées & autres maladies. Quand les lices sont pleines, il ne faut pas les mener à la chasse, mais les laisser en liberté dans une cour ; quand elles ont conçu, elles sont ennuyées, dégoutées ; il leur faut faire du potage, au-moins une fois le jour. Il ne faut pas faire couper une lice quand elle est en chaleur, elle serait en danger de mourir, & autant qu’il est possible, qu’elle n’ait point rapporté quand on la coupe : en le faisant, il faut prendre garde de couper les racines. Quinze jours après sa chaleur, elle est bonne à couper, quand même elle aurait été couverte, mais le plus sage est qu’elle ne l’ait point été. On ne doit tenir, selon Salnove, ch. xv. dans une meute de cinquante à soixante chiens, que cinq ou six lices ouvertes, que l’on appelle portières ; on ne doit s’en servir que pour porter des chiens. Elles doivent être choisies hautes, longues & larges de coffre, qu’elles soient de bonne & ancienne race, & de vrais chiens courants sans aucun défaut. Pour en être plus assuré, il faut que celui qui a le gouvernement des chiens tienne un état généalogique de tous ceux qui sont dans la meute, afin de mieux connaître les races ; savoir si dans les portées d’où elles sont, il n’y en a point qui tombent du haut-mal, ou qui soient sujets à la goutte, querelleurs, pillards, méchants, obstinés à la chasse, &c. & ne tirer race que de ceux où l’on ne connaît aucun défaut. Avec ces précautions, on ne peut avoir que de beaux & de bons chiens. Pour faire devenir la lice en chaleur, on peut lui donner deux ou trois fois une omelette avec de l’huile de noix, une demi douzaine d’œufs, & de la mie-de-pain de froment, à laquelle étant presque cuite, on ajoutera une douzaine de mouches cantharides ; & si c’est une lice qui n’ait jamais porté, on ne la provoquera point par ce moyen à la chaleur, qu’elle n’ait quatorze à quinze mois, âge où elle peut porter de beaux chiens & les nourrir. Néanmoins si elle devient plutôt en chaleur d’inclination d’un mois ou deux, vous ne laisserez pas de la faire couvrir, & non pas devant qu’elle ait passé sa plus grande chaleur ; vous la tiendrez enfermée pour empêcher qu’elle ne soit couverte par d’autres chiens, que par celui que vous lui destinez... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1re éd., 1751)

Sections

  • chasse
  • chien
  • reproduction
  • travail
  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2021, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [21/01/2021]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32280 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 16314 photos ou dessins.