guêpes (n. f.)

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Scientifique

  • Cleptes
  • Dolichovespula
  • Stilbum
  • Vespula

Anglais

  • wasp

Définition

Insectes hyménoptères apocrites venimeux de la super-fam. des vespoïdes.
Un filet rattache le thorax à l'abdomen. Les yeux sont presque en forme de croissant. Les ailes au repos sont pliées dans le sens de la longueur. Les guêpes sont souvent noires et jaunes.
La guêpe bourdonne. La piqûre de la guêpe commune (Vespula vulgaris) peut provoquer des troubles.

Détails

Il existe des guêpes sociales et des guêpes solitaires.
On distingue une (vespidés) ou 3 familles (vespidés, eumenidés et masaridés). Exemples :
- Cleptes nitidulus, la guêpe dorée ou chryside,
- Dolichovespula media, guêpe moyenne, L. 15-22 mm, beaucoup de noir sur l'abdomen, une guêpe sociale,
- Dolichovespula norwegica, Vespula norvegica,  guêpe norvégienne, L. 10-17 mm,

- Stilbum cyanurum, la guêpe dorée ou chryside,
- Trioxys complanatus, une guêpe parasite,
- Vespa crabro, frelon, guêpe frelon, frelon d'Europe, cf frelon,
- Vespa velutina, le frelon asiatique, cf frelon asiatique,
- Vespula austriaca, la guêpe autrichienne,
- Vespula germanica, la guêpe germanique,
- Vespula rufa L., la guêpe rousse,
- Vespula sylvestris, la guêpe sylvestre,
- guêpes fouisseuses, cf sphécidés.

" Les Guêpes proprement dites (Vespa L.) sont souvent redoutées, tant à cause de leur piqûre que de l'avidité qu'elles manifestent pour les fruits. Leur aiguillon n'est pas barbelé comme celui des Abeilles ; il fléchit en s'enfonçant dans la peau et détermine une douleur cuisante..
On confond en général avec la Guêpe commune les autres espèces du genre Vespa : V. germatùca, V. rufa, V. sylvestris, V. media ; ces deux dernières établissent leur nid sur les arbres. Souvent même on prend pour des Guêpes les Polistes (Polistes Latr.), dont une espèce bien commune est P. gallica. Une Poliste du Brésil, Nectarinia lecheguana, fournit un miel parfois très vénéneux. Auguste de Saint-Hilaire en a éprouvé les fâcheux effets, ainsi que deux hommes qui l'accompagnaient.
Lorsqu'on a été piqué par l'une quelconque de ces Guêpes, il convient d'enlever d'abord l'aiguillon avec soin et d'appliquer ensuite sur la partie blessée des substances émollientes et calmantes. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 865)

"GUÊPE, s. f. vespa ; mouche qui a beaucoup de rapport avec l’abeille, mais qui en diffère par des caractères très marqués : le plus apparent au premier coup d’œil, est le filet, par lequel le ventre de la guêpe tient au corcelet ; ce filet est plus ou moins long dans les différentes espèces de guêpes, tandis qu’on ne le voit pas dans les abeilles. On peut aussi distinguer aisément les guêpes par leurs couleurs jaunes & noires qui forment des taches & des raies. Elles n’ont point de trompe, mais leur lèvre supérieure est plus grande & plus longue que l’inférieure, & sert en quelque façon de trompe pour détacher les aliments & les porter à la bouche : il y a aussi deux dents, une de chaque côté de la tête, qui se touchent en devant par leur extrémité, & qui broient les corps que la lèvre supérieure ne pourrait pas entamer. Enfin les guêpes sont différentes de toutes les autres mouches à quatre ailes, en ce que les ailes supérieures paraissent fort étroites, & sont pliées en deux, suivant leur longueur, lorsque l’insecte est en repos, mais elles se déplient lorsqu’il vole. On a observé au-dessus de l’origine de chacune de ces ailes, une partie écailleuse...
Il y a plusieurs espèces de guêpes ; les unes habitent sous terre, & les autres en plein air : les premières sont les plus communes : on les a nommées guêpes souterraines, à cause que leurs nids sont dans la terre, & guêpes domestiques, parce qu’elles entrent dans les maisons & qu’on les voit manger dans les plats que l’on sert sur les tables. Ces guêpes vivent plusieurs ensemble comme les abeilles. Il y a des guêpes mâles & des guêpes femelles, mais la plupart n’ont point de sexe, c’est pourquoi on leur donne le nom de mulets : on les appelle aussi guêpes ouvrières, parce qu’elles travaillent à la construction du nid, & qu’elles y apportent des aliments. Les guêpes mâles, femelles, & mulets d’un même nid viennent d’une seule mère, qui est fécondée dans l’automne, & qui après avoir passé l’hiver dans quelque lieu abrité, se trouve au printemps en état de faire sa ponte.
Cette guêpe creuse un trou dans un lieu où la terre est facile à remuer, & où il n’y a point de pierres : c’est ordinairement dans un pré, dans un champ, ou sur les bords d’un grand chemin. Quoique seule, elle déplace une assez grande quantité de terre pour former une cavité où elle puisse construire le commencement d’un guêpier, c’est-à-dire d’un nid qui doit contenir un très grand nombre de guêpes. Voyez Guêpier. Elle commence l’enveloppe du guêpier sur les parois supérieures de la cavité, & y attache le premier gâteau. A mesure qu’elle achève un alvéole, & même avant qu’il soit achevé, elle y pond un œuf, qui est blanc, transparent, de figure oblongue, & plus gros à l’un des bouts qu’à l’autre ; un de ces œufs est collé au fond de chaque alvéole, pendant qu’elle en construit de nouveaux & qu’elle y dépose des œufs. Ceux qui ont été pondus les premiers, éclosent au bout de huit jours ; il en sort des vers que la mère nourrit ; elle va dans la campagne chercher des aliments pour les vers, & la matière qu’elle emploie pour la construction du guêpier. Les vers avancent la tête hors de leurs alvéoles, & ouvrent la bouche pour recevoir la nourriture que la mère leur apporte. Lorsqu’ils sont devenus assez gros pour remplir les alvéoles, ils en ferment l’ouverture avec un couvercle de soie, qu’ils filent comme les vers à soie, & ils en tapissent les parois de l’alvéole. Après quelques jours de repos ils se transforment en nymphes. L’Insecte reste dans cet état pendant huit ou neuf jours, ensuite il se dépouille de son enveloppe, il ronge les bords du couvercle de l’alvéole, le pousse en-dehors, & paraît enfin sous la forme de mouche.
Dès que les guêpes sortent des alvéoles, elles aident la mère à nourrir les vers, & à construire le guêpier, tandis qu’elle continue sa ponte. Tous les premiers œufs ne produisent que des mulets ; & lorsqu’il y en a un assez grand nombre pour multiplier les alvéoles, pour soigner les vers, & pour apporter la nourriture, la mère ne sort plus du guêpier, elle pond continuellement. Après qu’il y a plusieurs milliers de mulets éclos, elle commence à pondre des œufs de mâles & de femelles. Elle dépose ces œufs dans des alvéoles qui ne se trouvent que dans les quatre ou cinq derniers gâteaux du guêpier, & qui sont plus grands que ceux qui renferment les œufs des mulets. Les guêpes femelles sont plus grandes que les mâles, & les mulets plus petits ; ceux-ci sont de deux grandeurs différentes, de même que les mâles. Les mulets ont un aiguillon qui cause plus de douleur que celui des abeilles ; les femelles ont aussi un aiguillon, & il est plus long & plus gros que celui des mulets ; les mâles n’en ont point. Lorsqu’il y a quinze ou seize milliers de mulets, il ne se trouve ordinairement à la fin de l’été que trois cents mâles & autant de femelles.
Les mulets vont chaque jour chercher dans la campagne des aliments, qu’ils rapportent dans le guêpier pour nourrir les mâles, les femelles, & les mulets qui y restent ; ces aliments sont des fruits, de la chair, des mouches, & surtout des abeilles. Lorsqu’une guêpe rencontre une abeille, elle se jette dessus, la divise en deux parties avec ses dents, & emporte le ventre, qu’elle trouve sans doute meilleur que le corcelet & la tête, parce qu’il est rempli de miel. On ne sait que trop combien les guêpes gâtent les fruits en les suçant ; ces insectes sont si avides de chair, que les bouchers de campagne ne pourraient pas en préserver leurs viandes, s’ils ne prenaient le parti d’exposer en avant sur leurs boutiques un foie de veau ou une rate de bœuf, que les abeilles préfèrent à d’autres viandes, parce qu’ils sont plus aisés à couper ; elles se jettent toutes sur ces morceaux, & ne vont pas plus loin. Les Bouchers trouvent encore un autre avantage en les rassemblant ainsi, c’est que les grosses mouches bleues dont viennent les vers qui sont corrompre la viande, craignent les guêpes, & n’approchent pas d’un lieu où il y en a beaucoup. Lorsqu’un mulet arrive au guêpier avec sa proie, plusieurs guêpes l’entourent & prennent leur part de ce qu’il a apporté ; si c’est un aliment solide, elles le coupent en morceaux ; si c’est un suc tiré des fruits, le mulet le fait sortir de sa bouche par gouttes que les autres viennent sucer... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • pathologie
  • zoologie

Classification française

  • insecte
  • ptérygote
  • hyménoptère

Classification scientifique

  • Vespoidea

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [07/07/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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