homme (n. m.)

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Scientifique

  • Homo sapiens sapiens

Autres noms

  • homme actuel
  • homme moderne

Anglais

  • human being
  • man

Etymologie

homme qui pense

Définition

Espèce d'hominidé actuelle.
- homme au sens propre : homme mâle.

Détails

Il a un gros cerveau par rapport à son corps. Il marche sur 2 jambes (bipède). Il fabrique et utilise des outils. Il a un langage articulé. Il est omnivore. Il enterre ses morts ou incinère leurs corps. Cf homo, néanthropien.

" Sous-ordre HOMINIENS. L'histoire naturelle de l'Homme (Homo sapiens L.) constitue aujourd'hui une science à part, qui porte le nom d'anthropologie (anthropos, homme ; logos, discours), et à laquelle sont consacrés des traités spéciaux. C'est dire que nous ne pouvons avoir l'intention d'en faire ici une étude complète, et que nous devons nous borner à donner un simple aperçu des principales questions qui s'y rapportent.
Ce qu'il nous faut constater tout d'abord, c'est que les opinions ont singulièrement varié sur le rang qu'il convient d'accorder à l'Homme dans la classification. Linné en faisait un simple genre de sa classe des Primates, sous le nom d'Homo. Cuvier, en 1800, le plaçait dans une famille spéciale, celle des Bimanes ; mais, dans son Règne animal, publié en 1829, il fit de cette famille un ordre distinct, revenant ainsi à la manière de voir de Blumenbach (1779). Pour Zenker et Carus, l'Homme constituait une classe. Enfin, — après Voltaire, — Tréviranus, Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, de Quatrefages et un grand nombre d'autres savants naturalistes ou anthropologistes l'ont considéré comme représentant un règne à part, le règne humain.
— Pour s'expliquer d'aussi profondes divergences, il suffit de tenir compte et des progrès incessants de la science et surtout du point de vue différent auquel se sont placés les auteurs. Il est certain, en effet, que si l'on prend en considération le développement des facultés intellectuelles et morales, ce n'est pas trop de la création d'un règne spécial pour marquer la distance énorme qui sépare l'Homme des Singes les plus élevés. Mais si, au contraire, on ne fait entrer en ligne de compte que les caractères tirés de l'organisation, c'est-à-dire les caractères purement zoologiques, on doit reconnaître que l'Homme mérite à peine d'être classé dans un ordre distinct. « Au point de vue anatomique, dit de Quatrefages, l'Homme diffère moins des Singes supérieurs que ceux-ci ne diffèrent des Singes inférieurs. » L'harmonie des proportions, la pureté des lignes, la délicatesse des contours, sont des caractères qui permettent déjà d'établir à première vue une différence bien marquée entre l'Homme et les Singes. Il en est de même de la station verticale et des dispositions qui s'y rattachent : l'équilibre si parfait de la tête au-dessus du tronc, la double courbure en S de la colonne vertébrale, la largeur du bassin, qui doit supporter les viscères abdominaux, la puissance de la musculature de la jambe, la largeur et la position horizontale de la plante des pieds.
En outre, le développement remarquable du cerveau entraîne des modifications considérables dans la configuration du squelette céphalique. La capsule crânienne forme une large voûte qui surplombe la face, et le trou occipital occupe à peu près le milieu de la base du crâne. La face est réduite, et le menton forme toujours une saillie plus ou moins accusée.
Les membres antérieurs sont toujours plus courts que les postérieurs ; le bras est relativement plus long, l'avant-bras et la main plus courts que chez les Singes. La main constitue un instrument de préhension parfait ; elle est de beaucoup supérieure à celle des Singes. Le pied sert simplement de support : le tarse et le métatarse, légèrement voûtés, fournissent une large base de sustentation ; le gros orteil n'est pas opposable.
La dentition est analogue à celle des Singes de l'ancien monde : 2.1. 2,3 / 2.1. 2,3 = 32. Les incisives sont verticales ou parfois un peu obliques, comme dans les races prognathes. Le sommet des canines dépasse à peine celui des autres dents, et il n'y a pas de diastème. Les prémolaires n'ont pas plus de deux racines. Les petites molaires permanentes ont deux tubercules et les grosses quatre. L'estomac est toujours simple.
Le pénis ne renferme pas d'axe osseux; il pend librement au-devant du pubis. La Femme possède deux mamelles pectorales. La matrice est simple, formant une poche ovoïde. La vulve regarde en bas et en avant; le clitoris est peu développé. La chute des ovules s'accompagne d'un écoulement de sang relativement abondant (flux menstruel). La durée de la gestation est de neuf mois (limites extrêmes 260 et 294 jours). La Femme est, en général, unipare ; cependant, elle donne parfois naissance à deux jumeaux, par exception à trois ou quatre. Le placenta est discoïde.
Au moment de la naissance, l'enfant a les testicules encore renfermés dans l'abdomen ; ses pupilles sont, en général, ouvertes.
A trois ans, il possède ses 20 dents de lait : 2.1.2 / 2.1.2. Les dents permanentes commencent à apparaître entre cinq et six ans, et les dents de remplacement vers la septième année. Les dernières molaires ou dents de sagesse se montrent en moyenne de dix-sept à vingt-cinq ans. Sous nos climats, la puberté se manifeste vers quatorze ans pour les garçons, à la même époque ou un peu plus tôt pour les jeunes filles. Toutefois, la jeune fille ne devient nubile, c'est-à-dire apte à la reproduction d'enfants bien constitués, que vers dix-huit à vingt-deux ans, et le jeune homme vers vingt-deux à vingt-six ans. A trente ans environ, la taille cesse de croître ; le corps s'épaissit, de manière à acquérir le maximum de son poids vers quarante ans. Puis l'activité génitale diminue chez l'Homme, la menstruation cesse chez la Femme (ménopause) ; et peu à peu se manifeste le ralentissement des fonctions, jusqu'à ce que survienne l'arrêt définitif. D'après Broca, on peut ainsi distribuer les périodes de la vie humaine : « première enfance, de la naissance à la fin de la sixième année, lorsque la première grosse molaire ou première dent permanente sort ; seconde enfance, de sept à quatorze ans, à l'éruption des secondes grosses molaires ; jeunesse, de quatorze à vingt-cinq ans, lorsque la suture basilaire est ossifiée ou la dent de sagesse sortie ; âge adulte, de vingt-cinq à quarante ans, lorsque les sutures cérébrales commencent à s'ossifier ; âge mûr, de quarante à soixante ans ; vieillesse, au delà de soixante ans. »
Au commencement de ce siècle, la durée moyenne de la vie était, d'après Duvillard (1806), de vingt-huit ans et demi. D'après les recherches de Turquan (1860-1892), elle est aujourd'hui de 37 ans et 3 mois (36 ans 2 mois pour les hommes, 38 ans 4 mois pour les femmes). — La durée ordinaire de la vie est de soixante-dix à quatre-vingts ans [ancien].
Nous avons déjà dit combien, au point de vue des facultés intellectuelles, l'Homme se trouve placé au-dessus des animaux les mieux doués. Cependant, nous savons aussi qu'il n'est aucune de ces facultés dont on ne retrouve au moins le rudiment chez quelqu'un de ces derniers. Entre les uns et les autres, on ne peut donc établir, à cet égard, une séparation absolue : il n'y a qu'une différence de degré. Différence profonde, à la vérité, et que les progrès incessants de l'humanité ne font que marquer chaque jour davantage.
Le premier élément qui ait assuré la supériorité de l'intelligence humaine, c'est, à n'en pas douter, la faculté du langage articulé ou, si l'on veut, l'usage de la parole. Il y a lieu de penser que l'Homme primitif possédait à peine la faculté d'articuler quelques sons ; mais cette faculté d'articulation s'est perfectionnée peu à peu, et il a pu dès lors donner plus de précision à ses idées, les développer et les communiquer à ses semblables. Ainsi s'est établie la tradition, qui est devenue le lien commun des générations successives, et qui, en permettant aux nouveaux venus de profiter de l'expérience acquise dans le passé, a servi de base constante au progrès. D'ailleurs, à mesure que s'accroissait son fonds intellectuel, à mesure que se multipliaient ses idées, l'Homme a senti grandir le besoin de découvrir les causes, de rechercher l'origine et le but de toutes choses, et il est arrivé à s'étudier, à se connaître lui-même. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 1223-6)

"HOMME, s. m. c’est un être sentant, réfléchissant, pensant, qui se promène librement sur la surface de la terre, qui paraît être à la tête de tous les autres animaux sur lesquels il domine, qui vit en société, qui a inventé des sciences & des arts, qui a une bonté & une méchanceté qui lui est propre, qui s’est donné des maîtres, qui s’est fait des lois, &c... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • préhistoire
  • zoologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [09/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

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