haleine (n. f.)

Bookmark and Share

Anglais

  • breath

Définition

Air expiré venant des poumons.

Détails

Exemples :
- haleine fétide (stomatodysodia),
- haleine putride (fool smelling breath),
- mauvaise haleine, halitose (halitosis).

" HALEINE, s. f. (Gramm.) l’air que l’on expire par la bouche ; ce mot a un grand nombre d’acceptions différentes, tant simples que figurées.
Haleine, (Manège & Maréchall.) La force ou la durée de l’haleine dépend de la conformation du thorax, du volume des poumons, & de leur dilatabilité.
Des chevaux plats, c’est-à-dire des chevaux dont les côtes sont serrées, ont rarement beaucoup d’haleine ; des chevaux poussifs, soit à raison de la viscosité des humeurs qui remplissent en eux les tuyaux bronchiques, soit à raison du dessèchement de ces canaux aériens & des vésicules pulmonaires, ont l’haleine courte & toujours laborieuse. Voy. Pousse. Des chevaux dont la glotte, la trachée-artère, les naseaux, &c. pèchent par trop d’étroitesse, sont communément gros d’haleine.
L’accélération de la circulation, la surabondance du sang dans les poumons, l’irritation des nerfs de ce viscère & des nerfs moteurs des muscles du thorax, la tension de tous les organes qui concourent à la respiration, la violence des mouvements du cœur sont-elles portées à un tel point que l’animal par ses inspirations & ses expirations fréquentes & redoublées ne peut vaincre les obstacles qui s’opposent en lui à l’introduction de l’air, il est incontestablement hors d’haleine.
Travailler un cheval modérément, & augmenter insensiblement & chaque jour son exercice, c’est lui procurer les moyens de fournir sans peine aux airs qui exigent les plus grands efforts de sa part, ou de résister à de longues & vives courses, en habituant par degrés toutes ses parties aux mouvements auxquels elles sont naturellement disposées, & en sollicitant les vaisseaux, tant aériens que sanguins de ses poumons, à des dilatations dont ils sont susceptibles, & qui deviennent toujours plus aisées & moins pénibles : c’est ainsi que l’on met l’animal en haleine.
On donne, on fait reprendre haleine au cheval, si l’on ralentit ou si l’on suspend son action ; on le tient en haleine, si on l’exerce constamment. Les raisons du recouvrement de la liberté de sa respiration, dans le premier cas, & de la facilité de son haleine, dans le second, se présentent d’abord à quiconque réfléchit sur les causes qui peuvent troubler & déranger cette fonction, & ce mouvement alternatif sans lequel l’animal ne saurait subsister. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • cheval
  • pathologie
  • physiologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [08/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32131 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15540 photos ou dessins.