harengs (n. m.)

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Scientifique

  • Clupea

Autre nom

  • harengs vrais

Anglais

  • herring

Définition

Fam. des clupéidés. Une seule nageoire dorsale, une pelvienne et une anale. La nageoire dorsale commence en avant des pelviennes. Poissons comestibles par l'homme, commercialisés.

Détails

Exemples :
- Clupea harengus, hareng, hareng commun, hareng de l'Atlantique (herring) : poisson de l'Atlantique abondant dans la mer du Nord. L. 20-40 cm. Dos gris ou vert sombre. C'est le poisson le plus pêché aux Pays-Bas par exemple. Il vit en bancs ;
- Clupea pallasii, hareng du Pacifique (Pacific herring).
- hareng fumé et salé (kipper),
- harenguet, cf sprat,
- saur (red ou smoked herring),
- bouffi (bloater).

" Le Hareng commun (Clupea harengus) vit en bancs immenses dans les mers du nord et du nord-ouest de l'Europe ; il n'effectue pas de lointaines migrations comme on l'a cru, mais passe seulement de la profondeur à la surface de la mer, de sorte qu'il apparaît sur les côtes au moment du frai. Comme il se conserve difficilement, on le sale, et souvent même on le fume en l'exposant à la fumée de hêtre, ce qui donne le Hareng saur. J. Belin a fait connaître en 1886. un cas d'intoxication par les œufs de cette espèce, et longtemps auparavant, Chevallier et Duchesne avaient publié des faits d'empoisonnement par le Hareng corrompu : dans ce dernier cas, les accidents étaient dus sans doute à des ptomaïnes (éthylène-diamine et cadavérine). — Quelques espèces voisines ont été signalées comme provoquant la siguatère : la Sardine des tropiques (Cl. tropica), la Mélette vénéneuse (Meletta venenosa), de l'océan Indien ; le Cailleu tassart (Mel. thrissa), des mers de la Chine et des Antilles, etc. L'Esprot (Mel. sprattus), qui vit sur nos côtes, aurait occasionné du botulisme. " (Raillet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 965)

" HARENG, s. m. (Hist. nat. Litholog.) harengus rond. gem. ald. poisson de mer connu dans toute l’Europe. Il a neuf pouces ou un pied de longueur, & deux ou trois pouces de largeur ; la tête & tout le corps sont aplatis sur les côtés. Ce poisson a les écailles grandes, arrondies, peu adhérentes, & le dos de couleur bleue-noirâtre ; le ventre a une couleur blanche-argentée ; il est très menu & n’a qu’une file d’écailles dentelées qui s’étend depuis la tête jusqu’à la queue sur le tranchant que forme le ventre. La mâchoire du dessous est plus saillante en avant que celle du dessus, & a des petites dents ; il s’en trouve aussi de pareilles sur la langue & sur le palais : le hareng meurt dès qu’il est hors de l’eau. Rai, synop. piscium, pag. 103...
Les harengs sortent du nord au commencement de l’année, & se divisent en deux colonnes, dont l’une se porte vers l’occident, & arrive au mois de Mars à l’île d’Islande. La quantité des harengs qui forment cette colonne est prodigieuse ; tous les golfes, tous les détroits & toutes les baies en sont remplis ; il y a aussi un grand nombre de gros poissons & d’oiseaux qui les attendent & qui les suivent pour s’en nourrir. Cette colonne fait paraître noire l’eau de la mer & l’agite ; on voit des harengs s’élever jusqu’à la surface de l’eau, & s’élancer même en l’air pour éviter l’ennemi qui les poursuit ; ils sont si près les uns des autres, qu’il suffit de puiser avec une pelle creuse pour en prendre beaucoup à-la-fois...
Lorsque les harengs arrivent dans toutes ces mers, ils sont si remplis d’œufs, que l’on peut dire que chaque poisson en amène dix mille avec lui ; ils jettent leurs œufs sur les côtes ; car longtemps avant de les quitter ils n’ont plus d’œufs. Le banc de hareng qui vient vers les côtes d’Angleterre à-peu près au commencement de Juin, en comprend un nombre si prodigieux, qu’il surpasse tous les nombres connus ; ce banc occupe pour le moins autant d’espace en largeur que toute la longueur de la Grande-Bretagne & de l’Irlande. « Quoique les Pêcheurs prennent une très grande quantité de harengs, on a calculé que la proportion du nombre des harengs pris par tous les Pêcheurs dans leur route, est au nombre de toute la troupe lorsqu’elle arrive du Nord, comme un est à un million ; & il y a lieu de croire que les gros poissons tels que les marsouins, les chiens de mer, &c. en prennent plus que tous les Pêcheurs ensemble ». Lorsque les harengs commencent à jeter leur frai, on cesse de les pêcher ; on ne les poursuit plus, & on les perd même de vue, puisqu’ils se plongent dans les abimes de la mer, sans que l’on ait pu découvrir ce qu’ils deviennent. Voyez l’Atlas de mer & de Commerce, imprimé à Londres en anglais, en 1728.
Il me paraît que les harengs quittent le Nord pour aller dans un climat tempéré où leurs œufs puissent éclore : comme ils font leur route en très-grand nombre, ils occupent un grand espace dans la mer, & dès qu’ils rencontrent la terre, les uns se portent à droite, & les autres à gauche ; ils forment ainsi plusieurs colonnes ; elles se divisent encore à mesure qu’ils se trouvent de nouveaux obstacles qui les empêchent d’aller tous ensemble. Enfin, lorsque les petits sont éclos & en état de suivre les grands, ils retournent tous dans les mers d’où ils sont venus. (I) ... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • zoologie

Classification scientifique

  • Clupeidae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [21/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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